vendredi 22 septembre 2017

Agatha Raisin de M.C. Beaton

Il y a bien longtemps que l’on voit Agatha Raisin sur les blogs, notamment pendant le mois anglais en juin.
Avant même que ses aventures ne soient traduites en français, certaines lectrices les dévoraient déjà en anglais, ce que je ne crois pas être capable de faire.
Mais ce n’est pas grave puisqu’on peut désormais trouver les 7 tomes de ses aventures en français.

Les deux premiers trainaient dans ma PAL, et cet été m’a paru parfait pour découvrir le premier.

Agatha a décidé de se mettre au vert.
Elle a vendu son agence de communication, acheté une maison dans les Cotswolds, un endroit dont elle rêvait depuis toute petite, et elle quitte Londres pour changer de vie et prendre sa retraite tant qu’elle peut en profiter.
Elle a trouvé un petit cottage typique qu’elle a fait décorer par un professionnel et tout est prêt.
Mais ce qu’elle avait oublié, c’est l’ennui de cette nouvelle vie.
Elle ne cuisine pas, ce n’est pas une fée du logis, elle n’est pas douée pour les relations avec ses voisins, et ne sait pas trop comment apprivoiser les habitants du coin.
Elle tente alors de participer au concours de la meilleure quiche pour montrer qui elle est.
Mais tout ne va pas se passer exactement comme prévu…

Autant le dire tout de suite, je me suis beaucoup amusée avec Agatha.
Elle est un peu désagréable, pas sympa du tout au début du roman, mais c’est drôle et on voit bien quel genre de femme elle peut être.
Et puis les habitants du village où elle s’installe le lui rendent bien.
Evidemment, il y en a qui sont plus accueillants que d’autres, mais l’auteur n’oublie pas de nous montrer l’hypocrisie qui peut exister dans ces relations un peu obligatoires entre voisins.

L’enquête est intéressante, quoiqu’un peu secondaire.
La découverte du village est plus amusante, et j’aime bien ces romans où les personnages se construisent pour initier une série.
On découvre leur caractère, leurs relations, on a envie de les suivre et de les retrouver.
Je dois néanmoins avouer que je n’avais pas trouvé le coupable, ce qui est pour moi un gage de qualité.

Je ne dirais pas grand chose sur le style, sans intérêt particulier mais on enfile les pages comme une gourmandise et c’est déjà pas mal.

Fuyez la série télé par contre.
J’avais enregistré les épisodes et en regardant le premier, j’avoue ne pas avoir compris pourquoi les scénaristes se sont autant éloignés du roman.
Le cottage d’Agatha, par exemple, est censé être une petite maison meublée traditionnellement par un décorateur qu’elle va redécorer parce qu’on lui dit que c’est moche.
Dans la série, c’est une maison plutôt grande et meublée design qui se fait cambrioler !!!
Sans compter les personnages qui apparaissent sans prévenir et sans raison alors que ce n’est pas le cas à l’origine.

Mais laissons tomber ces divagations télévisuelles.
Si vous avez envie d’un roman léger et sympa pour la rentrée, un petit policier rigolo qui ne se prend pas au sérieux, n’hésitez plus !







mercredi 20 septembre 2017

Mon père était boxeur de Pellerin, Bailly et Kris

J’ai souvent vu passer cette BD sur les blogs peu après sa sortie, mais on la voit moins j’ai l’impression.
Je l’ai néanmoins mise dans mon panier sans hésiter quand je l’ai vu sur les rayonnages de ma bibliothèque.

Barbara ne voit plus vraiment son père depuis plusieurs années.
Elle a grandit et depuis le divorce de ses parents, les liens se sont distendus.
Mais son métier l’amène à faire un reportage sur la boxe et elle choisit de suivre son père pendant quelques jours.
Elle redécouvre alors cet homme qu’elle connaissait si mal…

En ouvrant l’album, j’ai été surprise de découvrir que l’histoire se passe en grande partie à Rouen, et plus particulièrement au-dessus de la piscine que je fréquentais quand j’étais étudiante.
C'est un petit clin d'oeil amusant qui m'a entrainé à chercher dans les illustrations des lieux connus, des quartiers des environs. 
Mais la BD ne vaut pas que pour cela. 

Le style graphique est assez particulier, un peu esquissé, mais j'ai trouvé que cela allait bien avec le récit. 
Cela donne une impression de mouvement et une dynamique qui collent avec les scènes de boxe. 
Les couleurs sont aussi marquantes puisque les planches sont souvent dominées par une ou deux teintes, du sépia pour le passé, des tonalités de gris et de rouge pour les scènes actuelles.


Quant à l'histoire, le portrait esquissé est autobiographique. 
Barbara Pellerin raconte ce père qu'elle a redécouvert trop tard, et esquisse un portrait sensible et plein de pudeur. 
C'est parfois un peu trop esquissé mais ce n'est pas un roman alors même si je suis un peu restée sur ma faim, je vous recommande tout de même ce joli portrait. 


Ma bibliothèque ne l'avait pas, mais apparemment, il y a un dvd du reportage tourné par B. Pellerin avec cette BD. 










dimanche 17 septembre 2017

Sunday mood enrhumé 👧😷🤒😴

Ce matin, le poêle a repris du service. 
Il faisait 9° dehors et monsieur a eu la bonne idée de l'allumer avant que le reste de la famille ne se lève. 
Déjeuner au chaud dans une pièce chauffée à 20° avec une petite flambée qui rougeoie... un vrai plaisir d'automne ! 




Mais c'était une nécessité vu que ma demoiselle a attrapé son premier gros rhume d'hiver (et d'école). 
Cela ne sera pas le dernier et nous avons expérimenté la journée "enfant malade qui ne va pas à l'école". 
On a aussi expérimenté "l'enfant qui ne veut pas boire son sirop", "l'enfant qui fait la sieste n'importe quand" (mais ça, c'est pas mal quand même), "l'enfant qui regarde les dessins animés toute la journée sur la tablette", "l'enfant qui refuse tout", "l'enfant qui sort tous ses jouets et ne peut plus marcher dans la pièce"... 
Pour le sirop, on tente le jus d'orange, le sirop, les menaces, l'attente, sans beaucoup de résultat. 
Elle continue à parler comme une fumeuse de 80 ans, cela pourrait presque être drôle. 
Et la question du jour est : la met-on à l'école demain matin ? 




En attendant de trouver la réponse, le canapé nous a accueillie pour une bonne sieste et je regarde l'épisode des petits meurtres d'Agatha Christie que j'avais manqué. 
(Facebook m'a rappelé cette semaine qu'il y a un an que j'ai acheté mon canapé et je me félicite presque tous les jours de l'avoir fait.)
Il y aura au moins un billet "lecture" cette semaine, une BD ou un roman policier, on verra, et peut-être même un texte demain pour l'atelier d'écriture (j'ai les premières phrases en tout cas). 
Malheureusement, le rythme risque de se ralentir un peu car je ne fais que des choix hasardeux ces temps-ci dans mes lectures et rien ne m'enthousiasme vraiment. 
Je lis 5 livres en même temps sans vraiment avancer dans aucun d'eux (forcément...). 






Il faudrait peut-être que j'en choisisse un et que je me mette dedans sérieusement, mais quand on n'a pas envie, pourquoi se forcer ? 
Et puis le soir, j'avoue, je dors, ce qui handicape grandement la lecture ! 


Bon, allez, je vous laisse retourner à vos occupations du dimanche soir... 
Chez nous ce sera sûrement une bonne soupe de légume (pour aller avec le poêle à bois rallumé) et la bande son du moment : Le dernier album de Julien Doré !!!!


Bonne soirée et bon courage pour demain !







  

jeudi 14 septembre 2017

10 jours sans wifi 💻📡🕯

Il y a deux semaines, un peu sur un coup de tête, on a décidé de changer d’opérateur téléphonique à la maison.
On a de moins en moins de chaines à la télé (vive la campagne) et on s’est aperçu que si on veut un décodeur TV chez Orange (qui ne nous a pas dit qu’on y avait droit désormais), il fallait payer 50 euros d’ « installation » alors qu’ils ne font que nous envoyer une box.




Du coup, on s’est un peu renseigné, et on s’est aperçu que Free était beaucoup moins cher.
Hop, un coup de fil, et on est passé à l’ennemi.
Mais ce qu’on n’avait pas prévu, c’est qu’Orange nous couperait la ligne dès le lendemain comme en représailles.
Et nous voilà partis pour 10 jours sans Internet.
Autant dire une éternité !!!

Et c’est là qu’on s’aperçoit que nos vies sont quand même très dépendantes d’Internet.
On passe nos journées dessus, pour regarder la télé en replay, écouter de la musique, consulter les mails évidemment et les réseaux sociaux, et à chaque moment, on se dit « tiens, je vais regarder sur Internet », « je vais vérifier ça » ou « je vais demander à untel s’il sait ça » (sans compter les administrations qui nous demandent de tout faire par Internet).
En plus, comme on travaille à la maison, on a forcément était très handicapés pour le boulot.




Mais pendant ces 10 jours, je me suis aperçue que sans Internet, je suis quand même plus efficace.
J’ai enfin trié le bazar qu’il y avait dans mon ordinateur, je l’ai sauvegardé, j’ai trié ma boite mail (hors ligne, mais cela évite de voir arriver de nouveaux mails pendant qu’on tri), j’ai préparé les réponses en retard à plein de mails, j’ai corrigé deux articles qui attendaient depuis juillet, j’ai corrigé un mémoire, j’ai préparé plein de billets pour le blog.
J’ai aussi rangé les chambres, la lingerie (à moitié), mon bureau.
Je me suis aperçue que mon dictionnaire était rangé très loin dans un coin inaccessible, ce qui montre que je l’utilise très peu, tout comme mon Bescherelle qu’il a pourtant bien fallut que je retrouve, comme mon dictionnaire des synonymes (mais lui était plus accessible, je ne fais confiance qu’à lui).

Bon, c’est aussi la période où ma fille est rentrée à l’école, alors cela a dû jouer également.
C’est fou ce qu’on peut faire pendant trois heures quand on n’a pas un petit crampon qui réclame votre attention.



Et puis ce matin, on a reçu la nouvelle box et le wifi est revenu !!!
Le soulagement !

J’exagère à peine, et cela me chagrine de le dire mais c’est quand même un élément qui est devenu indispensable dans nos modes de vie.
On peut vivre sans bien sûr, mais cela implique de repenser plein de choses, de refuser d’avoir accès à un ensemble de données qui sont utiles, professionnelles ou simplement plaisantes.
Dans mon métier et celui de mon homme, en tout cas, on ne peut pas s’en passer ou il faut qu'on aille dans un bureau tous les jours pour travailler. 
On a même dû aller au Mc Do pour profiter du wifi (et surtout éviter pour lui de perdre trop d’argent car il ne pouvait pas travailler pendant la coupure).

Alors voilà, j'aurais pu faire un article sur la Digital detox qui est à la mode en ce moment, mais quand elle est forcée, c'est beaucoup moins marrant. 

Allez, je vous laisse, je vais travailler maintenant 😁

(et je vais écouter le podcast de ma ministre sur FI ce matin, trier mes mails, répondre aux urgences...)









vendredi 8 septembre 2017

La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens

C'est parti pour la rentrée littéraire de 2017 !!

J'ai un petit stock de livres à lire qui viennent juste de sortir et plusieurs d'entre eux ont un point commun : ils parlent d'art.
C'est assez étonnant, mais ce doit être dans l'air du temps.
Il y a ce livre sur la statut de Degas (ou plutôt son modèle), les biographies de femmes de peintres ou de peintres, les biographies de poètes...
J'espère que tout ces livres tiendront leurs promesses.

En attendant, voici le premier que j'ai lu, un petit volume d'à peine 100 pages qui se lit tout seul.

Passionné par la danse et les danseuses, c'est naturellement à l'Opéra que Degas est allé chercher son modèle pour la statut qu'il souhaite sculpter. 
Marie Van Goethem est une petite danseuse que sa mère tente de pousser, comme toutes les mères des petites jeunes filles souffreteuses qui fréquentent les cours de l'Opéra. 
Elle accepte de poser pour Degas... 

Je dois d'abord dire que j'ai été très surprise en commençant ce livre. 
Je m'attendais à un roman ou un texte romancé et j'ai davantage eu l'impression de lire un essai très bien documenté sur Degas et sa petite danseuse. 
La plume est belle et le texte se lit sans aucun souci mais il faut tout de même savoir qu'on est loin d'un roman. 

Une fois cette précision faite, le texte est effectivement très renseigné, extrêmement précis et très instructif. 
J'ai appris énormément de choses sur le milieu de l'opéra au 19e siècle, sur les petits rats, sur Degas et son époque. 
Il n'y a pas de temps mort et chaque page nous livre de nouvelles informations. 
On apprend ainsi que cette petite danseuse si admirée aujourd'hui n'était sans doute pas ce que l'on croit et on ne peut plus la regarder comme avant. 
Marie Geneviève se désolidarise de la petite danseuse statufiée qui prend son autonomie comme une vraie création indépendante avec un message qui n'est plus du tout lisible à notre époque. 

De façon totalement insolite, j'ai aussi retrouvé le dessin animé Ballerina (qui passe en boucle à la maison) avec ses petites danseuses et Merante son maître de ballet.

La dernière partie est un peu moins intéressante.
L'auteur revient sur sa vie et sa quête d'informations.
Cela permet de contextualiser l'enquête mais n'apporte pas grand chose de plus. 

Évidemment, c'est tout de même un ouvrage pour les lecteurs intéressés par l'impressionnisme et son époque, ou au moins l'art en général. 

Beaucoup de personnes plus ou moins connus sont cités et on a envie de voir toutes les œuvres citées les unes après les autres. 
Si ce sujet vous plait, ce livre pourrait vous plaire aussi.








mercredi 6 septembre 2017

La lionne de Pandolfo et Risbjerg

Cet été, j'ai lu peu de livres mais quelques BD.
Je ne sais pas si je vous parlerai de toutes mais celles qui m'ont vraiment marquées méritent tout de même un petit billet.

Voici donc la première que j'ai été ravie de découvrir dans ma bibliothèque : La lionne.

Comme beaucoup de gens, depuis le film Out of Africa, la vie de Karen Blixen me fascine.
Pourtant, on n'en sait que peu de choses.
Il faudra que je lise le roman un jour, mais cela reste un roman et ce n'est qu'un épisode.
Cette BD se propose de retracer la vie entière de la baronne Blixen dans une Bd au dessin très affirmé.
Le début est un peu surprenant, assez onirique, et puis on bascule dans un récit plus tragique dans des tonalités assez sombres.

Evidemment, c'est très rapide.
Même si la BD est épaisse (200 pages), on ne peut pas en apprendre autant que dans une biographie.
Pourtant, on observe cette femme à la vie si étonnante pour son époque et on a l'impression de mieux la connaitre quand on referme le livre.
Sa volonté est impressionnante, son destin aussi.
Elle n'a pas été épargnée mais a toujours rebondi et sa vie est finalement assez exemplaire.

Le dessin est très atypique, ce qui peut surprendre au départ.
Et puis on s'y fait très bien et les choix de couleurs dominantes sont vraiment intéressants.

A découvrir assurément !!











dimanche 3 septembre 2017

Sunday mood de rentrée 🎒👧🌧

Rentrée J-1 !

C'est le bon moment pour reprendre les petits billets d'humeur du dimanche.
Le ciel est toujours gris, j'essaie de travailler pour ne pas penser à demain matin et d'écrire quelques billets pour cette semaine.
J'en profite aussi pour regarder L'inspecteur Murdoch en replay, j'avais manqué les épisodes de dimanche dernier et j'aime bien cette petite série canadienne.




Et puis ce matin, l'infirmière qui est venue refaire le pansements de ma demoiselle a trouvé les mots exacts pour ne pas me rassurer ! 
Elle a insisté sur le fait qu'on pouvait l'appeler demain soir si un point sautait demain à l'école 😥.
Les enfants sont imaginatifs a-t-elle dit, et pendant la récréation, ils risquent de vouloir regarder sous le pansement de ma fille...
Bon, en vrai, elle ne veut pas du tout qu'on y touche, elle a une attelle et demain, la maitresse et l'atsem n'auront que 10 enfants puisque c'est une classe à double niveau et rentrée échelonnée.
J'espère quand même que tout va bien se passer avec un si petit effectif pour le premier jour.
Evidemment, je ne peux pas m'empêcher d'avoir envie de rester dans ma voiture sur le parking au cas où, de proposer mes services pour surveiller la récréation, et je sais que je serai là pile à l'heure au moment de la sortie et que je vais faire un laïus de trois heures à la maitresse.




Mais sinon, elle est gentille l'infirmière 😂
Et puis ma fille est tellement contente d'aller à l'école que je me vois mal la garder à la maison !
Il faudra donc faire avec.
On ne nous le dit pas quand on a un enfant, mais l'inquiétude est un sentiment permanent dès le jour où cette petite chose apparait dans nos vies.
L'essentiel est d'arriver à la gérer, et parfois, c'est un peu plus dur.
Et puis je me déçois moi-même, je l'avoue, parce que j'étais si contente qu'elle aille à l'école et je m'en veux d'avoir peur de l'emmener.


Cool aujourd'hui... 


En attendant, le cartable est prêt, il me reste juste un change à prévoir.
Ça devrait aller vite.
Espérons que je ne l'oublie pas demain, j'en suis capable !!!




Je vous souhaite un bon dimanche soir
et une belle rentrée quand même 😉








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