dimanche 24 mars 2019

Sunday mood à la cool !

Le printemps est enfin là !!
Je ne sais pas si cela va durer (je crois que non) mais ce soleil m'a donné un petit regain d'énergie à la fin de cette semaine (ou peut-être est-ce les deux dernières nuits où mon petit garçon nous a laissé dormir 🤔).
Je travaille sur un bouquin (pro) depuis des années et il est enfin parti à l'impression ! (après 6 versions différentes, je n'en pouvais plus).
J'ai réussi à garder ma maison propre pendant les deux dernières semaines.
Je ne suis pas trop en retard dans mon travail et mon bureau est enfin rangé.
ça ressemble à de l'organisation !




J'ai même pu passer deux heures cet après-midi à écrire des billets de blog en regardant plein d'épisodes de Frankie Drake Mysteries.
C'est une petite série canadienne qui passe sur France O.
C'est l'histoire de deux détectives femmes à Toronto dans les années 1920.
C'est rythmé, rigolo, ça passe tout seul.
Il devrait donc y avoir un peu de lecture par ici cette semaine...




Et puis chez nous, il y aura aussi deux anniversaires mardi et jeudi, une montagne de cadeaux, des bougies et des gâteaux.
Ma demoiselle va en préparer un à la vanille (elle a insisté) à l'école, un pain d'épices mercredi à la maison, et dimanche il y en aura un apporté par mamie et grand mamie.
Pour papa jeudi, je ne sais pas trop, on verra.


Allez, je vous laisse, on va profiter de l'air frais, mais surtout du soleil pour aller en vadrouille !!

Bonne semaine !


Je découvre certaines chansons d'Orelsan si pertinentes ! 





mercredi 20 mars 2019

Avec toutes mes sympathies d'Olivia de Lamberterie { Prix Audiolib 🎧 📘 }

Voilà un livre qu'on a pas mal vu lors de sa sortie. 
Il faut dire que son auteure, Olivia de Lamberterie, est un personnage médiatique plutôt connu pour ses critiques dans l'émission Le Masque et la Plume sur France Inter ou dans le magazine Elle où elle est responsable de la rubrique littéraire. 
Je l'écoute avec plaisir à la radio le dimanche soir, mais j'avoue avoir eu peur d'ouvrir son roman, pensant y trouver encore un texte pédant de parisien qui se regarde le nombril (et vlan, c'est dit XD). 
Et ce n'était pas le cas !

Le deuil est une chose difficile. 
Olivia a perdu son frère et tente de vivre avec. 
Pour lui rendre hommage, pour cesser de se débattre avec ce fantôme, elle remonte le fil de ses souvenirs et tente de comprendre où cela a dérapé... 
Je n'en peux plus des livres-psychanalyse où l'auteur pourrait nous dispenser du partage de ses petits malheurs et de son nombril. 
J'ai donc ouvert ce livre (enfin, j'ai lancé le fichier audio) avec curiosité (je suis souvent d'accord avec elle sur ses avis littéraire) et aussi avec appréhension (comme je l'aime bien, j'aurais détesté ne pas aimer). 
Et dès les premières minutes, j'ai été happée. 
La voix de l'auteure nous emporte dans son introspection mélancolique comme une bonne copine qui raconte sa vie, avec un peu d'humour et de dérision, avec un peu de recul ou parfois sans. 
Ce n'est pas gai, soyons clair.
Dès le départ, la fin est annoncée et il n'y a aucun suspense. 
Mais il y a une nonchalance dans l'écriture (et la lecture), et surtout une alternance dans le récit qui permet de le supporter. 
Olivia de Lamberterie se raconte en creux en racontant son frère. 
On la découvre forte et fragile, prête à sombrer mais jamais défaitiste.
C'est beau, c'est tendre, c'est doux, c'est triste, c'est cruel aussi.
Ce n'est jamais digne de pitié, ce n'est pas larmoyant, ce n'est pas hypocryte et ce n'est pas voyeuriste.
Elle se livre mais pour dire la souffrance de perdre un être aimé, pour que l'on sache ce que vive les autres et que, peut-être, on puisse les comprendre à défaut de les aider vraiment.

Et pour une fois, la lecture par l'auteur m'a semblé parfaite ! 
C'est très rare et en général, je trouve dommage de ne pas avoir eu recours à un vrai comédien. 
Mais là, connaissant la voix de l'auteure, je crois qu'il aurait été difficile d'entendre ses mots dits par quelqu'un d'autre. 
J'ai néanmoins trouvé cruel de lui faire revivre certains moments qu'elle dit avoir eu du mal à écrire elle-même, mais j'imagine qu'elle l'a fait consciemment. 
Sa voix se fêle lorsqu'il est question de dire adieu une dernière fois, lorsque le récit est vraiment centré sur le plus important. 
C'est beau et c'est tragique en même temps. 

C'est un livre que je n'aurais sans doute jamais lu sans ce prix, et sûrement pas en version papier.
Je trouve que la lecture de l'auteur apporte vraiment quelque chose, alors courrez vite chez votre libraire et profitez-en pour tester la lecture audio !


Le livre chez Audiolib



https://www.audiolib.fr/prix-audiolib


dimanche 17 mars 2019

Sunday mood écolo 🌱

Vague à l'âme, mélancolie, grosse fatigue, ciel tout gris.
Voilà un résumé de ma semaine où il n'y a eu qu'un billet par ici et peu de photos sur Instagram, ce qui est toujours un signe de petite forme.



Mais bon, en ce dimanche soir, le soleil a brillé tout le weekend et nous a enfin permis de mettre un peu le nez dehors. 
J'ai embarqué hier mes deux petits chez Ikea (et mc Do, le petit plaisir de ma fille, comme des tas d'enfants 🙈).
Contre toute attente, nous avons passé un très bon moment, avec pause au café, aux jeux, au rayon plantes vertes...
Et on a même trouvé un livre au restaurant du magasin !



Et en parlant de livres, la semaine dernière, je me suis retrouvée juste à côté d'une librairie ouverte à Paris il n'y a pas si longtemps et nommée Ici.
Je voulais y faire un tour mais je n'en avais jamais le temps.
Voilà qui est fait !
Je pensais cela plus grand, ce qui ne m'a pas empêché d'y trouver mon bonheur.
Il y a bien longtemps que je n'avais pas acheté de livres, en voilà 4 de plus chez nous ! 



Et puis ce soir, ma maison est nettoyée et à peu près rangée, mes cours de la semaine sont prêts et les tâches administratives sont faites !
La semaine commence donc plutôt bien et avec efficacité même si j'ai encore pas mal de choses sur ma to do list (dont un paquet de copies à corriger pour mardi...).

Peut-être sera-t-elle plus gaie, on verra...
En attendant, un petit clin d'oeil aux manifestations qui ont eu lieu vendredi et samedi pour le climat (et j'en parle un peu plus ici si cela vous tente)...





jeudi 14 mars 2019

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury 🎧 📘

Il y a parfois des livres que l'on a envie de lire et puis on ne trouve pas le bon moment pour le faire. 
Fahrenheit 451 fait partie de ces livres pour moi. 
Il était dans ma PAL depuis très longtemps mais je ne me décidais pas à l'en sortir sans trop savoir pourquoi. 
Et j'avais vraiment tort ! 
Guy Montague est pompier. 
La nuit, dans son uniforme noir arborant fièrement une salamandre dorée, il fait jaillir les flammes du pétrole répandu sur les maisons des rebelles qui cachent encore des livres chez eux. 
Quand il rentre chez lui, il retrouve sa femme Mildred devant les écrans du salon où elle parle à la "famille" qui prend vie tout autour d'elle. 
Et puis un soir, il croise sa nouvelle voisine, Clarisse. 
Clarisse est différente, elle est attentive aux autres, elle observe la nature,elle se pose des questions. 
Et c'est là que tout bascule... 

Je crois que ce roman est souvent présent dans les listes de lecture des lycéens et cela me paraît vraiment une bonne chose. 
L'idée que je m'en faisais était très floue, mais les thèmes abordés sont tellement actuels. 
L'envahissement des écrans, le déclin de l'éducation, la publicité qui assomme et empêche de réfléchir, les livres que l'on ne lit plus,  la guerre qui se fait en sourdine sans qu'on ne prévienne la population... 
Ce roman est étonnamment d'actualité !
Et l'écriture n'est pas en reste. 
Ray Bradbury cisèle son texte et ne prend pas le lecteur pour un imbécile. 
Bien qu'il s'agisse de science-fiction (ou d'anticipation ?) au moment de sa parution, il y a une qualité d'écriture que l'on n'attend pas forcément de ce genre (et pourtant, c'est très souvent le cas).  
On suit l'évolution psychologique de Guy Montague avec intérêt, on se demande comment il va faire, ce qui va lui arriver. 
Tout est cohérent, même si une grande partie des informations nous est cachée (comme à la population d'ailleurs). 
Les personnages sont forts et bien construits. 
C'est vraiment un roman qui mérite qu'on le lise, qu'on l'offre, qu'on le conseille ! 

La version audio est intéressante elle-aussi. 
Je découvre avec joie que Gallimard a cessé d'enregistrer des abrégés (non mais franchement, quelle idée ils avaient ! On a le droit à une version intégrale, même quand on lit des livres audios !). 
Christophe Montenez a une voix qui s'écoute avec plaisir, et même s'il ralentit un peu trop le rythme parfois, on s'habitue sans effort à sa lecture.

Si vous n'avez pas encore lu Fahrenheit 451, précipitez-vous chez votre libraire ou dans votre bibliothèque, et si vous l'avez déjà lu, il y a bien un ado autour de vous qui serait ravi que vous lui offriez !
Et s'il n'aime pas lire, un petit livre audio sera parfait ! 


Et moi, j'irais bien voir le film qui va bientôt sortir 
ou regarder celui de Truffaut ? 
Vous l'avez vu ?






tous les livres sur Babelio.com


Merci Babelio et Gallimard !




lundi 11 mars 2019

Juste un peu de temps de Caroline Boudet


J'aurais pu publier ce billet vendredi dernier pour la journée du droit des femmes, ça aurait été drôle...

J’ai pas mal entendu parler de ce roman à sa sortie.
Il me tentait, mais je me demandais aussi ce que l’auteur pouvait bien avoir fait avec une histoire aussi banale.
Et puis un soir où j’avais besoin de lire un truc pas trop compliqué, je l’ai téléchargé sur ma liseuse.

Sophie n’en peut plus.
Trois enfants, un mari, une maison, un boulot, ses journées sont trop courtes et elle voudrait souffler un peu.
Mais comment faire quand il faut penser à tout, du vaccin des enfants aux chemises du mari ?
Engluée dans son quotidien, elle se demande comment elle va tenir, et puis, soudain, elle lâche tout…

En ouvrant ce roman, j’ai eu l’impression d’être dans le film Inception, vous savez, ce film où Leonardo Di Caprio ne sait plus trop s’il est dans la réalité ou dans un rêve lui-même dans un rêve, dans un autre rêve…
Les premières lignes du roman montrent Sophie qui peut enfin prendre une douche à 21h30, après avoir fini sa journée, mis sa maison en ordre, couché ses enfants.
J’ai commencé le livre à 21h36 dans ma salle de bain, alors que je venais moi-même de coucher mes enfants !
Et cet effet miroir dure une bonne partie du roman !
Caroline Boudet passe en revue les conséquences de la charge mentale avec une plume acérée.
Il y a la fatigue, la lassitude, l’envie d’être juste un peu seule de temps en temps, mais surtout seule dans sa tête et ça, ce n’est vraiment pas gagné.
Elle n’oublie rien de ces situations familiales qu’on connait aujourd’hui avec un homme qui a l’impression de « faire sa part », d’aider, de faire « ce qu’on lui demande ».
Oui, mais voilà, cela ne suffit pas et Sophie n’en peut plus.
Son mari va alors contacter leurs amis, ce qui donne lieu à des prises de parole tout aussi lasses et déprimées.

Mais à ce stade de mon billet, vous devez vous demander si c’est vraiment utile de le lire.
Si cette histoire raconte nos vies, on les connait déjà et on n’a peut-être pas envie de les retrouver dans un roman.
Oui, mais j’ai trouvé cela réconfortant de voir que je n’étais pas seule, je l’avoue.
C’est un peu comme le théâtre de l’antiquité et ses vertus cathartiques.
Voir Sophie se noyer dans son quotidien et prendre une décision brutale, c’est un peu le vivre par procuration (je vais néanmoins très bien, je vous rassure, mon boulot me permettant de faire ces pauses de temps en temps !).

Et puis c’est parfois drôle, souvent cinglant, sans prétention mais efficace.
Les pages sur la différence de traitement entre hommes et femmes quand on annonce une grossesse dans son entreprise, les copines jalouses, les hommes peu lucides, tout ceci est tellement vrai !

Alors si vous avez envie de vous sentir moins seule vous aussi, si vous voulez voir un peu ce que pensent les hommes mariés, ou les « bonnes » copines, n’hésitez pas ! 





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