jeudi 30 mars 2017

Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre { Prix Audiolib }

Lemaitre et moi, ce n'est pas facile.
Voilà le deuxième roman de cet auteur que je lis avec une impression finale mitigée (le premier était Robe de marié).
Je ne sais pas pourquoi, mais il y a toujours quelque chose qui me retient de vraiment aimer. 
Pourtant, j'ai toujours un a priori positif, je suis enthousiaste à l'idée d'ouvrir le roman, mais ça ne marche pas. 
Celui-ci avait un sujet intriguant, original, j'avais envie d'aimer mais je suis restée un peu à côté. 

A Beauval, Antoine est un petit garçon comme les autres, qui joue dans le bois, a construit une cabane pendant que ses copains restaient scotchés devant la console d'un copain. 
Mais Antoine, lui, n'a pas le droit d'avoir une console. 
Et puis le chien des Desmedt est mort, et c'est là que tout a basculé. 
Quand le petit Rémi Desmedt a disparu, on n'a pas compris tout de suite que c'était grave. 
Les gamins, ça joue dans la forêt et puis ça rentre à pas d'heure. 
Mais pas Rémi...

La particularité de ce roman, c'est évidemment son narrateur. 
Antoine est un enfant de 12 ans qui doit faire face à une situation tragique peu habituelle où il est traversé par des sentiments qui lui sont inconnus avec cette intensité. 
Pendant une bonne partie du roman, on suit ses inquiétudes, ses hésitations, ses envies de dire ce qu'il sait pour se libérer, ses délires aussi quand il se croit au bord d'une arrestation musclée. 
C'est très vraisemblable et on imagine assez bien un jeune garçon de cette âge dans cette situation difficile. 
Mais cela ne m'a pas touchée.
Je l'ai trouvé agaçant, centré sur lui-même et j'avoue n'avoir eu aucune empathie. 
J'ai écouté cette histoire avec un peu d'intérêt évidemment, je voulais savoir ce qui allait se passer, mais c'est tout. 
Je crois que je pensais beaucoup plus à ce que devait ressentir la mère de la victime plutôt qu'à ce qu'il ressentait lui. 
Cet enfant qui a finalement plus peur qu'autre chose, ne m'a pas vraiment ému. 

Mis à part ce gros bémol, le texte est bien écrit. 
Lemaitre maîtrise sa plume et les mots coulent sans obstacle. 
Les péripéties sont néanmoins un peu grosses, même si elles sont intégrées dans le récit qui ne pourraient pas fonctionner sans elles. 

La version audio sert parfaitement le texte avec la voix de Philippe Torreton qui reste très discret, sans surjouer la parole des personnages. 
Il laisse toute la place à notre imagination et comme c'est souvent le cas, l'entretien final est très intéressant.
C'est ici un dialogue entre Torreton et Lemaitre qui éclaire la lecture et les choix que le comédien a fait. 
Une belle idée.

Au final, j'ai donc un avis très mitigé, mais si vous avez envie de le lire, je vous conseille la version audio ! 



http://www.audiolib.fr/prix-audiolib



mardi 28 mars 2017

Le dernier des nôtres d'Adelaïde de Clermont-Tonnerre { Prix Audiolib }

Voici enfin venu le temps de vous parler de mes écoutes/lectures pour le prix Audiolib et je commence avec une très belle surprise, un joli roman, un de ceux qui ne se dévoilent pas immédiatement mais qui savent accrocher le lecteur. 
Une histoire bien ficelée, un récit maitrisé, ces pages ont su me séduire et me donner envie de rester avec les personnages. 
Il faudrait presque un second tome pour savoir ce qu'ils deviennent. 

En 1970, dans ce restaurant où il a ses habitudes, Werner est soudain saisi par la vision d'une femme dont il tombe immédiatement amoureux. 
Lui qui a l'habitude des aventures sans lendemain se sent d'un seul coup démuni face à cette image parfaite qui provoque en lui des sentiments inconnus. 
Impulsif, il se rue dans sa voiture lorsqu'elle quitte le restaurant pour la suivre et savoir qui elle est... 
En 1945, dans Dresde, une femme enceinte gravement blessée par les bombardements est portée par deux soldats dans la Cathédrale de la ville encore debout. 
L'enfant arrive et il faut aider la jeune femme... 

Dans ce roman singulier, la romancière à entrelacé deux récits à deux époques différentes. 
Le premier est celui de la vie de Werner dans New York dans les années 1970. 
Le second raconte les débuts dans la vie du même Werner né en plein bombardement à Dresde en Allemagne et la fuite de sa tante hors d'Allemagne en le protégeant comme elle le put. 
Alors que dans le premier, Werner raconte lui-même sa jeune vie d'amoureux transi, le second est transmis par un narrateur omniscient. 
J'ai clairement été plus passionnée par le second récit pendant tout le premier tiers du roman. 
Il y a un vrai suspense, on se demande comment sa tante va faire pour les sortir d'Allemagne, et comme on sait qu'il a ensuite été adopté, on attend évidemment de savoir ce qui a bien pu se passer pour qu'elle l'abandonne. 
L'auteure sait aussi maintenir l'attente, car dans le deuxième tiers, elle bascule au moment de l'adoption de Werner, et on ne sait toujours pas ce qui lui est arrivé. 
Le premier récit, celui de l'histoire d'amour contrariée de Werner et de son ascension dans les affaires, est moins palpitant, mais cela se lit avec plaisir tout de même. 
Et puis les choses basculent et les fils se tissent entre les deux récits et on ne peut plus lâcher le roman. 

Le début du texte enchaîne aussi les références au roman sentimental de Flaubert. 
Il se trouve que j'ai beaucoup travaillé sur la scène où Frédéric tombe amoureux de la cheville entraperçue sur le pont d'un bateau. 
J'ai donc retrouvé avec plaisir les phrases de Flaubert à peine dissimulées dans les premières pages du texte. 
Peut-être l'auteure aurait-elle pu davantage tisser sa propre trame autour de ces références, mais c'est un vrai plaisir de les entendre et cela pose d'emblée l'histoire. 
Évidemment, je me suis demandée si l'histoire dans laquelle j'entrais serait du même genre que celle de Flaubert, mais il étaient bien plus désabusé qu'Adélaïde de Clermont-Tonnerre.

Et puis l'histoire traite des thèmes très variés mais puissants, comme la paternité dont les questionnements traversent Werner.
Il a l'impression de s'être construit seul mais est-ce vrai et comment se comporter face à une figure de père qui lui est totalement inconnue ?
Sa soeur l'oblige aussi à se confronter à son modèle de réussite sociale et sa compagne le renvoie à d'autres réalités qu'il n'accepte qu'en partie.
C'est donc un roman riche qui recèle des réflexions multiples où chacun peut se reconnaitre.

Si la lecture audio vous tente, ce livre dure 16 heures, mais la lecture de Rémi Bichet est très expressive. 
On a un peu l'impression d'être dans un feuilleton radio, les personnages nous parlent, le comédien crie quand ils crient, il pleure, invective... 
Je crois que j'aime les livres audios moins "joués", où le lecteur est plus neutre, mais c'est une question de goût. 

Si la période historique vous plaît, si cette histoire vous tente, si vous cherchez un roman vivant et attachant, si vous avez envie de vous plonger dans un beau récit, n'hésitez pas, ce roman mérite son prix !




http://www.audiolib.fr/prix-audiolib



dimanche 26 mars 2017

Sunday mood d'anniversaire 🎉🎂🎁🎊

Aujourd'hui, c'est un grand jour chez nous.
Cela fait trois ans que nous sommes trois, trois ans que je suis la maman d'une petite fille pleine de vie qui est infatigable, trois ans que je ne m'ennuie plus jamais.
Du coup, je me suis fendue d'un petit billet pour elle par ici 😊.




Comme c'était quand même une occasion, je m'étais forcée un peu et j'ai organisé un déjeuner de famille !
Cela fait presque 20 ans que je les connais mais mes beaux-parents n'avaient jamais mangé avec ma maman.
Voilà qui est chose faite et même ma mamie était là.
Et personne ne s'est écharpé, ce qui est plutôt bon signe.




Je ne vous fais pas de billet "cuisine", pas eu le temps de prendre une photo, mais il y avait de la marmite dieppoise au menu et on s'est régalé.
Mademoiselle avait demandé un gâteau au chocolat, et même s'il y avait de la tarte au citron pour les grands, elle a dévoré toute seule son petit gâteau (et moi, j'étais un peu fière qu'elle préfère mon gâteau sans prétention à la tarte du pâtissier).




Je vous laisse, je suis épuisée et mon oreiller m'appelle.
Mais je vous mets quand même un peu de musique...







samedi 25 mars 2017

J'ai testé... La Kube !

Il y a quelques semaines, j'ai reçu une Kube !
Je l'ai gagné sur Instagram, lors d'un concours organisé par les éditions 10/18.

Si vous n'êtes pas familier des boxs en tout genre, et en particulier des boxs de livres, vous ne connaissez peut-être pas ce concept.
On nous propose tout simplement de nous envoyer un bouquin surprise par mois accompagné de petites surprises.
J'avais déjà eu l'occasion de tester une autre box qui m'avait beaucoup plu (billet ici).
Il y avait donc un petit challenge pour relever le défi et atteindre au moins le même niveau (j'ai commandé plusieurs autres boxs Exploratology et le calendrier de l'avant depuis le premier essai).




Pour la Kube, il faut commencer par aller sur le site et remplir un formulaire où on vous demande ce que vous avez envie de lire.
Vous pouvez noter des choses ou rien, comme vous voulez.
Ensuite, vous validez.
Soit vous avez choisi de valider le choix du libraire, soit vous gardez la surprise complète et vous attendez que le facteur vous livre une boite cartonnée rectangulaire.




Quand la box arrive, on l'ouvre et on trouve :
  • 1 livre qui est censé répondre à vos envies
  • 1 joli marque page
  • 1 belle carte postale
  • Le mot du libraire qui a choisit le livre 
  • 1 dossier illustré et édité pour la box
  • 1 petit magazine intitulé Préface
  • 1 bougie
  • 1 petit sachet de thé
C'est donc une box plutôt bien remplie pour 15 euros par mois.

J'avais demandé un roman policier avec du moyen âge dedans, de l'aventure, une pointe d'exotisme.
On m'a proposé par mail L'énigme de Saint-Olav et j'ai accepté tout de suite vu que je ne connaissais pas.
Le système qui permet de valider le choix du libraire est plutôt intelligent quand on a une PAL obèse comme la mienne.
Cela permet d'être sûr de ne pas recevoir deux fois la même chose.
On ne peut valider qu'une fois, mais là, c'est très bien tombé.




J'accroche moins avec le dossier qui raconte la vie d'un mathématicien célèbre du 20e siècle (mais c'est bien fait hein).
Le thème change tous les mois, alors celui d'un autre mois pourrait être plus intéressant.

Le petit magazine présente l'éditeur associé du mois, ici Allary Editions, des coups de coeur des libraires, l'actualité littéraire.
C'est joli et même si certaines informations sont un peu répétitives au début du magazine, c'est sympa.

C'est donc une box plutôt soignée, avec une belle surprise pour le roman qu'elle contenait.
Si vous avez un cadeau à faire à un lecteur, cela permet de lui proposer une box originale, mais il faut que le libraire tombe juste.
Du coup, si vous avez un cadeau A VOUS faire, cela peut être encore mieux 😉








jeudi 23 mars 2017

Un avion sans elle de Michel Bussi

Voilà un roman que vous n'avez sans doute pas manqué à sa parution, et encore moins quand il est sorti en poche. 
La publicité pour les livres étant désormais autorisée, il y a des auteurs que l'on retrouve souvent sur les panneaux publicitaires. 
Michel Bussi est de ceux-là avec quelques uns de ses camarades en tête des ventes de romans. 
Je dois néanmoins confesser que ce n'est pas pour cela que je connais Michel Bussi et que j'ai eu envie de le lire. 
Il se trouve que j'ai travaillé plusieurs années dans le bureau voisin du sien et que j'ai lu ses tout premiers romans dans leurs éditions originales.
Je n'ai jamais demandé d'exemplaire dédicacé, cela me semblait un peu bête, c'était un collègue qui écrivait des petits (gros quand même) polars régionaux pendant ses vacances et c'était très bien comme ça. 
J'aurais peut-être dû finalement... 
Enfin bref, je vous raconte ma petite vie parce que je pense que mon jugement est un peu biaisé par tout ça. 
Bussi a pour moi cette image d'universitaire qui a un passe-temps rigolo et je n'étais pas sûre d'arriver à le prendre au sérieux dans ce roman. 

Je vais néanmoins avouer tout de suite que j'ai fini par m'y laisser prendre, un peu tard à mon goût mais tout de même.  

Le 23 décembre 1980, le vol Istanbul-Paris s'écrase sur le mont Terrible. 

Il n'y a aucun survivant, à part un bébé de trois mois qui est immédiatement conduit à l'hôpital. 
Mais l'enfant n'était pas le seul bébé à bord de l'avion et deux familles se disputent cette petite fille qui démarre bien mal sa petite vie. 
18 ans plus tard, l'identité de l'enfant n'est toujours pas connue. 
Lily a grandit avec un prénom conjuguant ceux de ses deux identités supposées : Émilie et Lyse-Rose. 
Le détective qui a cherché toutes ces années l'identité de l'enfant n'a rien trouvé, malgré 18 ans d'acharnement.
La veille des 18 ans de la jeune femme, il lui transmet un cahier avec toutes ses recherches...  

Bon, je me suis laissée prendre, mais ce fut tout de même laborieux. 
Le volume est épais (ou plutôt, il est long en version audio) et il faut attendre bien longtemps avant qu'il se passe quelque chose de vraiment palpitant. 
Et puis j'ai été agacée par des trucs qui me paraissaient évidents ou par d'autres qui n'arrivaient pas assez vite. 
Je comprends qu'en 1980, les analyses ADN n'existaient pas, mais depuis 18 ans, il y avait largement la possibilité de les faire ces analyses. 
Bussi explique, bien sûr, que cela n'ait pas été fait, il trouve une bonne justification, mais là, j'ai flairé le twist final à 10 kilomètres (comme il y en a deux, tout n'était néanmoins pas perdu, rassurez-vous). 

J'ai donc eu du mal à me mettre dedans pendant tout le premier tiers du roman. 
C'est un peu répétitif, on tourne pas mal en rond. 
Ça s'améliore ensuite et on a forcément envie de savoir comment l'auteur va s'en sortir, ce qu'il a prévu pour nous embobiner. 
Le dernier tiers retombe un peu dans les défauts du premier. 
Il y a beaucoup de digressions, notamment sur Lily et sa grand-mère. 
Et puis les péripéties de la fin m'ont semblé vraiment de trop. 
J'imagine que cela fera un super téléfilm, avec un dernier épisode palpitant, mais moi, j'en avais un peu marre. 

La version audio, par contre, est intéressante. 
Le comédien François Hatt a su donner une voix à chaque personnage. 
C'est parfois un peu too much mais on se repère bien dans l'histoire. 

En bref, je dirais que c'est tout de même un thriller efficace, qu'on se laisse prendre au jeu, que je n'avais pas vu venir l'un des retournements de situation de la fin, mais j'en ai lu de plus palpitants. 
(Mais c'est quand même beaucoup mieux que les premiers de l'auteur).





La fiche du livre audio

Merci Audiolib 


dimanche 19 mars 2017

Sunday mood en vitesse... 🌬🌪

J'ai des tas de copies à corriger, un dossier à finir pour le ministère, un article à corriger pour dans... 10 jours !!! 😫😱
Alors je passe en vitesse vous faire coucou ce soir.
Pas de gâteaux par ici, pas beaucoup de lecture même si j'ai fini un beau roman en début de semaine dont je vous parle ici.




Il y a quand même eu un peu de crochet hier pour tenter de profiter du weekend et me reposer (rapport à la toux qui ne veut pas partir).
Madame Lapin a maintenant un bel ensemble pour affronter les derniers frimas et comme elle est cool, elle a fait un beau bandeau pour sa copine Madame Chien.
C'est mieux pour surveiller les enfants, non ?

Allez, je vous laisse avec une petite chanson qui me plait beaucoup en ce moment (si cela vous fait penser à une très jolie pub qui passe en ce moment, c'est normal 😉).
Je vais aller voir ce qu'ils font d'autres d'ailleurs.

Bon début de semaine !!!






vendredi 17 mars 2017

Et si tu n’existais pas de Claire Gallois

Une petite douceur, ça vous tente ?
Un roman d’une petite centaine de page d’une délicatesse incroyable, d’une sensibilité à fleur de peau qui ne pourra pas laisser indifférent.


A 6 ans, une mère qu’elle n’avait jamais vue vient l’arracher aux bras de sa tendre nourrice Yaya sans même lui laisser le temps de dire au revoir.
La voiture démarre dans un nuage de fumée, faisant disparaitre celle qui a bercé ses nuits, qui a consolé ses chagrins, celle qui était comme une mère quand sa mère ne saura pas l’être.
Commence alors une vie de résistance enfantine contre une famille qui ne sait pas aimer, qui ne sait pas parler quand il le faudrait et qui ne l’acceptera jamais vraiment…

Je viens de terminer ce texte et j’en suis absolument charmée.
C’est son résumé qui m’avait plu, ne connaissant pas du tout l’auteure.
Cette scène initiale de l’arrachement d’une enfant à sa nourrice par une mère qu’elle n’avait jamais vu m’a intriguée.
Ayant déjà largement de quoi faire dans ma bibliothèque, je n’avais pas pris ce livre, et puis j’y suis revenue, l’envie étant la plus forte (c’est souvent bon signe).
Et j’ai bien fait vu qu’il n’est pas resté plus de quelques jours dans ma PAL (fait exceptionnel).

Le résumé dit tout, l’histoire est assez simple, mais il y a bien plus dans ce roman.
Comme on peut s’en douter, cette enfant va passer plusieurs années à rechercher celle qu’elle ne connait que sous le nom de Yaya.
Rejetant cette famille qui ne l’a pas accueillie comme elle l’aurait dû, elle n’aspire qu’à retrouver un peu de la douceur passée.

Le texte qui nous raconte ces errances est d’une sensibilité à fleur de peau.
On ne peut que verser quelques larmes à la lecture des dernières pages, pour ce qu’elles racontent et parce qu’il va falloir sortir de ce cocon qu’a su créer Claire Gallois.
Et pourtant, le texte est dur.
Il ne s’agit pas d’un petit récit gentillet sur l’enfance.  
Ce que vit cette enfant n’est pas enviable et on voudrait pouvoir la prendre dans nos bras pour lui apprendre que la vie, ce n’est pas toujours comme ça.
Mais elle le sait, car elle a connu des temps plus heureux, ce qui rend son sort encore plus cruel.
Le paradis perdu l’est réellement et ne laisse aucun espoir.

Je me suis demandée si le livre était autobiographique, ou s’il racontait une histoire de famille, mais finalement, je n’ai pas vérifié.
Qu’importe l’origine, le texte est beau et cela suffit.
N’hésitez donc pas à dévorer cette petite pépite douce amère.










mercredi 15 mars 2017

Agatha es-tu là ? de Perge et Rivière

Il y a quelques semaines, je vous parlais d'un roman qui racontait la disparition d'Agatha Christie pendant 10 jours en 1926. 
Cet épisode doit être à la mode, car voici un autre roman complètement différent qui vient de sortir sur ce sujet. 
D'une tonalité vraiment différente, il imagine une disparition beaucoup plus agitée pour la romancière.

Décembre 1926, Agatha Christie a disparu !
Malgré les recherches, elle reste introuvable. 
Sa voiture a été abandonnée près de l'étang de Silent Pool à quelques kilomètres de chez elle, mais les sondages dans l'étang n'ont rien donné. 
De nombreuses personnalités se sont mêlés à l'affaire, comme Arthur Conan Doyle qui enquête autour de Sunningdale où la romancière habite. 
Les jours passent sans aucune avancée dans cette affaire... 

Comme dans la vraie vie, Agatha Christie est invisible pendant un bon premier tiers de ce roman ! 
Les chapitres s'enchaînent, très courts, et portent chacun sur un personnage différent. 
Il y a Arthur Conan Doyle qui s'est lancé à la recherche de sa confrère, un journaliste de la BBC, une paparazzi de l'époque ou des malfrats en goguette. 
Chaque chapitre est titré du lieu et de l'heure où il se déroule, ce qui permet de se repérer et de suivre en parallèle les différents récits et les aventures de chacun. 
Certains récits mont paru exagérément détaillés au début du roman, mais cela permet de mieux connaître les personnages. 
L'impression foisonnante du début du livre s'estompe ensuite quand on commence à repérer les personnages, et vous vous en doutez, les différents fils se rejoignent en partie, ce qui simplifie le récit dans le dernier tiers du livre. 

Mais l'histoire imaginée ici est très rocambolesque. 
Chantage, enlèvement, assassinat, espionnage, l'auteur s'est clairement amusé à imaginer une disparition très agitée pour cette pauvre Agatha Christie. 
Elle n'a pas beaucoup de répit et doit faire face au danger pour se sortir de cette situation qu'elle n'attendait pas. 
La dépression qu'on lui suppose pendant les 6 premiers jours de sa disparition est passée sous silence (sans doute est-elle jugée peu intéressante) pour s'intéresser aux derniers jours supposément agités de son séjour à Harrogate. 
L'hôtel à Harrogate
C'est amusant à lire, mais cela ne m'a pas vraiment convaincu. 
Il y a beaucoup trop de monde impliqué pour qu'une telle affaire soit restée secrète si longtemps. 
Certains n'auraient pas pu s'empêcher de parler, cela semble naturel. 
Mais c'est tout de même très sympathique. 

Si cet épisode de la vie d'Agatha Christie vous intéresse, si vous avez envie de lire un petit roman rigolo sur la romancière, si vous voulez tout lire sur elle, si vous allez à Harrogate en vacances, ce roman pourrait bien vous plaire.

Cette couverture est superbe, non ? (tout est dans le reflet...)



Merci aux éditions du Masque
 et à Net Galley




lundi 13 mars 2017

Pour l'amour de Dieu

Elle était entrée sans réfléchir.
© Emma Jane Browne
Elle avait posé sa main sur le bois usé et chaud de la porte. 
Elle aimait le contact de ces matières nobles, le bois, la pierre, elle ressentait toujours un profond bien être à se trouver dans de vieux bâtiments. 
Elle avait l'impression qu'une âme y palpitait, qu'elle ressentait la présence de ceux qui étaient passés avant elle. 

Elle n'était pourtant pas croyante. 
La vie ne l'avait pas gâtée et depuis les superstitions de son enfance, elle avait fait la part des choses. 
Les beaux discours des prêtres ne la fascinaient plus, l'ancien testament comme le nouveau lui apparaissaient comme de jolis contes pour endormir les plus souffrants. 
Dans les églises, néanmoins, elle aimait retrouver un peu de calme. 
Son esprit s'apaisait. 
Elle se gavait de cette quiétude forcée que le lieu imposait à ses visiteurs. 
Elle s'y noyait aussi parfois. 
Son esprit divaguait alors et si elle n'y prenait pas garde, il pouvait l'emporter vers des souvenirs bien trop douloureux pour qu'elle s'y perde trop longtemps. 

Pour éviter cette torpeur dangereuse, elle ne s'asseyait pas, préférant faire le tour en admirant les œuvres qui décoraient les chapelles. 
Mais aujourd'hui, elle était si fatiguée. 
Elle avait marché encore et encore pour ne plus penser. 
Elle avançait sans but et sentait ses pieds se poser l'un après l'autre sans qu'ils puissent s'arrêter. 
Elle ne faisait plus attention à ceux qui l'entouraient. 
Elle était entrée en elle-même, elle vivait avec ceux qui n'étaient plus. 
Elle se sentait glisser doucement vers un abîme dont elle risquait de ne pas vouloir sortir. 
Et puis là, dans cette église, elle sentit soudain la chaleur des rayons du soleil sur son visage. 
C'est alors qu'elle le vit. 
Il la regardait sans doute depuis plusieurs minutes. 
Il était grand dans le halo lumineux, et ses yeux la transperçaient littéralement. 
L'espace d'un instant, elle eut l'impression qu'un Dieu l'avait enfin entendu et se montrait à elle dans cette modeste église. 
Mais ce n'était que lui... Et c'était déjà tellement. 
Après ces milliers de kilomètres parcourus, après tout ce qu'elle avait perdu, il était simplement là, attendant peut-être qu'elle pousse un jour cette porte pour la retrouver.
Il lui sourit avec ce doux sourire qui la ramena dans son pays de miel et d'amande d'autrefois. 
Elle n'osait bouger de peur qu'il s'évapore. 
C'est lui qui fit le premier pas...


Pas sûre que ce texte soit très clair mais je vous le livre tout de même.  
Vous trouverez d'autres textes chez Leiloona.







dimanche 12 mars 2017

Sunday mood bien tranquille ☕️😴

Il y a des dimanches doux, plein de surprises et de tranquillité.
Il y a des dimanches où le ciel ne se découvre pas, mais on s'en fiche.
Il y a des dimanches où on ne sort pas mais la maison nous suffit.
Il y a des dimanches où il n'y a rien à la télé mais on a bien d'autres choses à faire.




Cette semaine, la rhino pharyngite a refait son apparition pour la troisième fois cette année.
Je tousse, j'ai mal partout, je n'entends rien et je dois rester le plus loin possible de mon mini moi pour éviter la contagion.
Sur ce dernier point, je crois que je n'y suis pas arrivée.
C'est dommage parce que cette semaine, j'ai enfin bien avancé dans le rangement de mon grenier, j'avais des trucs sympa de prévu qu'il a fallut annuler et j'avais prévu de travailler ce weekend sans résultat.




Cette semaine, le chef de gare m'a aussi dit que si j'étais dérangé par un sale type (voir ici), je n'avais qu'à m'assoir ailleurs.
Le problème, c'est que le sale type en question semble prendre le train tous les mercredis, est imprévisible et qu'il monte dans une voiture pour en changer ensuite.




Mais cette semaine, il y a eu aussi le printemps qui pointe le bout de son nez, les jonquilles en fleur cueillies par une petite main et déposées dans l'eau, une belle promenade sans manteau à la grande ville, un cours très gratifiant avec un sujet difficile mais des étudiants attentifs, une maison qui se range de plus en plus facilement (le grand tri continue).




Et puis ce dimanche, il y a eu une visite de ma maman, des crêpes impromptues juste parfaites faites par monsieur, mon canapé accueillant, la musique d'Erik Satie au début d'un épisode de l'inspecteur Morse, la machine à coudre enfin déballée après plusieurs mois d'attente, une enfant surexcitée, mon bureau enfin rangé.




La semaine qui arrive s'annonce périlleuse avec une voix qui fait défaut, un troisième rendez-vous chez le médecin en 3 mois (d'ordinaire, j'y vais à peine une fois par an), du travail en retard et urgent.
Alors on va écouter Erik Satie, méditer un peu pour arriver à travailler calmement, manger les deux dernières crêpes...

Bonne semaine à vous !





mardi 7 mars 2017

L'héritière de sainte-Colombe de Carole Townend

Revoilà un roman Harlequin par ici !
De temps en temps, ça m'amuse de m'y plonger et quand l'histoire est bien ficelée, cela peut être un vrai plaisir. 
Ce fut le cas ici. 
Roxane a choisi de s'enfermer au couvent. 
Déjà fatiguée des hommes, elle refuse de passer sa vie sous la coupe d'un mari après avoir subi les volontés de son père. 
Dans quinze jours elle prononcera ses vœux et si sa volonté vacille parfois, il est sans doute légitime de douter un peu quand on prend une décision aussi importante. 
Mais son père n'est pas décidé à la laisser faire. 
Le domaine pourrait bien échoir à un neveu peu recommandable, ce qui lui paraît tout bonnement inimaginable. 
Il convoque alors l'un de ses anciens écuyers devenu Chevalier et maître d'un petit domaine. 
Il lui propose d'enlever Roxane et de la déshonorer pour la forcer à quitter le couvent. 
Mais rien ne va se passer tout à fait comme prévu... 

Apparemment assez classique, cette histoire se complique néanmoins grâce (ou à cause) au neveu qui entend bien hériter du domaine.   
On devine comment va se dérouler l'intrigue amoureuse, mais ce n'est finalement pas l'essentiel, et j'ai trouvé que l'auteur arrivait à proposer une bonne variation sur le modèle classique de la jeune femme qui tombe amoureuse de son bourreau.
Vous aurez noté que je ne suis jamais aussi enthousiaste que lorsque le roman Harlequin s'éloigne du modèle.
Celui-ci le suit mais nous propose une subtile variation qui en fait sa qualité première. 

Le style est simple mais efficace, c'est une traduction mais on voit bien qu'il n'y a pas de fioriture particulière dans la version originale.
Le texte se tient néanmoins et se lit avec plaisir.
L'histoire évite les détails scabreux pour se concentrer sur les péripéties aventureuses. 
Il y a d'ailleurs peu de scènes un peu osées, mais ce n'est pas la bonne collection pour ça 😁.
Si vous avez envie d'un peu plus de fantaisie, allez voir chez Azur plutôt. 
Comme c'est une série en 4 tomes, on entrevoit aussi les personnages d'autres volumes, ce qui me donne toujours envie d'en lire d'autres (je suis faible).
Roxane a eu une vie avant de retrouver ce chevalier de son enfance et les personnages sont juste évoqués, mais suffisamment pour éveiller la curiosité.

C'est donc un petit roman bien sympatoche à lire, une petite plongée romantique dans le Moyen Âge avec un soupçon d'aventure.
Si cela vous tente, n'hésitez pas. 
Quant à moi, le tome 2 est dans ma liseuse :) 


Merci Harlequin 
et net Galley



Chez Stephie, il doit y avoir plein d'autres lectures plus osées :)

http://www.milleetunefrasques.fr/2017/02/defense-poil-stephane-rose/


lundi 6 mars 2017

La carrière du mal de Robert Galbraith

Je crois qu'on ne présente plus Robert Galbraith. 
Après trois tomes consacrés aux aventures de Cormoran Strike, le talent de J.K. Rowling pour changer de genre n'est plus à démontrer. 
Si Une place à prendre est encore dans ma PAL, j'ai dévoré les tomes de la série Cormoran Strike les uns après les autres, les gardant chaque fois comme des gourmandises pour les moments où je peux en profiter. 
Et la Carrière du mal ne m'a pas déçu, même si j'ai mis plusieurs semaines pour publier ce billet. 

Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.
Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.
Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…


Encore une fois, l'intrigue est bien ficelée. 
Rowling a le don de construire de belles histoires qui tiennent le lecteur en haleine. 
Au bout de quelques pages seulement, on a peur pour Robin, on la suit avec anxiété en espérant qu'elle va échapper à l'assassin. 
L'enquête n'est pas particulièrement originale mais on y croit, on cherche avec Cormoran qui pourrait être le coupable parmi ses connaissances, on scrute les hommes qu'il croise en se demandant si cela ne pourrait pas être celui-ci ou celui-là. 
J'avais de lourds soupçons envers l'assassin, mais une série de détours m'avait fait changer d'avis, et ce n'est pas le plus important finalement. 

Car ce qui est sympa dans cette série, c'est surtout de suivre les aventures de Cormoran et Robin. 
Depuis le premier tome, Cormoran est très attiré par Robin, qui est elle-même fiancée avec Matthew. 
Cela paraît être un classique triangle amoureux qui finalement ne se résout jamais, et de tome en tome, on se demande si quelque chose va enfin se passer en espérant que l'histoire traîne le plus longtemps possible pour qu'il y ait encore plein de tomes à lire. 
Et puis la relation entre Matthew et Robin est houleuse et les deux tomes précédents ont montré que leur mariage est loin d'être certain, ce qui relance chaque fois l'histoire qui sous tend tous les volumes. 
Ce n'est toutefois pas un roman sentimental. 
Cette intrigue secondaire ne prend pas le pas sur l'enquête policière mais s'y mêle et le résultat est toujours très harmonieux. 

Si vous ne connaissez pas cette série, je vous conseille de commencer par le tome 1 et de les lire dans l'ordre, c'est plus amusant.
Et si vous avez lu les deux premiers, qu'est-ce que vous attendez pour lire celui-ci ?
Quant à moi, j'attend avec impatience le tome 4 !!!


Mon billet sur le tome 1 et celui sur le tome 2








dimanche 5 mars 2017

Sunday mood qui m'a échappé 🌨⚡️😡

Ce dimanche soir, une semaine bizarre se termine, une semaine pleine de bas très très bas et de quelques jolis hauts.
Dès dimanche dernier, la semaine s'est annoncée compliquée.
Mais je ne pensais pas qu'elle le serait à ce point.




Mercredi, je suis montée dans le train comme tous les matins, et en voyant que ma place était dans un compartiment vide, je m'en suis réjouie.
Au moins  20 minutes de trajet tranquille jusqu'à la prochaine gare, cela ne se refuse pas.
Mais un homme (déjà vu dans ce train) est monté dans le même compartiment et s'est assis à l'opposé de mon siège.
Il a alors commencé à me fixer pour ne plus me quitter des yeux de tout le trajet.
A la gare suivante, il s'est rapproché en s'asseyant au milieu en face de moi.
De temps en temps, mon pied était coincé par le sien !
Quand j'ai levé mon bouquin devant mon visage, il s'est ostensiblement décalé pour continuer à m'observer.
J'aurais pu me lever plus tôt, changer de compartiment, MAIS j'étais un peu paralysée, j'avais peur que me voyant ranger mes affaires, il me bloque le passage, ET SURTOUT, je considère comme une défaite de lui laisser la place !!! 
Pourquoi est-ce moi qui ai dû me déplacer ? 
Pourquoi lui laisser le champ libre, pourquoi l'autoriser à terroriser n'importe qui sans vergogne ? 
Pourquoi se laisser faire ? 




Evidemment, je ne peux pas me plaindre.
Que dire ? Un type me regarde bizarrement ?
On va me rire au nez.
Je suis partie sans rien dire, assurant plutôt ma sécurité, et cela lui aurait sans doute fait trop plaisir.
MAIS c'est aussi une défaite de l'avoir laissé me faire aussi peur pendant une heure.
Et cela m'est déjà arrivé dans le métro, au milieu d'une foule, avec un homme qui me fixe et fait des mouvements d'avant en arrière comme s'il allait me sauter dessus.
Le compartiment n'est donc pas responsable 😉.

Vous vous en doutez, depuis mercredi, il est tout de même hors de question pour moi de m'asseoir dans un compartiment.
Adieu la tranquillité, adieu les 4 sièges pour roupiller tranquille, adieu la musique, adieu la grande fenêtre...

Adieu surtout MA CONFIANCE EN MOI ET MA LIBERTÉ !!!!!! 

NON MAIS SERIEUX !!!!!!!!!!!!!!




Vous voyez ? C'est clairement une défaite !
Pourquoi est-ce moi qui ai peur ? 
Pourquoi est-ce moi qui doit changer mes habitudes ?

La colère passera mais pas la révolte d'être toujours obligée de ne pas vivre comme l'autre moitié de la population.
Il peut y avoir de longues périodes où j'oublie, mais il y a toujours quelque chose qui finit par nous rappeler que nous sommes des femmes, de faibles femmes qui ne peuvent pas marcher partout et tout le temps sans avoir peur, sans courir un risque.
S'asseoir dans un train est pourtant tellement anodin, les compartiments voisins sont occupés, il y a du monde, et pourtant...
J'enrage de ne pas être libre, d'avoir peur parfois (et pourtant très peu souvent), de rester vigilante toujours, de ne jamais être totalement insouciante, de craindre qui viendra s'asseoir sur la place à côté.

Ce billet énervé ne changera pas la face du monde, des millions de femmes continueront à être terrorisées, mais quand vous voyez une situation délicate dans le bus, le train ou le métro, ne regardez pas ailleurs, ne vous défilez pas, soutenez au moins du regard celle qui est en danger, ou qui se sent en danger, ce qui est déjà énorme ! 
Faites lui une place pour qu'elle puisse en changer, interpellez-là comme si elle était une vieille amie pour qu'elle puisse bouger, ne l'abandonnez pas à son sort.

Et MERDE aux PERVERS !!!!!!!




Et le Projet crocodiles, c'est par là si le sujet vous intéresse...









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