lundi 20 juillet 2020

L'archipel des larmes de Camilla Grebe

Les polars du Nord de l'Europe, cette valeur sûre ! 
Je ne connaissais pas cette auteure mais elle a apparemment reçu plusieurs prix. 
Ce n'est néanmoins pas ce qui m'a tenté mais plutôt cette histoire de femmes qui est au coeur de l'intrigue. 





A Stockholm, en 1944, l'assassin des bas-fonds tue une femme et s'attaque à une policière venue enquêter. 
Dans les années 1970, il refait surface et recommence, puis dans les années 80, on le retrouve encore. 
Ce n'est que plus tard, alors qu'une de ses victimes est retrouvée par hasard, que les indices commencent enfin à parler. 
Qui était Elsie, sa deuxième victime ? Et quelle lien avait-elle avec la policière qui enquêtait dans les années 1970 ? 
L'assassin se dérobe, se cache, fait peur, mais jamais la police ne s'approche... 
Pour une fois, je n'avais rien vu, rien deviné avant les toutes dernières lignes du récit ! 
Camilla Grebe mène son intrigue avec brio, sans temps mort malgré la longueur du livre. 
Elle enchaineles époques en faisant de larges ellipses, et se sert du passage des saisons pour montrer le temps qui passe. 
Elle en profite pour décrire Stockholm sous la pluie, sous la neige ou le soleil et on a forcément envie d'aller voir nous même. 
Elle change de personnage en leur donnant chaque fois une vraie épaisseur psychologique. 
On a l'impression d'avoir rencontré toutes ces femmes (ce qui rend leurs disparitions chaque fois plus touchante). 

Elle en profite pour aborder des thèmes qui permettent de mieux comprendre la société suédoise et son évolution. 
La place de la femme, le lien à la maternité, le congé paternité, les relations homme-femme au travail sont au coeur du récit et permettent d'aller au delà du simple récit policier. 
L'auteure fait une petite critique sous-jacente de ces hommes qui ne veulent pas voir les femmes travailler et affirme la nécessité que toute la société veille sur l'équilibre des relations. 

La version audio est agréable, la voix de la comédienne est modulée en fonction des personnages et on suit parfaitement. 

Si vous avez envie d'une petite (enfin plutôt longue) enquête psychologique, ça pourrait bien vous plaire... 

vendredi 10 juillet 2020

Juin à vive allure


Bye bye mai, on ne te regrettera pas / Petite virée à la ville seule pendant 5 heures ! / Craquage en librairie / Gros rhume (après être allée chez le médecin...) / Réunion zoom oubliée mais sieste réparatrice effectuée / Radio complète pour enfant sage / Emplois du temps, maquette, brochure, modalités de contrôle des connaissances, contrôle continu... puis hybridation, emplois du temps annulés, brochure à compléter, contrôle à modifier... prévenir, prévoir, adapter... / La mercière qui me trouvait trop exigeante (elle n'avait pas la couleur souhaitée...) / Boulot - Dodo - plus de métro / Trop de zoom nuit à la santé mentale / Fleur de lotus complète / Petit lapin de demoiselle brodé tout en douceur / Encore un drive à la librairie / Faire couper les petits cheveux de mon petit monsieur / Jolies lectures Holmésiennes du mois anglais / Crochet détente très tard le soir / Vous pleurez aussi à la fin de chaque épisode de This is us ? / Retrouver les cheveux courts pour maman aussi / Le soleil et la pluie / Yoga du jardin et salutations à la lune / L'école... que pour 8 jours... mais 8 jours qui feront du bien / Potager arrosé naturellement = temps gagné ! ☔ / Retrouver Agatha R. plutôt qu'Agatha C. pour le mois anglais / Petites tomates en approche / La première salade du jardin pour cette année / Carottes, radis, patates... / Zorro perd du terrain, Pat Patrouille l'a détrôné, Balthazar garde sa place / Achat de jouets sur Vinted plutôt que sur Amazon (je m'épate moi-même) / Celle qui avait appris son livre par coeur à force de le lire toute seule / Zoom toulousain plutôt qu'escapade toulousaine / Préparer des choses pour les petites demoiselles qui vont naitre bientôt dont une déjà là / Maitresse absente une journée -_- / Celui qui fait des phrases complètes, qui dénombre jusqu'à 3 et compte jusqu'à 8 (maman fière comme un paon 😂quand tata l'a constaté) / Dernière invitation pour un anniversaire pour la maternelle / Deux jours de canicule / Jeux d'eau dans le jardin / Les Playmobils ne flottent toujours pas / Acheter un pantalon léger en urgence pour une demoiselle qui a beaucoup grandi / Celle qui me lit un livre le soir / Lumbago, j'en ai plein le dos / L'aiguille qui démange mais les petites choses à finir avant / Cette espionne royale si attachante / Gris gris, le ciel est gris souris / Le délai inespéré / Bye bye juin, tu n'étais pas reposant... 





































dimanche 5 juillet 2020

Sunday mood de grandes vacances presque déconfinées...

Youpi ! Ça y est ! L'école est finie ! 


Accident en pleine mer... et personne n'a son constat ! 


Bon, en vrai, c'est ironique msieurs dames ! 
Chez nous, l'école n'avait repris que depuis deux toutes petites semaines et j'avoue ne pas avoir eu assez de journées calmes et paisibles pour me replonger aussi rapidement dans les cris, les "maman" toutes les 5 minutes et les bouderies incessantes. 
Il me reste environ 10 jours de travail pour avoir fini ce qui était prévu et anticipé un peu sur la rentrée qui sera bien complexe à gérer cette année et j'ai vraiment du mal à avancer le soir quand j'ai passé ma journée avec deux enfants surexcités. 
Alors forcément, l'activité par ici s'en ressent, même si j'ai publié quelques petits billets pour participer au mois anglais. 






Il y a deux semaines, je me suis coincée le dos, illustrant à merveille l'expression "j'en ai plein le dos". 
Mon ostéo a fait des merveilles mais il me reste un jambe récalcitrante que je tente de calmer en marchant. 
1h30 dans les champs avec les enfants aujourd'hui ! 
Espérons au moins qu'ils dorment tôt !
Mon ostéopathe m'a aussi conseillé une cure de magnésium pour éviter de me transformer en furie hurlante. 
Je teste et on verra bien. 
Il faut dire que les cris suraigus de mon fils qui pince et mord également me mettent hors de moi (oui, c'est un enfant absolument adorable... en photo). 

Mais je crois que c'est surtout la fin de l'année qui m'a vraiment chamboulé. 
L'adieu à l'école maternelle, l'adieu à mes étudiants de 5e année sans les revoir, le petit deuil de la rentrée normale, la fatigue, le temps gris... 
Bon, espérons que cela passe dans les prochains jours (magnésium, je te fais une confiance aveugle !). 

En attendant que le vent tourne, je lis et ça, c'est déjà une bonne nouvelle !! 

Je vous envoie des bises de loin, 
Bonne semaine !!! 







samedi 4 juillet 2020

Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre 🎧📘 [Prix Audiolib]

Voilà le troisième tome, qui est aussi le dernier de la trilogie (d’où trois tomes...) Les enfants du désastre de Pierre Lemaitre et j’en aurais bien lu un quatrième, un cinquième...

Bon je m’égare mais vous aurez compris que j'ai beaucoup aimé. 

Dans l’entretien qui suit le roman dans la version audio, Lemaitre affirme être en train de mettre tout en place pour une autre trilogie qui se passera après guerre.

Chic ! Ça atténue un peu la peine de quitter cet univers.


 

Louise est institutrice et serveuse dans le petit restaurant en face de chez elle.

Elle n’est pas très heureuse mais s’est fait une raison.

Il ne se passe plus grand chose dans sa vie, sa mère est décédée et elle n’a plus personne.

Et puis un jour, un habitué du restaurant lui propose un marché qui la sidère.

Elle refuse d’abord mais les heures passant, elle se dit que ce ne serait pas si dramatique que cela et finit par accepter...

 

Comme les deux premiers tomes, j’ai beaucoup aimé celui-ci aussi.

En plein exode, Louise tente de retrouver quelqu’un (non, je ne vous dis pas qui...) et se retrouve au milieu de la campagne de plus en plus perdue.

Cela permet à Lemaitre de parler de cette période sombre et de fabriquer des scènes terribles tout autant que des petits bouts de vie et de solidarité.

Évidemment, Louise n’est pas la seule à captiver le lecteur.

D’autres personnages font leur apparition et permettent d’alterner entre dégoût, pitié, curiosité, humour, impatience...

Certains passages sont rocambolesques, d’autres un peu improbables, mais on se laisse embrouiller et ce n’est pas le plus important.

C’est un peu un conte pour grands enfants avec des bonnes fées et des dragons pas trop cachés.

 

Et Lemaitre poursuit sur sa lancée avec une verve qui l'a placé très haut dans mon classement provisoire pour le prix Audiolib.

Encore une fois, j’ai adoré me laisser porter par sa voix, son énergie, sa gourmandise à dire son texte.

On sent vraiment qu’il est content d’être là, qu’il se régale.

C’est communicatif et le livre est tellement plus savoureux comme ça !

 

C’est donc une très très belle découverte pour moi et je relirai Lemaitre !

(J’attends d’ailleurs le premier tome de la prochaine trilogie avec impatience du coup !)

Et si cela vous tente, je ne peux que vous conseiller d’aller l’écouter plutôt en audio, parce que vraiment, ça donne un truc en plus !















lundi 29 juin 2020

Son espionne royale mène l'enquête de Rhys Bowen

L'an dernier pendant le mois anglais, ce roman était partout ! 
Et l'engouement a apparemment perduré, ce qui m'a incité à me laissée tenter moi aussi ! 
Le fait qu'il soit disponible en livre audio a évidemment joué un rôle parce que ce mois-ci, je n'aurais pas eu le temps de le lire en version papier. 




Lady Georgiana de Rannoch, fille du duc de Glen Garry, n'a plus aucun sou ! 
Son frère le duc de Rannoch lui a enlevé sa pension car il n'a plus un sou et Georgie est en âge de se marier. 
La reine tente de lui faire épouser un prince roumain, elle a été courtisée par plusieurs jeunes hommes insignifiants pendant sa première saison, mais elle n'est vraiment pas tentée par une vie d'épouse aux côtés de ces individus qui lui paraissent sans saveur. 
Pour échapper à un piège tramé par la Reine, elle fait sa valise et quitte le château écossais de sa famille pour se réfugier à Londres dans la demeure familiale. 
Malheureusement, sans argent, il va lui falloir se débrouiller seule, sans personnel et avec des placards vides... 

Voilà un joli petit roman policier ! 
L'histoire est assez improbable, avouons-le. 
Georgie est une jeune femme de l'aristocratie, 34e dans l'ordre de succession, mais avec une famille maternelle très particulière. 
Le choix des années 1930 permet à l'auteur d'évoquer une période où les femmes commencent à s'émanciper, où les jeunes gens s'amusent, où Londres offre de nombreuses distractions. 
Certains passages sont un peu irréalistes mais ce n'est pas le plus important. 
On s'amuse à suivre Georgie qui est tellement attachante ! 
Et c'est sans doute là la qualité principale de ce roman. 
Les personnages sont bien construits, ils ont une épaisseur qui donne envie de savoir ce qu'il va leur arriver, comment ils vont se sortir de leurs difficultés. 
L'intrigue est bien ficelée, avec des retournements de situations amusants et sans temps morts. 
Le lecteur fait connaissance avec une galerie de personnages qu'on suppose récurrents sans savoir pour le moment si ce sont des coupables potentiels ou des personnages qui reviendront. 




La version audio est plutôt bien lue. 
La comédienne Tatiana Werner module sa voix en fonction des personnages et est facile à suivre. 
C'est vivant et cela suit bien le rythme du roman. 

Vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment et pour la chaise longue de cet été ou pour votre canapé cet hiver, ce roman est parfait ! 












LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...