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mercredi 5 février 2025

Escobar : Une éducation criminelle, de A. Madrigal, J.S. Marroquin, P. M. Farina

Voilà une bande dessinée assez originale.
Le titre est un peu trompeur, car elle s’intitule Escobar : une éducation criminelle.
Je pensais donc que j’allais lire un texte sur le trafiquant de drogue, mais il n’en est rien puisqu’il est question de… son fils.
Évidemment, lui aussi se nomme « Escobar » et le récit s’appuie sur ses mémoires, et sur un épisode de son enfance. 
 
 

 
On en parle peu, en effet, mais Escobar avait des enfants, dont Juan Pablo, un fils qui a été élevé et surveillé par des « nounous » un peu particulière, puisqu’il s’agissait d’hommes de main et d’une femme assassin.
Le livre décrit donc chacune de ces nounous, l’une après l’autre, à la suite d’une scène tragique à laquelle a assisté Juan Pablo.
C’est une succession de portraits qui reviennent sur le caractère de chacun et sur ce qui les a amenés jusque là. 
On remonte à l'origine de leur vie criminelle, ou on découvre un épisode de leur vie de truands. 
L’histoire cadre permet de lier ces épisodes, et de garder un fil conducteur jusqu’à la dernière page, même si c'est assez ténu.

La lecture est agréable, c’est plutôt intéressant, mais il faut quand même être très intéressé par Escobar.
On en apprend un peu plus sur le personnage, et si vous avez aimé la série Narco, vous pourrez apprécier.
Le récit est malin et permet d’aborder plusieurs épisodes de la vie de Juan Pablo qui a échappé plusieurs fois à des attentats.
Le dessin d’Alberto Madrigal est vif, expressif et les couleurs permettent de lisser un peu le trash de certaines scènes. 
C'est un dessin qui tend vers le manga, ce qui change un peu. 

C’est donc une bande dessinée maligne, bien construite, qui se lit avec plaisir, même si vous n'apprendrez rien de plus sur Escobar.

 





 


mercredi 8 janvier 2025

Armelle et Mirko de Montel, Clément et Arnal

Vous cherchez un cadeau pour un enfant qui lit déjà un peu, le vôtre peut-être à qui, comme moi, vous offrez toujours des livres ? 

Ou peut-être avez-vous besoin de mignonnerie, de jolies pages, de bonté et d’une belle histoire ? 

Si c’est le cas, restez là, j’ai ce qu’il vous faut ! 






Armelle est une petite tortue qui a un gros problème dans la vie. 

Elle a peur du noir ! 

Mais elle a vraiment, vraiment très peur ! 

Cela la paralyse, elle ne peut pas dormir la nuit, de peur que le feu s’éteigne, mais surtout, elle ne peut pas rentrer dans sa carapace car il y fait noir ! 

Comment faire pour retrouver un peu de sérénité ? 


Pas facile la vie pour cette pauvre Armelle. 

Elle tente de se débrouiller pour vivre avec son handicap mais on sent sa détresse et on ne peut que compatir pour elle. 

Elle se retrouve toute seule et doit affronter chaque soir la tombée de la nuit. 

Elle erre donc dans la forêt, épuisée et à la merci de tous les dangers. 

Heureusement, c’est une histoire qui se termine bien et qui vient apporter une jolie morale pour les jeunes lecteurs.

Il est question d'amitié, de soutien, de penser aux autres, on valide sans hésiter ! 


Les dessins sont tout en douceur, ce qui rend cette bande dessinée vraiment belle. 

Julien Arnal a choisi un dessin rond, et des couleurs aquarellées dans des teintes douces. 

Il sert très bien l’histoire en proposant des petits détails mignons qui donnent une épaisseur au personnage d’Armelle. 

Anne Montel et Loïc Clément se sont occupés du scénario et c’est très réussi. 


Le deux tomes suivants sont déjà sortis si cela vous tente. 

Il y a peu de texte dans celui-ci, ce qui le rend accessible dès 6 ou 7 ans en autonomie mais faites-vous plaisir, lisez-le avec vos enfants (ou sans si vous n’en avez pas 😁).  

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 


 

mercredi 11 décembre 2024

Comme un oiseau dans un bocal : Portraits de surdoués, de Lou lubie

Ces derniers temps, j’ai lu plusieurs BD vraiment chouettes dont celle-ci, écrite et dessinée par Lou Lubie.
 J’ai découvert cette autrice il y a quelques temps et j’adore tout ce qu’elle fait.
Elle ne se cantonne pas à un genre précis mais se promène un peu partout et cela tombe souvent juste. 

 
 

 
Birdo rencontre Raya dans une soirée où il s’ennuie copieusement.
C’est le coup de foudre !
Mais Raya n’est pas libre, et finalement, ce n’est peut-être pas le plus important.
Car Birdo et Raya se retrouvent l’un dans l’autre, il sentent qu’ils ont un énorme point commun.
Ils ont très probablement un cerveau qui fonctionne un peu différemment… 
 
Je ne suis pas fan en général des livres un peu trop didactiques.
Le souci de transmettre une ou plusieurs informations fait parfois oublier le coté esthétique mais je me suis dit qu’avec Lou Lubie, il y avait de grandes chances pour que ce ne soit pas le cas.
Et j’ai eu raison.

Cette BD est vraiment chouette si le sujet vous intéresse (si cela ne vous intéresse pas, vous pourriez être surpris d’aimer tout de même, parce que c’est très bien fait !).
La situation de départ est assez simple, mais la rencontre décrite ici est plus complexe qu’il n’y parait et va permettre de montrer pas mal de facettes de ce que signifie « haut potentiel ».
On a un peu tous notre propre idée à ce sujet, qu’on y soit confronté ou non, mais finalement, on ne sait pas toujours ce que cela signifie réellement.

Lou Lubie entreprend donc de nous donner un ensemble de connaissances précises, appuyées sur des sources qu’elle cite dans des notes de bas de page et qu’elle met en scène dans des illustrations souvent libérées de tout cadre.
C’est didactique, c’est le propre de ce genre, mais cela reste léger et facile à lire. 

Et puis l’histoire de Birdo et Raya est aussi intéressante, même si elle constitue un arrière plan.
Les deux personnages se tournent autour, tout en étant surtout en train de tenter de comprendre qui ils sont.
Il y a ici davantage une quête d’identité, d’informations, ce qui permet de les donner aussi au lecteur.  
On visualise beaucoup avec des pages ludiques, des schémas qui n’en sont pas vraiment mais visent à mieux comprendre et, peut-être, enregistrer les informations.
Les choix graphiques sont d’ailleurs assez originaux, avec cette omniprésence du bleu et du jaune. 
Les personnages ont des têtes d’animaux, peut-être pour la référence à la dénomination de J. Siaud-Facchin qui désigne les HPI comme des « zèbres ».

C’est donc une BD vraiment intéressante, originale et instructive.
Et si vous croisez un autre livre de Lou Lubie, n’hésitez pas ! 
 
 
 
 
 
 


mercredi 25 septembre 2024

De cape et de mots de Flore Vesco et Kerascoët

Flore Vesco est toujours aussi incisive dans cet opus en BD qui reprend l'histoire de l'un de ses romans.
 
 
 
 
Serine fuit les envies de mariage de sa mère en se faisant demoiselle d'honneur de la reine. 
Hélas, ce n'est pas de tout repos et il lui faudra être bien maline pour s'en sortir à la cour...
 
Hier soir, j'ai lu cette BD d'une traite ! 
Ma fille l'avait emprunté à la bibliothèque, et avant de la rendre, j'ai eu envie de découvrir la version imagée de ce roman que j'avais beaucoup aimé. 
Évidemment, le roman est plus riche, avec un travail sur la langue si caractéristique de l'autrice qui joue avec les sons, les inventions et nous ravit avec un texte plus complexe qu'il n'y parait. 
Mais justement, le texte est peut-être trop riche pour les jeunes lecteurs qui lui préfèreront la BD pour lire cette histoire édifiante et si bien trouvée. 

Flore Vesco joue avec les codes des contes, elle les transpose, les transforme pour nous offrir une histoire où l'on reconnait le fond culturel commun européen, mais avec des variations, des trouvailles qui vont le renouveler et lui donner un nouveau souffle. 
Serine est une femme forte, qui porte son monde et qui a un caractère bien trempé. 
Elle est aussi un peu insouciante et pas toujours consciente du danger. 
Dans la BD, il survient un peu vite, là où il se faisait sournois dans le roman. 
Ma fille a néanmoins bien perçu ce qui fait le sel du récit et a vite compris qu'il ne faisait pas bon vivre à la cour du roi où le personnage s'est installé. 

Le dessin est frais, rapide, aussi vif que l'est Serine. 
Les couleurs viennent appuyer les personnages, le rose pour la reine par exemple, et pour ses demoiselles d'honneur que l'on identifie du premier coup d’œil. 
Après tout, elles se conduisent sans finesse, elles n'ont donc droit qu'à une couleur !

J'ai donc retrouvé ce récit avec joie et je guette la sortie d'un autre des romans de Flore Vesco qui ne devrait pas tarder...









jeudi 15 août 2024

Les mondes perdus, tome 1 : Le crâne de Lubaantum de Lemaux et Aucha

Je partage de plus en plus de lectures avec ma demoiselle, surtout des bandes dessinées. 
Certaines sont vraiment chouettes, comme celle-ci qui s'adresse à des jeunes lecteurs mais est aussi sympa pour les plus grands. 
 
 
 
 
 
A Londres, au début du XXe siècle, Amy refuse de voir à nouveau son père adoptif partir pour une expédition sans elle. 
A 13 ans, elle considère que sa place est à ses côtés, et s'invite dans ses bagages pour partir chez les Incas. 
Mais le voyage ne sera pas de tout repos... 
 
Dès la couverture, le ton est donné ! 
Cette BD met en scène une jeune fille intrépide dans un pays de jungle luxuriante avec un dessin très inspiré des mangas. 
Le croisement de la BD franco-belge et du manga est d'ailleurs très réussi. 
Les dessins sont ronds, modernes, c'est frais et sympathique. 
Les couleurs sont aussi chatoyantes, luxuriantes dans la jungle, plus grises en ville. 
Le Londres victorien nous rappelle Sherlock Holmes, même si la liberté d'Amy est sans doute assez anachronique. 

Le personnage d'Amy est très attachant. 
Elle est vive, têtue, elle affiche ses idées féministes et revendique une vie où elle pourrait faire ses choix, vivre comme elle l'entend, et surtout, pouvoir suivre son père adoptif. 
Elle refuse de rester enfermée à une époque où c'était pourtant le lot de la plupart des jeunes filles.

Ce premier tome est donc très réussi, et donne envie de lire les suivants. 
Ma grande lectrice m'a d'ailleurs déjà demandé si la suite était publiée ! 


 



 
 
 



 

vendredi 28 juin 2024

Simone de Beauvoir, je veux tout de la vie, de Julia Kurbik et Julia Bernhard

Simone de Beauvoir, tout le monde la connait, ou plutôt, tout le monde connait ses écrits. 
Sa vie reste toutefois plus mystérieuse. 
On en connait les grandes lignes mais voici une bande dessinée qui se propose de nous en dévoiler davantage. 
 
 
 
 
 
Derdre se presse dans les rues de Paris.
Elle ne veut pas être en retard pour son rendez-vous avec Simone de Beauvoir.
Lorsqu’elle arrive, elle est accueillie par son hôtesse en pyjama qui l’a reçoit dans son salon pour lui parler de sa vie…


J’avoue avoir toujours été intriguée par la personnalité de Simone de Beauvoir.
On connaît ses écrits (que je me promets d’ailleurs de lire depuis longtemps sans en avoir pris le temps), son compagnon, mais on en sait finalement assez peu sur sa vie personnelle.
Dans cette bande dessinée, les autrices proposent de revenir sur des épisodes marquants de sa vie pour, sans doute, donner des clés de compréhension de ses écrits, ou, au moins, une meilleure connaissance de qui elle était.
De ce point de vue, c’est assez réussi.
Après un passage sur son enfance et son adolescence dans une famille aristocrate mais déclassée, on apprend qu’elle faisait partie d’une petite bande d’amis à laquelle appartenaient des philosophes dont le nom est encore beaucoup cité aujourd’hui comme Merleau-Ponty. 
Nul doute que cela lui a donné un cadre favorable à l'élaboration d'une pensée qui lui reste néanmoins complètement personnelle.
Plusieurs pages sont d'ailleurs dédiées à son évolution intellectuelle, la formation de sa pensée et de son envie de devenir un individu et pas une femme soumise à un mari.
On découvre aussi la vie de sa sœur, sa rencontre avec Sartre puis la période de la guerre tant critiquée (Sartre et Beauvoir ne se sont pas illustrés par leur résistance) et son amour pour Nelson Algren malgré sa vie avec Sartre (qui avait aussi de nombreuses conquêtes, c’était un accord entre eux).

C’est plutôt rapide, le format l’exige évidemment. 
Les évènements sont décrits en quelques cases, souvent efficaces, mais parfois, on aimerait qu'il y ait davantage. 
C'est aussi un portrait très valorisant, qui montre une admiration des autrices et pas de questionnement. 

Le choix graphique est très tranché, avec un dessin réaliste en noir et blanc, rehaussé de nuances de jaune moutarde. 
Ce choix est singulier, sans doute pour rappeler les photos sépias qui nous restent de cette époque mais cela fonctionne aussi très bien avec l'histoire qui nous est raconté. 
J'ai parfois eu du mal avec ces nez très dessinés, mais c'est un détail. 
 
Si vous appréciez Simone de Beauvoir, où si sa vie suscite un peu de curiosité, n'hésitez pas, il se pourrait que vous passiez un bon moment ! 
Julia Korbik a également écrit une biographie de la philosophe pour laquelle je me laisserai sans doute tentée...

 
 




 

 
 
 

mercredi 27 mars 2024

Héliotrope tome 2 de Joann Sfar et Benjamin Chaud

Voilà la petite BD du mercredi ! 
Et j’ai choisi une bande dessinée assez atypique mais que l’on a beaucoup vu à sa sortie : Héliotrope. 


Héliotrope vit avec sa grand-mère dans la maison familiale où elles gardent les objets magiques que ses parents ont réunis. 
Malheureusement, la mamie d’Heliotrope a une attaque et se retrouve à l’hôpital. 
Quand elle veut rentrer chez elle, elle se retrouve devant un mur de brique obstruant le passage vers la cours où se trouve sa maison. 
Elle va faire appel à ses amis pour trouver une solution…

Attention, BD qui décoiffe !! 
Il y a certains livres qui nous surprennent, qui sont différentes, un peu bizarre mais qu'on aime pour tous ces pas de côté. 
Heliotrope rentre dans cette catégorie et vient nous bousculer dans nos idées préconçues de ce que doit être une BD franco-belge. 
L'histoire du tome 2, comme celle du tome 1 d'ailleurs, est totalement imprévisible, délirante et loufoque.
L'héroïne, Héliotrope, est une jeune fille qui appartient à une grande famille de sorciers mais vit "simplement" dans Paris, dans leur hôtel particulier.
Elle a peu d'amis, s'intègre difficilement mais tente parfois de se conformer à ce qu'on attend d'elle (ce qui manque souvent son but). 
Mais ce qui est plus percutant pour le lecteur, c'est qu'elle n’a aucun filtre, pas de limites et, en plus, dispose de pouvoirs magiques ! 
Cela offre une myriade de possibilités aux auteurs qui s’en donnent à cœur joie. 
Elle a aussi des amis assez sympas, comme une vampire qui lui permet de survoler tout Paris. 
Excessive, elle se débarrasse sans états d’âme de ce qui la gêne et c’est rafraîchissant. 
 
L'histoire de ce tome 2 pourrait être classique, Héliotrope étant sur le point de perdre sa grand-mère, tout son monde bascule. 
C'est sans compter sur les péripéties qui vont se multiplier à un rythme effréné, et il faut suivre pour ne pas se perdre ! 
 
Dès la couverture, on reconnait le trait de Sfar qui vient ajouter sa touche de fantaisie, pour le plus grand plaisir des lecteurs. 
 
Je ne conseillerais pas forcément cette BD aux enfants, mais dès 10-11 ans, pourquoi pas ! 
Et pour les autres, ne résistez pas, c'est très sympa ! 
 
 






mercredi 28 février 2024

Portrait de femme : Lady Diana [Manga]

Une fois n'est pas coutume, voici un petit manga en un seul volume en ce mercredi ! 

Les manga qui n'appartiennent pas à une série sont plutôt rares et j'ai déjà tellement de séries en cours que je préférais éviter d'en commencer une nouvelle. 

Aucun souci avec ce titre donc, puisqu'il n'y a qu'un tome qui concerne Lady Diana. 

 



J'imagine que vous connaissez comme moi Diana, princesse de Galles qui eut le mauvais goût de ne pas attacher sa ceinture et mourut dans un tunnel parisien une fin de mois d'août il y a plus de 25 ans. 
Sa vie est un roman et toutes les caméras du monde se sont attachés à la suivre. 
Elle a elle-même beaucoup raconté et il ne reste sans doute plus grand chose à dire. 
Et pourtant, dans ce manga, j'ai appris quelques petites choses. 
Le récit s'attache à montrer les tenants et les aboutissants. 
On apprend ainsi que Diana a toujours été généreuse et a pris soin des autres mais un évènement particulier va l'inciter à s'engager encore plus dans cette voie alors qu'elle est princesse de Galles. 
De sa jeunesse à ses dernières années, l'histoire reprend ainsi les moments importants de sa vie et rappelle qu'elle avait trouvé son chemin dans l'ouverture aux autres, emmenant volontiers ses fils avec elle, au grand dam de la famille royale. 

Véritable récit hagiographique, les pages se succèdent pour chanter la gloire de cette princesse malheureuse en passant un peu sous silence la partie un peu plus sombre de sa vie. 
Il est surtout question ici de générosité, de partage. 
C'est très rapide, mais quelques pages de texte en fin de volume donnent davantage d'informations. 
 
Le dessin est assez sobre, les personnages sont tous dessinés avec de grands yeux et des visages doux. 

C'est donc une lecture toute douce, parfaite pour découvrir Diana, notamment pour les jeunes filles. 





mercredi 22 novembre 2023

Hooky de Miriam Bonastre Tur

Une petite BD en ce mercredi, ça vous dit ? 

Enfin, petite, petite, pas vraiment puisqu'il s'agit d'un volume de 224 pages. 
Mais plus il y a de pages, plus on peut prendre le temps de connaitre les personnages !   
 
 

 
Et ici, on a bien le temps ! 
Dani et Dorian sont deux petits sorciers frères et sœurs. 
A l'heure de la rentrée, ils ont manqué le bus qui devait les emmener dans leur nouvelle école ! 
Impossible de rentrer chez eux, leurs parents seraient trop fâchés, et impossible aussi d'aller à l'école car son adresse est cachée. 
Ils partent alors à l'aventure et des aventures, on peut dire qu'il leur en arrive... 

Depuis quelques temps, je partage des lectures avec ma demoiselle. 
Et je peux vous dire que ce Webtoon, nous l'avons beaucoup aimé. 
J'ai d'ailleurs succombé depuis quelques mois aux webtoons, ces BD a mi-chemin entre la tradition franco-belge et le manga qui sont publiés sur Internet en épisode. 
Quand j'ai vu que Dupuis publiait Hooky, j'ai rapidement craqué parce que j'aime bien lire sur la tablette pour ne pas encombrer ma bibliothèque, mais je protège quand même les yeux de mes enfants et en version papier, c'est mieux (mais la version numérique est disponible aussi).
 
Dans cette version, l'autrice a juste modifié la mise en page pour qu'elle corresponde à la pagination. 
Pour le reste, on retrouve le déroulement d'un webtoon où on découvre les personnages, où les différents chapitres peuvent se dérouler comme de petits épisodes autonomes, quand d'autres se suivent et créent un peu de suspens. 
Les deux petits sorciers sont attachants, comme les personnages (nombreux) qui viennent se greffer à leur aventure. 
C'est un monde un peu hybride, où le bus scolaire vient chercher les enfants, mais où le téléphone ne semble pas exister et où les sorciers finissent encore sur le bucher. 
Le trait est un peu suranné, par rapport aux dessins léchés dont on a l'habitude depuis quelques temps. 
Les couleurs sont posées en aplat, avec des tonalités sombres et chaudes. 

On sent parfois les obligations de rythme de publication des webtoons, avec une histoire qui prend le temps de bien présenter les personnages. 
On espère que le tome 2, qui vient de paraitre, va apporter un peu d'action maintenant que nous connaissons tout le monde ! 
Ma demoiselle a trouvé cela "très chouette", elle aime bien Dani mais elle espère qu'elle va s'améliorer en magie, parce que pour le moment, c'est pas gagné 😂.








 
 
 

 

lundi 12 juin 2023

L'homme qui aimait les plantes de S.Piatzszek et B.Blary

Je commence une petite semaine "BD" avec ce très joli titre "L'homme qui aimait les plantes". 
Ce livre est assez particulier. 
Publié dans la collection Quadrants du groupe Delcourt Soleil, il comporte un petit bandeau "la médecine autrement". 
Il y avait là de quoi m'attirer fortement !
 
 
 

 
L'histoire racontée ici est celle de Jacques Fleurentin, ethnopharmacologue qui a consacré son existence aux plantes qui soignent. 
Il a parcouru le monde pour dégotter les plantes les plus lointaines et pour documenter l'utilisation que les populations locales en font. 
Cela lui a permis de participer grandement à la constitution d'un répertoire de plantes et surtout, d'un répertoire d'usages qui permettent de garder une trace très utile quand on veut revenir à des soins plus naturels, ou en tout cas, moins de synthèse.
 
Mais dans cette bande dessinée, c'est la couverture aquarellée qui m'a tout de suite attirée !! 
La promesse d'un album aux couleurs douces est parfaitement tenue !
Le dessin est vif, descriptif (c'est une BD documentaire, ça correspond bien), et certaines pages qui se déploie sur tout l'espace promettent de belles vues de paysages, de plantes ou de voyages ! 
 
Et d'ailleurs, parlons-en des plantes. 
Plusieurs d'entre elles sont illustrées dans le livre, à la manière des planches de botanique du 19e siècle. 
On en apprend ainsi davantage sur la plante et ses usages, même s'il n'est pas du tout question ici de faire un traité d'herboristerie. 
 
Le sujet est traité avec soin, en 88 pages qui vont vite (c'est la vie d'un homme, il y a beaucoup à dire) mais qui permettent aussi de bien comprendre son parcours, ce qui l'a motivé dans la vie. 
On croise quelques personnes connues, mais ce n'est pas le plus important. 
Les inconnus, les nomades, les guérisseurs de village sont finalement ceux qui détiennent le savoir et méritent l'écoute et le respect. 

C'est donc une très jolie découverte que je vous conseille sans hésiter !
 











mercredi 24 mai 2023

Sherlock Holmes et les mystères de Londres, tome 1

C'est l'heure de la petite BD du mercredi !! 
Et ce sera avec une BD un poil classique avec un héros déjà très très connu cette semaine. 
J'ai nommé... Sherlock Holmes !
 
 
 
 
 Le corps d’une fillette a été retrouvé dans la Tamise. 

La police suspecte une communauté Jamaïcaine d’avoir utilisé cette enfant pour des cérémonies vaudous mais L’inspecteur Lestrade n’est pas d’accord et fait appel à son vieil ami Sherlock Holmes. 

Celui-ci accepte d’aider la police… 


Il existe tellement d’adaptation des histoires de Sherlock Holmes, qu’il est toujours périlleux de se lancer dans une nouvelle version. 

Michel Suro a choisi un style assez classique pour le dessin et dessine Sherlock sans référence aux acteurs les plus célèbres qui l’ont incarné. 

Cela lui permet de proposer un personnage avec un peu d’originalité et bien identifiable. 

Le choix des couleurs forme un ensemble de marrons, verts et jaunes dans les rues de Londres, ce qui lui permet de mettre en place une atmosphère urbaine tout en soulignant l’insalubrité de certains quartiers. 

Les tâches de couleur vive donnent du rythme et du mouvement lorsqu’il y en a. 


L’histoire nous fait voyager de Londres à Paris, où Sherlock va chercher un informateur. 

Il en profite pour croiser Oscar Wilde avant son départ, et Toulouse-Lautrec une fois arrivé, avant de partir avec Félix Féneon qu’il ramène chez lui ! 

Cette incursion de personnages célèbres est amusante et sort de l’ordinaire mais il m’a manqué un peu de vraisemblance tout de même. 

C’est aussi Fénéon qui apporte la plupart des informations qui font avancer l’enquête. 

Le légendaire sens de l’observation et de la déduction de Sherlock passe un peu à la trappe, donc, au profit de l’action et des avancées de l’enquête. 

Et de l’action, il y en a ! 

Le rythme est endiablé, les personnages sautent d’un train dans un fiacre, s’introduisent dans une maison sans sourciller. 

On ne s’ennuie pas ! 


Comme il s’agit d’un tome 1, vous n’aurez pas le fin mot de l’histoire et il vous faudra attendre que le tome suivant paraisse. 

Sherlock redeviendra alors sans doute Sherlock quand il lui faudra remettre toutes les pièces du puzzle ensemble. 

Si vous aimez les BD où il y a de l’action et que vous trouver Holmes souvent trop cérébral, vous ne serez toutefois pas déçu ici ! 

 
 
 
 




 
 
 
 
 
 


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