mercredi 28 juin 2017

Cultiver le bonheur pour les nuls

Le bonheur, c'est pas facile ! 
Mais c'est quoi en fait ? 

Cette BD nous propose de répondre à cette question avant de nous guider pour que nous le trouvions plus facilement dans nos vies.
Vaste programme, n'est-ce-pas ?

Vous aurez peut-être reconnu la collection "pour les nuls" de First éditions qui publie ici une BD rigolote et utile pour se remettre un peu à voir le verre à moitié plein, la vie du bon côté ou le soleil derrière les nuages.
Deux femmes se sont associées pour cela, Caroline de Surany, professeure de chance à la School of Life et Lilla, auteure et illustratrice de bande dessinée.
Cela donne une bd colorée, vive, sans temps mort et bien utile finalement.
La plupart des pages est découpée en fonction de la leçon donnée mais c'est très ludique et cela se lit facilement.

On commence par tenter de comprendre ce que c'est que le bonheur, ce truc après lequel tout le monde court.
On voit ensuite comment agir sur notre bonheur, en abordant des sujets comme la confiance en soi, la façon de s'exprimer, l'image de soi...
Et puis on enchaine avec plein d'exercices pratiques qui permettent d'évoluer un peu dans sa tête et de se délester de ce qui ne va pas.
Evidemment, il y aura toujours des évènements pas marrants dans nos vies, des trucs pas faciles à surmonter, mais il y a aussi plein de choses qu'on peut modifier nous-mêmes pour faire évoluer la situation.

Il y a donc un peu de Konmari par ci (videz votre maison pour pouvoir y respirer), un peu d'Amma par là (faites plein de calins quand vous avez un coup de blues), une pincée de méditation, et hop, ça ira mieux.
C'est assez bobo et girly, ce qui peut être un désavantage car je ne suis pas sûre que cela touche autant un homme non citadin, mais bon, on ne peut pas non plus être totalement exhaustif dans ce genre de livre.

En résumé, c'est simple, abordable et surtout applicable très facilement.
Ce n'est pas un livre de développement personnel avec plein de blabla, ce qui le rend parfait pour cet été !







Livre offert, 
Merci !



mardi 27 juin 2017

Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs

Voilà un roman que j'avais envie de lire depuis très longtemps !
La sortie du film l'an dernier à ravivé cette envie (et j'aime beaucoup Eva Green) avec ces belles images qui m'intriguaient beaucoup.
Il faut dire que c'est un roman qui avait tout pour me plaire : une jolie histoire, une écriture qui ne prend pas les lecteurs pour des idiots, un peu de fantastique et une imagination débordante. 

Quand il était petit, le grand-père de Jacob lui racontait toujours de belles histoires sur son enfance, des histoires peuplées d'enfants aux pouvoirs étranges qui habitaient dans un orphelinat pour enfants différents. 
Mais Jacob a grandit et il sait bien aujourd'hui que son grand-père enjolivait une période de sa vie qui n'avait pas dû être rose. 
Enfant juif, il avait dû fuir le nazisme et se réfugier dans cet orphelinat. 
C'est sans doute pour cela qu'il n'était pas tout à fait comme les autres et disparaissait parfois longtemps sans que sa famille ne sache vraiment ce qu'il faisait.... 

Je pourrais vous en raconter bien plus, mais je ne veux pas trop en dire pour vous laisser le plaisir de la découverte si vous décidez de le lire. 
Mais attention ! 
Une fois qu'on le commence, il est bien difficile de le refermer. 
Et en version audio, c'est encore pire car tous les moments sont prétextes à mettre le livre dans ses oreilles. 

L'auteur a su créer un univers parfaitement cohérent, avec des personnages très attachants et une histoire digne de ce nom. 
On passe d'un univers à l'autre sans problème et les incohérences s'expliquent d'elles-mêmes. 
Evidemment, j'avais deviné quelques petits trucs mais je n'ai plus tout à fait l'âge du public de ce roman. 

La version audio rend aussi parfaitement justice au texte. 
Benjamin Jungers a un ton de voix qui colle à l'histoire et on se laisse porter sans problème. 
J'ai découvert pendant mon écoute / lecture qu'il y avait des photos dans l'édition papier. 
Franchement, cela ne m'a pas gêné du tout de ne pas les avoir car le texte les décrit. 
Pour le tome 2 (déjà acheté !), je lirai en papier pour pouvoir comparer mais je trouve cela vraiment chouette de pouvoir proposer aux jeunes d'écouter ce livre si les pavés leur font peur. 
8h, c'est tout à fait faisable et c'est un bon moyen de se lancer dans cette lecture en trois tomes. 

Pour les ados et les adultes, un livre à conseiller sans hésiter (avant de regarder le film qu'il faut que je trouve bien vite !). 








lundi 26 juin 2017

Le domaine

Cette terre, c'était la sienne, faites de tourbe et d'argile, une terre lourde qui se transforme en boue lors des grosses pluies d'automne.
Elle l'avait aimée autant qu'elle l'avait détestée.
Chaque saison raisonnait pour elle différemment.
L'été amenait son lot de poussière et ses après-midi languides où l'on n'a envie de rien.
L'automne réveillait les hommes en leur rappelant que l'hiver était proche et qu'il fallait se dépêcher.
Les raisins et les foins n'attendaient pas, il fallait penser aux bêtes, aux marchés d'hiver, c'était une période intense.
L'hiver justement offrait une parenthèse qu'elle appréciait particulièrement.
On pouvait se couler au chaud dans le sofa devant la cheminée et regarder les flammes qui se reflétaient sur les boiseries du salon.
Puis Noël arrivait et l'effervescence reprenait.
La famille, les cousins, les métayers, tous étaient conviés à la maison et la fête marquait la fin de l'année et le passage du temps.
Et les derniers mois d'hiver annonçaient le printemps, chacun guettant les signes qui montreraient qu'il arrivait.
Quand il était là, on s'activait pour qu'il tienne toute ses promesses et déjà l'été pointait ses rayons à travers les pins.

Elle avait regardé tout cela passer année après année, gérant le domaine d'une main à la fois forte et douce.
Ce n'était pourtant pas ce qu'elle imaginait quand elle regardait, songeuse, l'agitation de la ville à la fenêtre du pensionnat.
Elle s'était rêvée grande voyageuse, montant à bord de bateaux immenses pour faire le tour du monde.
Elle regardait les Atlas avec envie, repérant les pays qu'elle visiterait en premier, ceux qui lui plaisaient moins mais qui seraient sur sa route.
Elle rêvait de montagnes, de mer et de grands espaces.
Elle se voyait voyageant seule avec un page comme Alexandra David-Neel dont elle avait lu tous les livres.
Sur ce point au moins, elle ne s'était pas trompée.
Elle avait abandonné ses rêves à la mort de son père pour rester au domaine avec son jeune mari qui lui avait pourtant promit de l'emmener aux Indes, au Japon, en Amérique du sud...
Et puis il l'avait laissée seule et elle s'était découverte casanière, ne voyageant plus que dans les livres.

Aujourd'hui, l'argile et la tourbe allaient l'enfermer à jamais.
Elle ne ferait plus qu'un avec son domaine adoré, son corps se décomposant lentement et se mêlant à la terre qui l'avait nourri pendant tant d'année.
Juste retour des choses.



C'est le dernier atelier de l'année et cette photo a provoqué en moi plusieurs fils différents qui partaient dans des directions vraiment très éloignées. 
Et puis finalement, la fin de l'année, le cycle, la répétition, la terre et l'enracinement ont été les plus forts. 
Bel été à tous les participants aux ateliers et à tous ses lecteurs... 


D'autres textes chez Leiloona... 






dimanche 25 juin 2017

Trifle express 🍧🍰🇬🇧

Ce matin, la journée commençait bien.
On s'est levé à une heure raisonnable, ma demoiselle a (encore) squatté mon lit mais sans me réveiller, et on se préparait à partir au marché.
Et puis d'un seul coup, je me suis souvenue que depuis hier, ma voiture ne démarrait plus !
Quand on a une enfant de trois ans, hors de question d'annuler une sortie quand on l'a annoncé.
J'ai donc dû prendre le break de monsieur (alors que j'ai une Fiat 500) et cela ne fut pas une partie de plaisir !
Il me fallait donc un dessert digne de ce nom pour me remettre de mes émotions !!




L'an dernier, pour le mois anglais, j'avais fait un eton mess (j'ai récidivé depuis d'ailleurs...).
Pour cette année, j'ai choisi un truc du même genre plein de crème et de fruit, un dessert à empilement hyper facile à faire !
Ma recette pourrait être plus précise, mais ça dépend un peu de vos goûts.
Je vous conseille néanmoins d'équilibrer les quantités.
La crème étant assez sucrée, les fruits viennent l'équilibrer et si votre coulis est un peu acide (comme l'est le coulis de framboise), cela évite que le trifle ne soit écoeurant.
Tout est une question d'équilibre 😊




Ingrédients : 
de la génoise (ou des boudoirs tout prêts, ceux qu'on prend pour le tiramisu)
des fraises ou autres fruits rouges
du coulis de framboises (ou de fraise ou de la purée de fruits ou de la compote)
de la crème pâtissière
de la chantilly
des copeaux de chocolat (ou des vermicelles, c'est bien aussi)

Dans un bol ou autre récipient d'une taille raisonnable, disposer le biscuit (ici des boudoirs coupés en morceaux), puis une couche de crème pâtissière et une couche de fruits / coulis.
Recommencer puis recouvrir de chantilly.
Saupoudrer de chocolat et déguster vite, la chantilly s'effondre !!!




Comme vous le voyez, c'est extrêmement simple, très adaptable aux goûts de chacun et follement décadent à l'entrée de l'été où tout le monde fait un régime !
On peut faire une version maison en faisant la génoise ou un sponge cake (recette ici), la chantilly, la crème pâtissière.
Comme vous le voyez, j'ai opté pour la version express avec crème anglaise toute faite chauffée avec un peu de maïzena (ou même pas) (la Elle et vire en sachet souple est parfaite), bombe de chantilly (celle de chez Isigny est top), et boudoirs tout faits.
Par contre, c'est notre coulis de framboise fait hier soir pour les yaourts du mois.

Je vous conseille un bon petit thé earl grey avec cette douceur sucrée à siroter sur une terrasse au frais !


Bonne fin de weekend !!! 


Plein d'autres recettes british chez Syl :) 








samedi 24 juin 2017

La dernière fugitive de Tracy Chevalier

Le mois anglais est toujours plein de belles découvertes (quand j'ai le temps de lire). 
Alors que je venais de terminer Miss Peregrine, j'ai mis de nouveaux livres audios sur ma tablette et dans ma PAL audio, j'ai trouvé ce roman que j'avais oublié ! 
Pourtant, il y a longtemps que j'avais envie de découvrir Tracy Chevallier. 
Et c'était justifié car j'ai vraiment beaucoup aimé !! 

Grace Bright part pour l'Amérique pour épouser un cousin avec lequel elle a correspondu plusieurs semaines. 
Elle a demandé à sa sœur Honor de l'accompagner. 
Mais le voyage n'est pas de tout repos et Honor subit le mal de mer pendant tout le mois que dure le trajet. 
A l'arrivée, les deux jeunes femmes choisissent de faire le reste du chemin par la route, mais Grâce attrape la fièvre jaune...  

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre, je n'avais même pas le résumé en tête quand j'ai commencé le roman. 
C'est peut-être un bon moyen de découvrir une histoire sans arrières pensées. 
Je me rappelais vaguement que certains billets de lecture indiquaient que le roman précédent était meilleur, mais comme je ne l'ai pas lu, je n'avais pas de point de comparaison. 
Et c'était parfait parce que j'ai trouvé ce roman vraiment très chouette. 

Les thèmes sont assez classiques, il faut l'avouer, et cela ne révolutionne pas le genre. 
Honor est une jeune femme qui arrive de sa campagne et d'un autre pays et doit faire sa place dans le monde. 
Elle oscille entre deux hommes, entre le désir et la raison, elle est déracinée et a bien du mal à retrouver un équilibre. 
Mais ce n'est pas tout car Honor est une Quaker et leur mode de vie est assez particulier. 
Le roman permet de le découvrir et de se plonger dans une communauté qui n'a pas tout à fait les mêmes usages que ceux auxquels Honor est habituée. 
Il faut ensuite ajouter l'époque qui voit les migrants arriver en masse, et surtout la traite des noirs et le chemin de fer clandestin. 
Tracy Chevalier parvient à mêler tout cela dans un récit tout en délicatesse qui suit Honor dans sa nouvelle vie et son adaptation difficile. 
Il n'y a pas de temps morts, et les différents fils de la trame permettent de se laisser surprendre. 

Clairement, Tracy Chevalier est passée dans mon panthéon des auteurs britanniques (oups, en fait non, elle est américaine mais elle vit à Londres...) en quelques pages. 
J'ai un autre titre dans ma PAL et je me réjouis de retrouver bientôt sa jolie plume si attachante. 
Je vous le conseille donc pour lire sur la plage, pour un futur voyage en train pendant vos vacances, ou dans votre fauteuil, ou peu importe, lisez-le :D



Peut-être que ce billet rentre dans le mois anglais de Lou et Cryssilda... 
Elle habite à Londres Tracy Chevalier ! 





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