mercredi 29 mars 2023

À qui la faute de Ragnar Jónasson 🎧 📘 [Prix audiolib 2023]

Aaaaahhhhh ! La littérature nord européenne !
Je ne sais pas si cela tient au climat, à leur mode de vie, aux coutumes et rituels sociaux mais on y trouve tout de même beaucoup de thriller, romans psychologiques et autres meurtres sanglants.
Et en voilà encore un qui vous plongera dans la neige et la tempête, au milieu d’un huis clos dont tous ne s’en sortiront pas ! 
 




Comme chaque année, Daniel a accepté de participer à un weekend où il retrouve traditionnellement ses quelques amis d’enfance.
Le début du séjour est tendu.
Armann a organisé une session de chasse dans la montagne qui ne le réjouit pas vraiment.
Il ne tire pas au fusil, il n’aime pas la randonnée, tout cela s’annonce compliqué mais Daniel est prêt à faire des concessions maintenant qu’il est là…

 
Évidemment, comme il faut s’y attendre, tout ne va pas se passer comme prévu.
Une tempête imprévue surprend le groupe en pleine montagne et les oblige a s’abriter dans un refuge spartiate.
Je ne vous en dis pas plus, ce serait dommage que vous perdiez le plaisir de la découverte mais l’auteur va ensuite s’amuser à surprendre son lecteur en introduisant des éléments imprévus.
Parallèlement, il retrace la vie de chaque personnage et permet au lecteur de les connaître un peu mieux.
On découvre ce que chacun a vécu auparavant, leurs relations avec les autres, ce qu’ils ressentent.
Chaque chapitre est vu sous l’angle d’un des personnages pour renforcer cette focalisation, à la fois en direct pendant les évènements et dans le passé.

Cela aurait pu fonctionner mais malheureusement, j’ai trouvé le récit un peu laborieux.
L’idée de départ est chouette, j’aime bien découvrir les personnages petit à petit, mais ici, cela manque de rythme et certains évènements étaient un peu trop prévisibles.
Il y a peu de surprise, on tombe dans des effets classiques du genre avec trop de facilité.
Il y a également des répétitions dans le texte, une insistance sur les émotions de certains personnages qui sont agaçantes.
Une histoire un peu resserrée, plus efficace aurait été une bonne chose. 
Les droits du roman sont d'ailleurs déjà vendus pour une adaptation ciné, ce qui pourrait donner un film sympa. 

Heureusement, la version audio permet d'écouter en vitesse légèrement accélérée, ce qui donne un peu plus de tension.
Slimane Yefsah lit les 4 voix mais on se repère assez bien, même si on n'a maqué d'attention au début du chapitre pour écouter qui parle. 
La traduction est claire, le style est efficace, ce que renforce l'écoute du roman. 

C’est donc un roman qui promettait beaucoup mais qui ne tient malheureusement pas ses promesses, surtout quand on sait que l'auteur est un "maitre du polar".
Si toutefois vous aimez les thrillers pas trop effrayants, cela pourrait vous plaire et la version audio est vraiment pas mal.








 

dimanche 26 mars 2023

Le jour J tant attendu !! 🎉👧🎂🎁🎊

Ma grande, ma belette, mon amourette, ma chouchou, mon sucre d’orge, ma saucisse, mon chaton, ma chat, ma bichette, ma coquillette, ma fille, ma première, ma sérieuse, ma belle…
Ma grande fille a eu 9 ans aujourd’hui !
9 ans que je dis « je suis la maman de Suzanne ». 
 
 

 
Depuis ce premier jour où j’ai réalisé à la porte de la réa néonat, au moment de parler dans l’interphone pour qu’on m’ouvre, que maintenant, j’étais « la maman » de quelqu’un et que c’était comme cela que je devais me présenter pour qu’on m’ouvre.
9 ans aussi que je fais de mon mieux pour l’accompagner et lui donner les outils pour devenir une belle personne.
Ma grande belette est une jeune demoiselle appliquée et sérieuse à l’école, au solfège et à l’alto où elle n’a que des compliments, qui aime qu’on l’aime et qui sait se faire aimer, mais c’est aussi une enfant qui peut être déstabilisée par une petite pique, une remarque ou un mot méchant.
C’est une grande sensible qui n’aime pas les films ou les séries qui font peur (une nuit de cauchemars après l’épisode 1 de Mercredi où j’ai pourtant passé tous les moments qui font peur !), qui n’aime pas le suspense mais adore les personnages qui étudient, les scientifiques, les savants fous (grande passion pour Frankenstein !).
Elle déteste aussi le bazar, et lutte pied à pied avec son frère pour ne pas être envahie ! 
 
 
 
 
Mais elle l’adore et peut passer des heures à jouer avec lui, lui montrer des choses, lui lire des livres (jusqu’au moment où il l’enquiquine ou lui pique ses affaires 😆).
Elle range même sa chambre parfois !
Elle manie le second degré, les jeux de mots et l’ironie avec brio, elle n’a pas sa langue dans sa poche mais est toujours peinée lorsqu’elle blesse sans le vouloir.
Elle est vive et parfois emportée, elle peut être débordée par ses émotions et a bien compris qu’un tour dans le jardin ou dans la forêt peut faire beaucoup de bien.
Elle voudrait être plus grande (en taille, pas en âge), elle veut être cuisinière et chanteuse incognito, elle dévore les mangas et les BD et se met tout doucement aux romans avec des images, elle dessine de mieux en mieux (avec une passion actuelle pour le dessin décalqué par transparence), elle brode parfois mais trouve ça trop long, elle bricole, fabrique des trucs, enfile des perles, aime ses poupées sans jouer avec et ne supporte pas que je jette ou donne ses affaires, même celles dont elle ne se souvient pas ! 
 
 


Joyeux anniversaire ma grande belette, profite de tes 9 ans, aime la vie et ne t’inquiète pas du reste !!!

(Elle voulait un gâteau lapin, j’avoue, j’ai un peu triché 😆 mais cela lui a beaucoup plu et je crois que c'est la première fois que je réussi un glaçage !)



vendredi 24 mars 2023

Entre fauves de Colin Niel 🎧 📘 [Prix audiolib 2023]

Voila ma deuxième lecture audio pour le prix Audiolib avec un livre très particulier. 

Il y a parfois des romans dont le sujet n’est pas celui qu’on croyait en lisant le résumé de l’éditeur, et n’est pas non plus vraiment celui qui semblait se dessiner lors de la lecture.
C’est le cas pour ce roman qui semble parler de la chasse, mais qui, à mon avis, parle finalement de la nature animale de l’homme.



 
Martin, garde-forestier un peu bourru, a des idées bien arrêtées sur la gestion de la nature et de la nature dans le parc national où il travaille.
Dès qu’il peut embêter les chasseurs, il répond présent.
Il a d’ailleurs repéré sur les réseaux sociaux la photo d’une jeune femme posant fièrement avec son arc devant le cadavre d’un lion.
Avec les membres de son groupe d’anti-chasses, il la piste sur Internet pour lui faire passer l’envie de recommencer, mais la traque est plus difficile que prévu…


J’avais lu des avis de lectrices outrées par ce livre qui prônerait la chasse, ce qui les aurait empêcher de dépasser les premières pages.
Grossière erreur !
Dans ce roman, l’extrémiste n’est pas où on le pense, le chasseur non plus et c’est tant mieux.
Il y a l’histoire racontée, pleine de suspense, terriblement efficace, où les évènements arrivent au moment où on ne les attend plus, et puis il y a le propos qui se dévoile lorsque tout est fini.

C’est également un roman très étrange, parce qu’il traite de sujets d’actualité avec une apparente neutralité.
Martin est garde-forestier et s’inquiète du réchauffement climatique, de la mort de l’ours Cannelle, de l’impunité de tous ceux qui fréquentent son parc et peuvent transgresser la loi sans en subir les conséquences.
Celle qui se présente sous le nom de Legolas est étudiante mais chasse depuis son enfance, y compris du gibier sauvage lors de chasses en Afrique.
Kondjima est un Himba qui vit dans son village, fidèle aux traditions, contrairement à son ami qui travaille dans un camp de chasse.

Chacun explique son point de vue, ses choix, avec des faits, des chiffres, des informations et des arguments qu’on ne peut pas contester.
On apprend combien coûte un lion, une antilope, combien cela rapporte pour les réserves, et on prend conscience de l’utilité occasionnelle des « prélèvements ».
Bon, ok, c’est ce point, j’imagine qui fait réagir et hurler contre cette histoire mais elle est racontée du point de vue de plusieurs personnages : Legolas, Martin, Kondjima, et le lion.
Cet intrusion du lion dans la narration est d’abord très surprenante.
Et puis il devient un personnage comme les autres, ce qui, justement, peut amener le lecteur à se poser des questions.
Le lion est-il considéré comme un humain, et faut-il le traiter aussi dignement que nos semblables ?
Ou est-ce une façon de nous montrer la sauvagerie des hommes et de les placer au niveau de cet animal ?
Cela peut finalement fonctionner dans les deux sens et il m’a semblé que le propos du livre était plutôt là et sur la question des extrêmes.
La fin du roman est ainsi particulièrement bien trouvée, elle amène le lecteur à réfléchir et ce n’est pas si fréquent.

La version audio est lue par 4 comédiens pour rendre la pluralité des chapitres : Thierry Blanc, Charlotte Campana, Alexandre Nguyen, Cyril Romoli.
l’alternance des voix permet de bien suivre les passages entre les différents personnages.
Le livre dure plusieurs heures mais le récit est condensé, ce qui permet de bien suivre, même si vous faites une pause (mais comment faire une pause ??).


C’est donc un roman très particulier par son sujet, mais vraiment réussi.
Que vous soyez anti ou pro chasse, ou sans avis sur la question, cela pourrait bien vous plaire.

C'est aussi ma deuxième lecture pour le prix Audiolib avec un livre audio qui se place d'emblée très haut dans mon classement personnel !!

(Et j’ai tenté plusieurs choses pour les photos sans parvenir à me décider, alors je mets les 2  😂)

 












 
Et hop ! une participation supplémentaire pour le  challenge Petit Bac d'Enna avec un gros mot si elle l'accepte 😅


 
 
 
 
 
 
 
 
 

mercredi 22 mars 2023

Je suis métisse de Sayra Begum

 C'est mercredi, c'est le jour des bandes dessinées ! 
Ou des "romans graphiques" ? 🤔
Je ne sais pas trop comment les distinguer mais voici un volume au nombre de pages conséquent, ce qui doit le placer dans la catégorie des romans graphiques. 

 
 
 
Shuna va se marier avec l'homme qu'elle aime. 
Mais rien n'est simple dans ce mariage car Shuna est musulmane, fille d'une mère bangladaise très religieuse et d'un père anglais converti. 
Alors qu'elle doit répondre à quelques questions, elle se replonge dans son enfance et son adolescence tiraillée entre deux cultures... 

Voilà un roman graphique très particulier ! 
Le format est carré et les pages se dessinent avec un trait noir et sombre vraiment original. 
Sayra Begum a choisi un parti pris graphique qui vient renforcer l'atmosphère pesante, dramatique. 
Les visages ont une importance particulière, notamment celui de Shuna, jamais souriant, fermé, reflétant ses difficultés et ses peines. 
Certaines double pages sont illustrées avec des chimères, des images mentales qui font divaguer l'imagination et mettent le lecteur au coeur des pensées de Shuna. 
J'avoue avoir eu un peu du mal au début de ma lecture avec ce trait très aride et un peu froid mais on entre petit à petit dans les pensées de la narratrice et on partage ses difficultés. 
 
Car le récit est d'abord celui d'un tiraillement. 
Shuna est sans cesse enfermée par sa double culture. 
Alors qu'elle souhaite simplement vivre sa vie, les injonctions de la religion relayées par sa mère la ramènent à son identité bangladaise dans laquelle elle ne se reconnait pas vraiment. 
Les séjours au Bangladesh ne sont pas plus simples que sa vie en Angleterre et les relations familiales mettent en valeur ses difficultés. 
Lorsqu'elle choisit de se marier, il lui faut aussi choisir entre sa vie d'avant, sa famille, et une vie qui s'ouvre avec un mari qu'elle s'est choisi. 

C'est donc un récit dans lequel il faut accepter d'entrer, mais lorsque les premières pages sont passées, on ne peut qu'avoir de l'empathie pour cette jeune femme qui se débat avec son identité. 
Et je vous encourage évidemment à ouvrir ce livre pour découvrir Shuna !!









lundi 20 mars 2023

Le journal de ma disparition de Camilla Grebe

J'aime beaucoup les romans de Camilla Grebe. 
J'en ai d'ailleurs écouté plusieurs : l'horizon d'une nuit et L'archipel des larmes
Le journal de ma disparition s'inscrit dans la série des enquêtes de Hanne Lagerlind-Schön qui comportent 4 tomes. 
 
 
 
 
Malin a mis de côté le corps qu'elle avait retrouvé dans une forêt il y a 8 ans, alors qu'elle n'était qu'une adolescente. 
Mais elle est désormais inspectrice de police et lorsqu'on découvre un nouveau corps, elle doit aller prêter main forte à l'équipe déjà sur place où elle retrouve Hanne, une célèbre profileuse. 
Malheureusement, Hanne perd petit à petit la mémoire, ce qu'elle essaie de cacher pour ne pas être envoyé en retraite anticipée. 
Quand son coéquipier disparait dans la forêt et qu'elle est retrouvée sans connaissance, les choses se compliquent...

Les forêts suédoises sont denses et dangereuses semble-t-il. 
Camilla Grebe y trouve sans cesse de la place pour quelques petits meurtres où son équipe d'enquêteurs de choc se retrouvent pour trouver l'assassin. 
Ce n'est, hélas, jamais de tout repos et je ne sais pas si c'est le froid, mais ce sont des meurtriers bien agressifs qui n'hésitent pas à s'en prendre directement aux policiers. 
La tension monte ainsi inévitablement pour le plus grand bonheur du lecteur qui frissonne sans bouger de son fauteuil. 
 
Dans ce roman, comme à son habitude, l'autrice nous emmène sur plusieurs chemins différents. 
Il y a l'enquête actuelle de Malin, les pertes de mémoire de Hanne, l'enquête du premier meurtre, les souvenirs enfouis, les réminiscences du passé... 
Heureusement, tous ces fils tissent une histoire plausible et sont résolus à la fin du récit et la seconde moitié du roman est diablement efficace avec une montée en tension que le lecteur ne peut pas éviter. 
 
Mais ce roman, c'est aussi une description de la Suède rurale, des villages reculés où tout le monde se connait.
La solidarité est indispensable pendant les saisons froides, mais cette proximité est également plombante lorsqu'elle se fait inquisitrice. 
Chacun observe son voisin, le scrute, cherche ce qui cloche. 
Lorsque des migrants arrivent dans cette communauté, les regards vont pouvoir se détourner de leurs cibles habituels, et la haine va se montrer au grand jour.
 
La lecture d'Audrey Sourdive est toujours aussi agréable et fluide. 
Le style de l'autrice est simple et va droit au but, et elle y apporte une pointe de vie et d'intentions, tout en laissant au lecteur la possibilité d’interpréter.
Le livre dure 11h31, une durée moyenne parfaite pour s'immerger dans le récit ! 

C'est donc une lecture sympathique pour un dimanche au coin du feu, un roman où vous ne pourrez qu'aimer les personnages et avoir envie de les retrouver dans un autre volume qui vous permettra une nouvelle fois d'avoir peur pour eux !

 


dimanche 19 mars 2023

Gateau au citron et chaussette tricotée... ☕🍰🧶🧦

Hello, comment allez-vous ? 
Par ici, je vous donne quelques mots-clés pour vous faire une idée : laryngite, nuits pas tops, bonnes lectures, trains à l'heure 😅. 
Il y a donc eu un peu de tout cette semaine, du bon et du moins bon, des hauts et des bas, comme souvent mais j'avoue être un peu déprimée d'avoir encore une laryngite alors que cela fait à peine un mois que je me suis débarrassée de la précédente... 
 
 
 
 
Pour me remettre plus vite d'aplomb, j'ai eu envie d'un gâteau à la ricotta et au citron
 
Ma fille a râlé quand j'ai acheté mes citrons hier, parce qu'elle voulait des gaufres (il y en a un peu marre des gaufres et des crêpes qui ont représenté quasiment tous nos gouters du dimanche depuis 3 ans 😅). 
Et finalement, elle a mangé la moitié du gâteau !!!  
 

Comme à l'accoutumé, c'est un gâteau léger, bien parfumé (je ne lésine pas sur le citron), et surtout, sucré juste comme il faut, c'est-à-dire pas trop ! 
Il n'en reste qu'une toute petite part qui va disparaitre dès ce soir. 
Durée de vie : 5 h !!
 
 
 
 
Comme j'avais besoin de repos, j'ai profité de ce dimanche pour me lancer aussi dans le tricot de chaussettes. 
Je ne suis pas une grande tricoteuse mais naïvement, je pensais que cela ne poserait pas vraiment de problème... 
Grosse erreur 😂 ! 
D'abord, il m'a fallut m'équiper en aiguilles circulaires avec un tout petit cable (le magic loop, ça me semble compliqué). 
Ensuite, il fallait de la laine fine et puis enfin, il faut comprendre toutes les instructions un peu compliquées du livre que j'ai acheté 🤨. 
J'ai monté 3 fois mes mailles ce matin avant d'y arriver, et j'ai tricoté 5 rangs cet après midi dont la moitié est mal tricotée, parce que j'ai regardé une série en même temps et je me suis emmêlée les pinceaux dans mes mailles envers et endroit !




Eh oui ! Moi, faire une seule chose à la fois, ça m'ennuie ! 
Alors ça donne un début de chaussette martyr où je tente des trucs, je constate que ma laine feutre hyper vite, que j'ai bien du mal à tenir le cercle, que je ne vois pas mes côtes... 
Bref, je m'entraine et je ne suis pas prête de porter mes propres chaussettes 🤣. 
Mais j'ai découvert une petite série un peu féministe sur Netflix que je vais regarder bien vite parce qu'elle m'amuse !! 
J'ai aussi commencé l'écoute des Rois Maudits, et c'est pas mal pour le moment. 

Et nous avons fini l'après-midi en prenant le premier goûter dans le jardin, au soleil en admirant les petites plantes qui sortent, les jonquilles, les muscaris (que j'ai planté l'an dernier et je suis tellement contente de les voir pousser), les tulipes qui font des feuilles... 

Je vous souhaite une bonne semaine !! 




 


 

 

samedi 18 mars 2023

Tant que le café est encore chaud de Tochikazu Kawaguchi 🎧 📘 [Prix audiolib 2023]

Lorsque j'ai découvert la sélection du Prix Audiolib version 2023, j'ai été ravie de voir que ce roman en faisait partie.

Je l'ai écouté il y a quelques mois et j'ai adoré ! 

C'est donc avec grand plaisir que je commence cette série de billets sur les livres du prix avec ce titre qui ravira vos oreilles tel un petit bonbon sucré mais pas trop, réconfortant et apaisant.

 
 

 
Fumiko a rendez-vous avec son petit ami.
Malheureusement, il n’est pas là pour la demander en mariage comme elle l’espérait mais pour lui annoncer qu’il part.
Paralysée par la surprise, elle ne parvient pas à lui demander de rester.
Quelques jours plus tard, elle se souvient que le café dans lequel ils se sont vus à une réputation étrange.
Il serait possible d’y retourner dans le passé…

Un roman japonais fantastique… ou un petit roman feel good ?
Un peu de tout ça !
J’ai commencé l’écoute de ce titre en étant un peu circonspecte.
Je m’attendais à un texte léger, rapide, qui permet de passer un bon moment mais qui s’oublie très vite une fois terminé.
Et finalement, ce texte est plus profond que cela.

Il ne s’agit pas seulement d’un roman « feel Good », un de ces romans qui font du bien en rassurant sur le sens de la vie.
Il y a aussi une réflexion plus profonde sur ces actes que nous avons accompli et que nous regrettons parfois.
Et si nous pouvions revenir en arrière ? Si nous pouvions retourner dire cette phrase qui tourne en nous mais qui n’est pas sorti quand il l’aurait fallut ?
Le récit fait ainsi une belle place à une réflexion sur la façon d’envisager la vie, de considérer le passé, de vivre avec les autres et de les respecter.

Mais c’est aussi un roman avec une jolie histoire, ou plutôt des histoires qui se succèdent.
La structure du texte évoque les chapitres des mangas où chaque partie peut parfois constituer un récit autonome.
Il y a l’histoire de Fumiko, puis celle de Kei... quatre femmes en tout qui vivent des évènements complexes et ont besoin de boire cette fameuse tasse de café qui permet de revivre un moment particulier de leur vie. 
Les relations entre les personnages sont aussi pleines de délicatesse et d’émotion.  

La lecture de Philippe Spiteri est elle-aussi délicate et sereine, comme le texte de ce roman.
Elle permet de suivre le fil de l’histoire sans effort et est parfaite pour découvrir les livres audios si ce n’est pas déjà fait.

C’est donc un petit roman très joli, un peu triste mais émouvant, qui donne aussi à penser et est bien plus profond qu’il n’y parait. 
 
Une suite est sortie, je guette sa sortie en audio...
 
 
 
 
 
 




 

 

 

jeudi 16 mars 2023

T'zée, une tragédie africaine d'Apollo et Brüno

Il y a parfois des bandes dessinées qui paraissent intéressantes et nous attirent autant par la perspective de passer un bon moment que par celle d'apprendre quelque chose. 
T'Zée est de celle-ci en s'annonçant comme le récit de la chute d'un dictateur africain portant un nom fictif mais faisant tragiquement référence à une personnalité réelle. 
 
 
 
 
Lorsque l'on a un âge supérieur à 40 ans, on a tous entendu parler il y a une vingtaine d'années de ces dictateurs qui sombraient avec leurs pays les uns après les autres. 
Leur fortune était abondamment détaillée entre hôtels particuliers dans Paris et palais au fond de la jungle !  
T'Zée est de ceux-là. 
Après avoir dirigé le pays de manière autoritaire, il est renversé par la rébellion et mis en prison. 
Dans l'un de ses palais, sa femme Bobbi et son fils Hippolyte tentent chacun à leur manière de trouver la meilleure solution pour s'en sortir. 
Il n'y a plus vraiment d'espoir mais ils y croient encore... 
 
En ouvrant cette bande dessinée, vous plongerez directement dans un univers sombre aux couleurs de crépuscule. 
Les images se dessinent entourées d'un trait noir et les ombres sont des aplats qui lissent les personnages et renforcent l'atmosphère de fin d'un monde. 
Les pages sont dominées par les bruns, le orange, le vert, ce qui donne une unité à cette histoire. 
Ces choix graphiques sont audacieux, et les pages d'explication en fin d'album vous permettront de mieux les comprendre. 
 
Le pays décrit ici n'est pas nommé mais on devine qu'il s'agit du Zaïre, bien que cela ne soit pas le plus important.
Ce récit permet aux auteurs de montrer la folie de ces dictateurs, la solitude de leurs familles, le danger permanent qui vient autant de l'extérieur que de l'intérieur. 
La paranoïa est constante, elle accompagne la folie des grandeurs et on ne sait plus qui fait quoi. 
La mythologie africaine est aussi évoquée dans toute sa puissance. 
L'esprit des eaux poursuit T'Zée et les siens, les fétiches mènent la danse. 
Et puis il y a aussi Phèdre qui se dessine en toile de fond avec une structure en 5 actes et des personnages ballotés par le destin. 
Ainsi, bien qu'Hippolyte tente de s'extraire du schéma imposé par ses origines, il est sans cesse rattrapé et ne parvient pas à en sortir.   
 
Si vous avez envie d'une bande dessinée qui change un peu des schémas habituels, je ne peux que vous conseiller ce bel album qui vous transportera dès les premières pages ! 
 



 

 


 

 

 

dimanche 12 mars 2023

Cheese naan avec une pâte à pizza 🇮🇳🍛🥞

Après un mois de février très compliqué, j'ai retrouvé mes fourneaux pour ce dimanche que nous passons en Inde avec les copines marmitonnes !  

Et pour l'occasion, j'ai testé une recette qu'on voit beaucoup sur les réseaux sociaux et qui semble vraiment facile et efficace : les cheese naans préparés avec une pâte à pizza toute prête !! 

Vous allez voir, la recette est simplissime mais est-ce vraiment digne de ces cheese naans fondants que l'on trouve dans les restaurants indiens ? 
 
 
 
 
J'ai utilisé 2 pâtes à pizza du commerce, mais sans huile de palme et sans additif 😜 . 
J'ai pu faire 8 naans en coupant les pâtes en 4 parts. 
La recette est simple : 
  • Préchauffer le four à 200°.
  • étaler la pâte, couper en 4 morceaux. 
  • Avec un rouleau, étaler un peu la pâte pour qu'elle soit plus fine et mettre 2 vaches qui rit. Attention à ne pas trop affiner. S'il y a des trous, le fromage déborde.
  • Refermer les naans en essayant de bien fermer pour éviter les fuites de fromage. 
  • Poser sur une plaque de cuisson et mettre dans un four chaud.
  • Cuire une quinzaine de minutes (dès qu'il y a des zones plus foncées, c'est cuit). 
Déguster chaud, avec un bon thali avec un dahl de lentilles corails ou un egg curry



 
Bon, malheureusement, je dois avouer qu'on n'a pas été séduits 😆. 
C'est beaucoup plus rapide (mais bon, la partie façonnage reste la plus longue dans les deux cas), ça peut vous dépanner mais on est quand même loin des naans. 
La pâte à pizza est salée, ce qui nous a vraiment gêné et c'est plus épais et plus dur que la pâte à naan plus souple. 
C'est aussi une recette qui nécessite une pâte du commerce parce qu'une pâte à pizza maison gonflerait trop et vous obtiendriez des petits pains au fromage 🤣. 

Je vous conseille plutôt d'aller voir ma recette de cheese naans par ici qui ne vous prendra pas beaucoup plus de temps 🤗. 
 
 
 
 
Peut-être qu'il y aura une chakchouka par ici la semaine prochaine... 
J'adore ça et cela fait bien longtemps que je n'en ai pas fait !  
Vous connaissez ?
 
 
 
 
 
 

 
 Les Gourmandises avec Isabelle
Les étapes indiennes avec Hilde et Blandine



mercredi 8 mars 2023

Le ciel pour conquête de Yudori

En ce 8 mars, journée des droits des femmes, publier un billet sur ce roman graphique m'a paru une excellente idée ! 
Ce n'est pas un livre étiqueté "féministe" mais il parle de la place des femmes dans une société passée mais pas forcément si lointaine. 
 
 

 
Dans la bonne société hollandaise du 16e siècle, comme dans beaucoup d'autres pays, les jeunes femmes sont mariés sans qu'on leur demande leur avis. 
Amélie se retrouve ainsi mariée à Hans, riche marchand. 
Mais la vie de bourgeoise humble, travailleuse et modeste n'est pas ce à quoi elle aspire. 
Amélie rêve de science, de grandes découvertes, elle a soif de s'instruire et d'inventer. 
Quand Hans ramène de l'un de ses voyages une jeune esclave, la vie de la jeune femme prend une nouvelle tournure... 

Les premières pages nous plongent directement dans la vie d'Amélie qui vient de se marier et découvre un univers où elle trouve bien mal sa place. 
Il lui faut se conduire en maitresse de maison mais tout est difficile. 
Le carcan qui lui est imposé devrait régler ses journées et lui éviter de se poser des questions mais le regard de ses employées, les tâches imposées, la maison qui lui est étrangère, tout l'empêche de respirer. 
Le lecteur ne peut que compatir avec cette jeune femme que l'on sent à fleur de peau et trop enfermée. 
Tout en étant la femme du maitre, elle étouffe dans ses obligations. 
Le récit dresse un portrait en quelques pages qui est sans concession mais pas simpliste pour autant. 
L'histoire est aussi rythmée par des étapes qui vont transformer les évènements et les personnages. 
L'arrivée de la jeune esclave dévoile à Amélie des secrets qu'elle ne soupçonnait pas par exemple. 
Mais c'est l'avent-dernière partie du roman qui est la plus poignante et montre un rapport homme-femme uniquement exprimé dans la possession. 
La femme est un objet dont on peut disposer à loisir. 

 
 
 
Le choix graphique oscille entre la bd franco belge et le manga. 
Le livre, plutôt épais, se lit de gauche à droite, à l'occidental, mais les pages sont noires et blanches. 
Certaines expressions sont également figurées avec des gros yeux et tendent vers le manga, même si ce n'est pas aussi exagéré. 
Je dois d'ailleurs avouer avoir eu un peu de mal avec le visage d'Amélie dans les premières pages car j'ai souvent trouvé ses yeux un peu trop présents. 
On s'habitue vite cependant et l'histoire prend le pas sur le reste assez vite. 
 
Je vous conseille donc ce joli pavé qui vous plongera dans une société lointaine dont les habitudes sont parfois encore d'actualité !
 
 
 





 
 

 
 


 
 
 
 
 
 
 
 
 

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