mardi 22 novembre 2022

Nickel Boys de Colson Whitehead 🎧 📘 [Prix audiolib 2021]

Parmi la sélection du Prix Audiolib 2021, il restait un roman dont je n'avais pas parlé par ici, ce qui était vraiment dommage parce qu'il s'agit d'un très bon roman !
 
Elwood travaille bien à l’école et malgré son origine sociale, il parvint à aller à l’université. 
Malheureusement, quand on est un jeune noir qui circule dans une voiture pseudo volée, même si on n'est que l’auto-stoppeur, on finit en maison de correction ! 


 
 
Certains auteurs ont le talent de trouver à chaque nouveau roman un sujet qui fait mouche ! Colson Whitehead est de ceux-là ! 
Encore une fois, il nous entraîne dans une histoire dont on ne ressort pas indemne et qui reste longtemps en mémoire. 

Je connaissais déjà Colson Whitehead car j'ai lu Underground Railroad il y a pas mal de temps (et j'avais beaucoup aimé). 
Je partais donc avec un a priori positif. 
L'histoire est différente ici, puisqu'elle se déroule pendant une autre période historique. 
Il s'agit néanmoins encore une fois de dénoncer la place qui est donnée aux Noirs dans la société américaine.

Elwood raconte sa vie, son séjour dans la grande Maison Blanche où il doit séjourner, son pote qui l’a bien aidé, sa vie aussi après son passage dans cette « école ». 
En écoutant ce récit, on ressent profondément l’injustice qui marque cette communauté encore aujourd’hui. 
La voix du narrateur est puissante et entraine le lecteur qui enchaine les pages pour connaitre la suite. 
Mais il ne s'agit pas seulement de raconter une histoire. 
Les choses se sont un peu améliorées aujourd'hui mais il faut rester vigilant et c’est un roman indispensable pour la mémoire, pour ne pas oublier et faire comme s’il ne s’était rien passé. 
 
La lecture en version audio ajoute de la force au roman. 
On est en plein dans l’histoire et on ne peut que continuer à écouter pour savoir ce qui arrive à Elwood ! 
 
Vous l'aurez compris, c'est donc un sans faute pour moi et je vous conseille ce roman sans hésiter !! 
 
 

 
 



 
 
 

dimanche 13 novembre 2022

Un gâteau au chocolat ou une torta tenerina ? ☕🍁🥧🍰

Hello, comment allez-vous ? 
Ici, c'est un peu la folie ces derniers temps. 
Après les vacances remplies de cours de natation pour les enfants, il y a eu la rentrée, avec plein d'évènements plus ou moins sympas à gérer. 
Mardi, j'ai eu un neveu tout neuf et j'ai eu pas mal d'émotions parce que quelques heures plus tard,  ma mamie a fait un tour aux urgences ! 
Elle s'est cassé le poignet et à 93 ans, c'est compliqué 😅. 
Heureusement, elle a le moral ! 
Et puis les jours se sont enchainées avec un mercredi + un jour férié (et donc enfants à la maison) et j'ai un retard monumental dans mon travail ! 



Pour me remettre de tout cela, j'ai accepté que ma semaine soit peu productive.
De toute façon, être en colère n'aurait servi à rien. 
Mais j'ai surtout fait un gâteau au chocolat absolument délicieux !! 
Et le chocolat, c'est quand même top pour se remonter le moral. 
 

 
 
Sauf que... d'habitude, je vous dis que mes enfants n'en ont pas voulu, qu'ils ont fait les difficiles, mais... PAS AUJOURD'HUI !!!!! 
Ils ont quasiment TOUT dévoré ! 
Même la part sur la photo a été subtilisée par ma fille qui trouvait que je n'allais pas assez vite pour la resservir ! 
Non mais ! Où allons-nous si les enfants se mettent à manger tout mon goûter ? 
 
 
 

 
Et la recette me direz-vous ? 
C'est une torta tenerina. 
J'ai fait exactement comme elle le dit et ça a bien marché. 
J'ai eu une frayeur en montant les blancs parce que j'ai utilisé de la cassonade plutôt que du sucre blanc mais c'est passé.   
 
Torta Tenerina de Chic Chic Chocolat : 
  • 200 g de chocolat noir
  • 100 g de beurre
  • 3 oeufs
  • 130 g de sucre (j'ai mis 110 g)
  • 25 g de lait à température ambiante
  • 50 g de farine 
  • 1 pincée de fleur de sel (j'ai oublié)
 
Préchauffer le four à 170°/
Séparer les jaunes des blancs d'oeufs. Fouetter les jaunes et la moitié du sucre pendant 5 minutes.
Pendant ce temps, au micro-onde,  faire fondre le chocolat et le beurre. 
Ajouter au mélange jaunes-sucre le chocolat et le beurre fondus et mélanger. 
Ajouter le lait, puis la farine tamisée (et le sel) en mélangeant bien entre chaque ajout. 
Battre les blancs en neige, ajouter le sucre quand le fouet "laisse des traces". Fouetter encore une minuté. 
Avec une spatule, ajouter une cuillère de blancs au mélange au chocolat en passant la spatule sous la pâte, puis ajouter le reste des blancs et continuer en passant la spatule sous la pâte pour ne pas casser les blancs. 
Cuire 25 à 30 minutes et attendre que le gâteau ait refroidi avant d'éventuellement le démouler (mais c'est assez risqué car le gâteau est très cassant). 

Il paraitrait que la croute est moins croustillante le lendemain mais... on n'a pas eu le temps de tester 😂.


Je vous souhaite une belle semaine et je vous laisse avec un peu de musique. 
J'ai décidé d'écouter Orelsan cette semaine et je me suis fait une petite sélection. 
Il y a de très jolies chansons avec des clips souvent très travaillés ! Je vous le conseille ! 
 





 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

mardi 8 novembre 2022

Jamais je ne t'oublierai de Marjolaine Solaro

Voilà un premier roman que vous avez sans doute vu passer sur les réseaux sociaux ou en librairie puisqu’il a été beaucoup vu au moment de sa sortie en grand format et est sorti en poche récemment.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre lorsque je l’ai commencé.
Roman feel good ? Ou juste un roman plus classique ?  
En tout cas, je l’ai lu il y a plusieurs mois et pourtant, l’histoire est encore très claire dans ma mémoire.
 
 

 
Alors que sa femme est sur le point d’accoucher, Guillaume doit organiser les obsèques de sa mère.
En pleine tempête psychologique, il doit gérer à la fois l’enterrement, la douleur de la perte et surtout, tout ce que cela réveille en lui.
Il s’installe dans le train pour rentrer chez lui, et se retrouve assis à côté d’une femme dont il s’aperçoit vite qu’il ne s’agit pas simplement d’une voisine de voyage… 
 
Je « connais » Marjolaine Solaro depuis très longtemps.
Blogueuse de longue date, elle écrit des livres pratiques pour les familles ou sur le zéro déchet depuis plusieurs années et s’est finalement lancée dans l’écriture d’une fiction que j'avais hâte de lire. 
 
Et je commencerai en soulignant que ce premier roman m’a semblé original dans la construction du récit.
L’histoire se déroule sans accroc, les évènements s’enchaînent et on y croit plutôt bien. 
On tourne les pages avec plaisir et on a envie de connaitre la suite. 
Mais surtout, on attend LA rencontre promise par la 4e de couverture (ah ! Ces quatrièmes de couverture qui disent plein de choses…) et l’autrice prend le temps de mettre en place les différents fils narratifs.
Cela lui permet de construire ses personnages et d’attacher son lecteur à ces hommes et ces femmes qui sont finalement bien nombreux dans ce livre. 
 
C’est d’ailleurs la force de ce roman pour moi.
Les personnages sont vraiment construits, avec une vie esquissée en quelques mots mais qui nous parait déjà si dense.
Le moment de la révélation devient alors encore plus fort même s’il joue sur les synchronicités, sur l’absence de hasard dans nos vies.  
C’est un thème un peu trop récurrent à mon goût ces dernières années mais c’est quand même joli de penser que nos vies sont insérées dans un réseau de relations et se croisent plusieurs fois (et moi qui ai croisé mon conjoint quand j’étais jeune fille avant de le retrouver plus tard, je suis mal placée pour râler 😂). 
 
Je terminerai avec un tout petit bémol qui concerneles répétitions de rythmes ternaires un peu trop fréquentes à mon goût dans la première moitié du roman, ce qui m’a un peu agacée.
Cela s’estompe ensuite et on peut pardonner ce genre de petit défaut à un auteur de premier roman ! 
 
Je vous conseille donc cette lecture très agréable pour un dimanche au coin du feu, un après-midi sur la plage ou un trajet en train (inception idéale !). 
 





jeudi 3 novembre 2022

La commode aux tiroirs de couleur d'Olivia Ruiz

En France, changer de « case » est parfois difficile mais c’est de plus en plus fréquent.

Il y a les acteurs qui chantent, les politiques qui font de la télé, ou quelques chanteurs qui écrivent des romans.
Et après tout, écrire des chansons, c’est déjà raconter de petites histoires. 
 
 
 

A la mort de son abuela Rita, la narratrice se retrouve face à la commode que celle-ci aimait tant.
Avec ses tiroirs de couleur, elle symbolise la vie mouvementée de Rita qui a connu bien des épreuves.
Au fil de la nuit, sa petite-fille va extraire un à un les objets et les souvenirs pour raconter qui était cette grand-mère au caractère bien trempé…

Hériter d’une commode à tiroirs, voilà qui n’est pas banal.
Mais c’est surtout l’histoire et la personnalité de Rita qui captivent dans ce récit.
Olivia Ruiz sait accrocher son lecteur pour l’emmener là où elle le désire.
On suit Rita avec ferveur, on a peur pour elle, on a parfois envie de la secouer, ou de la consoler.
La commode n’est qu’un prétexte, comme une excuse pour se permettre de raconter cette histoire, pour faire le lien entre les épisodes.
L’excuse n’est pourtant pas nécessaire et je dois avouer que je l'avais totalement oublié ! 
En revanche, il me reste l'histoire de ces personnages hauts en couleur à qui il arrive tant d'aventures ! 
Et puis le roman est bien écrit, émouvant et quitter ces gens que l'on a découvert et aimé pendant plusieurs heures à la dernière page est une vraie déception.


L’histoire de Rita permet aussi d’aborder plusieurs thèmes forts.
La guerre civile en Espagne et l’exil sont une toile de fond permanente avec ses douleurs et sa violence.
Puis vient le temps de la résilience, le statut des femmes, leurs droits et leur vie pas toujours facile, surtout lorsqu’on arrive dans un pays assez peu accueillant (c’est le moins que l’on puisse dire et ça ne s’est pas amélioré !). 
La dénonciation n'est pas accusatrice, elle constate et rappelle, pour ne pas oublier et rendre hommage. 

Olivia Ruiz lit elle-même son roman.
J’ai parfois du mal lorsque l’auteur met sa voix au service de son texte mais comme c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit un·e chanteur·se ou d’un·e comédien·ne, cela fonctionne plutôt pas mal.
Elle rythme son récit, lui donne de la force ou de la douceur et c’est très agréable à écouter. 
Et puis ce serait difficile de ne pas entendre sa voix et son accent quand on découvre ses mots. 

Alors ? Tenté ?
Le nouveau roman d’Olivia Ruiz reprend certains personnages de celui-ci et je vais me dépêcher d’aller les retrouver ! 
 
 
 


 

 
 
 

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