vendredi 19 juillet 2013

Keith Haring, the political line au MAM

Encore une exposition que vous avez le temps d'aller voir !
Bon, ne trainez pas, tout de même, mais il vous reste plus d'un mois pour cette expo qui n'attire pas les foules.
Il y a du monde dans les salles, mais la queue à la billetterie est très rapide le matin et vous aurez largement la place d'apprécier les œuvres présentées ( qui sont souvent en grand format en plus).

Keith Haring fait partie de notre paysage culturel.
On ne sait pas forcément de qui sont ses œuvres, on les a vu passer ou on les a croisées quelque part. 
Ma maman m'a dit qu'il y avait une affiche dans la salle d'attente de son médecin, mais elle n'a aucune idée du nom du type qui fait ça ! 
Cette exposition est donc un excellent moyen de connaître un peu mieux cet artiste, et surtout de mieux comprendre son travail.

J'avais effectivement une idée assez maigre de ce qu'il cherche à dire dans ses peintures.
Je connaissais les grands thèmes, comme le bébé radiant et le sida, mais j'aurais été incapable d'assigner une signification précise à un tableau. 

En réalité, cela n'a pas vraiment d'importance car justement, Keith Haring ne donnait aucun titre pour laisser la liberté de chacun s'exercer. 
Il voulait aussi rendre l'art accessible à tous, ce qu'il faisait en taggant ou en ouvrant une boutique qui vendait ses œuvres reproduites en série, inventant ainsi le merchandising artistique. 
L'exposition décrypte également les sujet qui préoccupait l'artiste, assignant une signification à ces motifs répétés des dizaines de fois.
On apprend ainsi que le bébé radiant vise a dénoncer la menace nucléaire qui le préoccupait déjà dans les années 1980, alors que les chiens et les hommes armés d'un bâton symbolise les USA et l'oppression des masses. 
Cette dénonciation se porte vers des directions humaniste qui reste d'actualité malheureusement : le racisme américain et l'apartheid en Afrique du sud, la manipulation de la religion, l'homophobie, la menace du sida, la technologie qui nous avilit. 

On découvre ainsi un Keith Haring visionnaire, dénonçant l'envahissement de notre société par les ordinateurs et prédisant qu'un jour prochain, l'informatique dirigera le monde et que nous deviendrons dangereusement dépendant ! 
Ça fait réfléchir ! 
Il s'en prend aussi à la religion tout en insistant sur son respect de la foi. 
Le système imposé par des organisations manipulatrices s'oppose ainsi à la foi individuelle respectable et respectée, et les toiles dénoncent encore l'emprisonnement, la dangerosité de l'unicité de la pensée , l'avilissement des masses.
Sous couvert d'image faussement simples, la dénonciation est violente, tout comme ce qu'Haring exprime dans certains dessins. 

On aperçoit aussi Warhol au détour d'une photo Polaroïd et l'ombre du dadaïsme et de Duchamp plane sur les bâches utilisés abondamment ou sur les dessins à la craie réalisés dans le métro new-yorkais. 

Si cette expo vous tente, n'oubliez pas de télécharger l'audio guide avant votre visite ou de le louer sur place. 
Le commentaire éclaire vraiment l'expo. 
Une petite mention spéciale aussi pour la musique diffusée dans la salle des dessins du métro que j'ai adoré, avec un goût de trop peu car se replonger dans la musique des années 1980, c'est un régal dans un musée.

Les infos pratiques : 
Musée d'art moderne de Paris jusqu'au 15 aout.

On clique sur une photo pour voir en plus grand : 

Andy Mouse !! 



J'adore l'idée ! 



Rail de métro tagué



Panneau d'affichage du métro démonté pour conserver le dessin à la craie



Warhol qui regarde passer un plat de merguez !!!! 









La dernière toile !



mercredi 17 juillet 2013

Voyage aux ombres de Arleston, Alwett et Augustin

Lors de ma dernière razzia dans le rayon BD de la bibliothèque, je cherchais des histoires courtes, en un ou deux tomes, et je suis tombée sur cet album.
Voyage aux ombres est un volume unique, à la belle couverture et a priori très séduisant.
Pour les fans, vous y retrouverez l’esprit du monde de Troy bien qu’il n’y ait pas trace de Lanfeust et ses amis.

Dyssery doit épouser Phorée, mais elle n’a aucunement l’intention de se marier.
Désireuse d’être indépendante et de vivre libre, elle n’aspire qu’au célibat et cet homme plus âgé, propriétaire d’une filature, riche bourgeois du coin, ne l’attire vraiment pas.
Phorée est fat, vaniteux, il ne se préoccupe que de lui et s’il épouse Dyssery, tout le monde se demande bien pourquoi.
Sa position lui permettrait de faire un meilleur choix, la jeune femme étant considérée comme une trainée parce qu’elle a voulu faire du théâtre.
Mais Phorée s’en fiche, car Dyssery est très belle et lui plait ainsi…

En prenant cette bande dessinée sur le rayonnage, j’avais identifié l’éditeur, mais je n’avais pas vu qu’elle était rattachée au monde de Troy.
Je l’ai donc découvert en l’ouvrant, ce qui ne m’a pas dérangé outre mesure.
Par contre, je m’attendais à ce qu’il y ait des clins d’œil à d’autres albums, des personnages connus qui passent, mais je n’en ai pas vu.
C’est peut-être dû à mes lacunes en la matière.
Quoi qu’il en soit, cela n’a pas eu d’influence sur ma lecture.
J’ai pu entrer dans l’univers décrit par les auteurs sans difficulté, saisissant immédiatement les allusions à la magie et à l’existence des dieux qui sont exprimés dans les premières pages.

Le scénario s’appuie sur le mythe d’Orphée et l’on se plait à observer les détournements et les allusions disséminés par les auteurs.
Le val des Ombres où se rend Dyssery laisse entrevoir une infinité de possibilités, avec des personnages multiples, amusants ou non.
L’humour n’est pas absent, avec un petit démon nommé Zebl qui vient égayer un peu le quartier en faisant quelques plaisanteries salaces.
Les trois personnages principaux Dyssery, Phorée et Zebl sont bien construits, et même Phorée finit par être attendrissant.
La fin de l’album est d’ailleurs assez cruelle, retournant ce que je pensais de Dyssery.

 N’oublions pas la qualité des dessins de l’album qui vient apporter un soutien sans faille au scénario.
Dyssery est magnifique dans certains kimonos, tout en pouvant aussi être dessinée sur un mode plus humoristique.
Les couleurs sont souvent sombres, les décors sont chargés et détaillés.

Mon seul regret est finalement de quitter Dyssery trop vite, mais peut-être apparaît-elle dans d’autres albums.


Si vous avez envie d’un album sympa mais profond, si vous aimez le monde de Troy, laissez-vous tenter !




BD du mercredi chez Mango
Emprunté à la bibliothèque






mardi 16 juillet 2013

De choses et d'autres...

Non non, je ne suis pas partie en vacances.
Ce n'est pas pour cela que je ne publie pas beaucoup, mais parce que j'ai mal aux dents :S

A 35 ans, j'ai encore des caries parce que je mange trop de bonbons !!
Vous vous rendez compte !

Je vous avoue que cela me détourne de beaucoup d'activités et si je lis, je n'ai pas le courage de rédiger des billets... qui s'accumulent ainsi de plus en plus !
La visite chez le dentiste ayant eu lieu, j'attends patiemment que la douleur s'estompe pour reprendre le cours de mes vacances.

En attendant, j'ai lu La petite fille de M. Linh, avec un sentiment plutôt mitigé.
J'ai aussi lu Voyage aux ombres, et j'ai terminé Olympe de Gouges.
Il y a donc de grandes chances pour qu'il y ait un billet BD demain.




Je regarde aussi les nouveaux épisodes (ainsi que les premiers) de Brunetti sur Pluzz avec une certaine délectation.
J'aime beaucoup les romans de Donna Leon, et la série leur rend bien justice, je trouve.
La semaine dernière, j'ai vraiment adoré voir le premier volume de la série mis en image.
Venise est vraiment mise en valeur avec des histoires parfois compliquées mais surtout très humaines.
Un bon moment assuré.




J'ai aussi ajouté quelques titres à ma PAL la semaine passée, et j'ai reçu trois titres de la rentrée littéraire.
Ce n'était pas prévu, et cela retarde d'autant mon pillage de PAL, mais tant pis.
Comme j'ai une subite envie de Japon, j'ai pioché Les évaporés.
On verra ce que cela donne...



Et chez vous ? 
Le programme est strictement suivi ou vous prenez des chemins buissonniers ? 




dimanche 14 juillet 2013

Les spirales de Paul et Tatiana

Paul découvre Tatiana, et il a le choix !

Mais qui est Paul me direz-vous ? Et qui est Tatiana ?

J'ai découvert Bookinity il y a quelques semaines, et si je n'ai pas eu le temps d'y compléter ma bibliothèque, j'ai trouvé que le site était bien fait et prometteur.
J'aime tout particulièrement le module qui permet de trouver un livre en fonction de son humeur.
C'est rigolo, et souvent bien trouvé.

Et désormais, le site propose aussi de petites vidéos rigolotes.
Elles mettent en scène les bookinitys guys et je trouve cela plutôt original.




Alors ? 
Quel Tatiana de Rosnay conseilleriez-vous à Paul ? 

Et si vous aussi avez envie de lire Spirales, 
allez commenter l'article en lien ici pour tenter de le gagner :)





jeudi 11 juillet 2013

Un point challenges pour s'y retrouver

Après une pause dans la participation à de multiples challenges, je me suis dit qu'il serait bon de faire un peu le point.
Le problème, c'est que je ne m'y retrouve plus et je ne sais plus où j'en suis !

Un petit bilan s'imposait donc pour voir ce qu'il en est des challenges en cours.

Les challenges de l'été : 





Les challenges temporaires : 








Les challenges perpétuels :









Les challenges terminés :

  • Le challenge thrillers et polars 2012-2013 : 10 romans lus
  • Le challenge rentrée littéraire 1% : 12 billets, soit 1,7 % 
  • Le mois anglais 


Au total, 19 challenges destinés à écumer ma PAL ! 




mercredi 10 juillet 2013

Camille Claudel de Eric Liberge et Vincent Gravé

 Les emprunts à la bibliothèque ont le mérite de ne pas engager mon porte-monnaie et de me laisser libre de choisir n’importe quoi sans avoir peur de le regretter.
Rien ne m’oblige à lire ce que j’ai choisi, et si cela ne me plait pas, je le ramène et c’est tout.

En empruntant cette bande dessinée à la bibliothèque, j’étais plutôt dans cet état d’esprit, ne sachant pas vraiment ce qui m’attendait.
Je l’avais vu sur quelques blogs, je me souvenais que les avis étaient souvent bons, je me  suis donc laissée tenter.

Mademoiselle Claudel sculpte depuis sa jeunesse avec un certain talent.
Son apprentissage suit son cours, un peu hors norme cependant, pour atteindre son apogée lorsque Rodin propose à la jeune femme de venir dans son atelier avec une de ses amies.
Camille Claudel apprend alors à affiner sa technique en travaillant sur les œuvres de son maître.
Quand elle prend de l’assurance et sculpte pour son propre compte, on hésite à ne pas voir la main du maître dans son travail.
Rodin profite aussi de la jeunesse de Camille, lui promettant monts et merveilles.
Elle décide donc de ne plus le voir, se coupant ainsi physiquement de lui sans que les critiques cessent de les associer.
Mais Mademoiselle Claudel dérange de plus en plus et quand le scandale menace d’éclabousser sa famille et surtout le succès grandissant de son frère, elle est internée.

Résumer une vie si intense en un seul album de BD est une gageure que l’auteur relève ici en y ajoutant une histoire cadre, celle de Paul Claudel qui raconte la vie de sa sœur.
Des journalistes s’immiscent dans la maison de celui-ci pour lui demander de raconter la vie de celle qui sera oubliée pendant bien des années.
Paul Claudel traverse alors le temps pour se replonger dans ce qu’il a vécu autrefois.

Ce procédé est une bonne idée qui évite aux auteurs de prêter des pensées ou des actes à Camille Claudel sans que l’on sache si cela a été ou non.
Mais cela n’exclut pas que l’on prête des sentiments à Paul Claudel, et cette apparente volonté de le montrer repentant, malheureux, regrettant son geste, m’a vraiment dérangée.
Il me semble avoir lu et entendu, au contraire, qu’il interdisait à sa mère de faire quoi que ce soit pour sa sœur par peur du scandale, cette peur qui l’a conduit à mettre Camille à l’asile.
Les convenances ont guidées la vie des Claudel, sacrifiant la vie de cette jeune femme qui avait juste besoin d’aide.
Certes, ce n’est pas Paul qui a ordonné l’internement, c’est son père.
Une fois celui-ci décédé, il aurait pu la sortir de là et ne l’a jamais fait.
Un Paul Claudel ravagé par le regret m’a donc paru un peu outré.

Le parti-pris du dessin est aussi particulier (mais cela ne m’a pas dérangé cette fois).
Les dessins sont abrupts, parfois mêlés, sombres et colorés.
Il y a sans doute des symboles qui m’ont échappés, pourtant ils m’ont fait pensé aux sculptures de Camille.
Je ne sais pas s’il y a une volonté de s’en approcher, mais cela se marrie bien avec l’histoire.

C’est donc une bande dessinée un peu spécial, pas du tout classique, qui se découvre en oubliant ce que l’on peut savoir de l’histoire de Camille Claudel.




Emprunt bibliothèque











lundi 8 juillet 2013

Un lundi estival...

Les vacances se profilent de plus en plus. 
Les collègues partent les uns après les autres en vacances, le 13 juillet approche (date officielle des vacances pour les universitaires), et s'il me reste un rapport de mission à rédiger et deux résumés d'articles, l'arrivée du soleil me met dans un excellent état d'esprit. 

J'ai une PAL professionnelle monstrueuse à écumer pendant les vacances, trois cours au moins à revoir,  et une fiche de suivi pour les étudiants en master à élaborer. 
J'ai donc décidé de travailler un peu le matin (et je mets dans le "travail" le rangement de ma maison et le ménage) et de faire autre chose l'après-midi. 
Mon jardin est moins en friche que d'habitude, j'ai ressorti mes crayons et mes feutres, mes travaux de crochet avancent, le hamac m'attend pour avancer dans la pulvérisation de ma PAL.

Malheureusement pour cette PAL, néanmoins, j'ai fait l' "erreur" de passer à la bibliothèque la semaine dernière et ma bibliothécaire m'encourageant outrageusement, voici le butin avec lequel je suis repartie : 




Je précise qu'il s'agit d'une petite bibliothèque de campagne qui est raisonnablement fréquentée mais jamais surpeuplée. 
Du coup, la bibliothécaire peut faire le tour des nouveautés avec les lecteurs à chaque visite. 
Et il y a des nouveautés tous les 2 mois, car elle est "ravitaillée" par la bibliothèque départementale. 
J'y vais surtout l'été, parfois en vélo, et je crois que je vais utiliser aussi la bibliothèque numérique et le service de demande. 
Mais pour ma PAL, c'est moins bien ^-^

J'ai tout de même terminé l'Auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier la semaine dernière (billet à venir) et l'apprentissage de la méditation.




J'ai ensuite cédé à la tentation de ce panier garni, et je suis plongée actuellement dans la série Thermae Romae. 





Quand j'aurai terminé les 5 tomes, je pense enchainer avec Olympe de Gouges ou La petite fille de monsieur Linh qui est aussi dans mon panier. 




J'ai 3 semaines pour lire tout ça. 
Comme il s'agit essentiellement de BD, ça devrait largement le faire mais il faudra ensuite écrire les billets !!! 

Et chez vous ? 
Un programme pour les vacances ? 





dimanche 7 juillet 2013

☆ Swap fais-moi plaisir ☆

Il y a quelques temps, Liyah a relancé son swap fais-moi plaisir !
Je suis une adepte des swaps, surtout quand ils se passent bien et l'an dernier, j'avais reçu un superbe colis même s'il s'était un peu égaré en route.

Cette année, quand j'ai vu passé le message de Liyah, je n'ai donc pas beaucoup hésité pour me lancer et j'ai eu raison.

Le méli mélo des participants m'a attribué Faelys du blog les petites madeleines.
Comme vous pourrez le constater sur son blog, nous avons au moins un dealer en commun :)


Voici mon colis à l'ouverture : 
de jolies papiers cadeaux, des bonbecs de chez Hema qui ont déjà disparus, une pochette à tout et un adorable petit carnet. 



Et voilà le colis déballé : 



Comme vous le voyez, c'est un colis bien rempli avec de jolis marque-page, du thé à la menthe (encore un produit Hema), un petit recueil de texte sur la lecture dont je vais sûrement me servir en cours, et trois romans qui me tentent bien.
Killybegs était sur ma LAL depuis sa sortie, et j'adore les Romanov. Le Oates est donc parfaitement bien trouvé. Quant au 3e, je ne connais pas du tout, mais comme j'adore les romans policiers, ça devrait se lire sans problème.

Merci à Liyah pour ce swap (qui s'est déroulé sans aucun accroc cette fois) 
et merci à Faelys pour m'avoir concocté un si jolis colis. 




samedi 6 juillet 2013

Un peu de crochet...

Il y a quelques mois, j'ai cédé à la tentation de la box créative.
Après les boxs de thé, j'ai commandé une box Chouette kit dont je vous parlais ici.
Mais une fois qu'on a reçu la box (ici une grosse enveloppe), il faut ensuite en faire quelque chose et je me suis lancé dans le crochet !

J'en gardais un assez mauvais souvenir, ayant uniquement réussi à faire un napperon 3 fois plus petit que le modèle d'origine !
Malgré cette mauvaise expérience, les doudous qui sont présentés sur de nombreux blogs de crochets, les aminekos ou les lapins m'ont décidé à m'y remettre.

Il fallait toutefois commencer avec un petit travail simple, et le voici.
J'ai un tout petit appareil photo tout mini dont je vous reparlerai, qui n'avait pas d'étui.
Pour un petit appareil qui est censé rester dans mon sac, c'était dommage.
Je me suis donc lancé dans le modèle donné dans le kit et voilà le résultat.


Hebergeur d'image


Je me suis aussi lancé dans un gif animé, comme vous pouvez le voir. 
Cela permet de ne pas voir les défauts ^-^. 

Bon weekend, 
je retourne à mon crochet :)


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