mercredi 22 février 2017

La princesse des glaces de Bischoff et Bocquet

Les adaptations de roman au cinéma, ce n'est pas trop mon truc. 
Je n'y vais pas souvent et j'ai toujours l'impression que le roman à été trahi. 
Passer 500 pages en 1h30, c'est toujours périlleux. 
Les BD, par contre, ça me convient mieux. 
Je suis sans doute plus sensible aux partis pris des auteurs, aux choix esthétiques qu'ils ont fait pour rendre l'atmosphère du texte. 
Évidemment, il y a des exceptions, mais en général, ça me plait davantage. 

Vous l'aurez deviné, on va donc parler aujourd'hui d'une adaptation en BD du roman de Camilla Läckberg : La princesse des glaces.
Erica vient de perdre ses parents et il faut vider leur maison de Fjallbacka. 
Sa sœur ne viendra pas l'aider et la tâche s'annonce difficile. 
Alors qu'elle retrouve les repères de son enfance dans ce petit village, elle voit une porte ouverte dans la maison de son amie d'enfance qu'elle n'a pas vu depuis plusieurs années. 
Elle entre et découvre le corps sans vie de son amie dans la baignoire... 

J'ai lu le roman il y a pas mal de temps et j'avais besoin d'un petit rafraîchissement pour pouvoir lire le deuxième tome de la série. 
Mission accomplie avec cette épaisse bande dessinée qui reprend l'essentiel de l'intrigue du livre. 
On suit le cheminement de la pensée d'Erica, les divagations de l'enquête, les rebondissements. 

Le format, par contre, empêche de donner autant d'épaisseur aux personnages. 
Ils sont présentés dans les deux premières pages sous forme de vignettes avec leur description. 
C'est plus rapide, mais cela ne permet pas de les découvrir dans toute leur complexité, ce qui m'avait paru plus simple dans le roman. 
J'ai aussi eu l'impression d'être moins touchée par le suspense. 
Comme je connaissais déjà l'assassin et la trame de l'histoire, je ne suis peut-être pas objective sur ce point. 

Le choix des couleurs, à l'inverse, est très symbolique et marque évidemment plus que dans le roman. 
L'histoire qui commence dans le froid de l'hiver est dominée par des tons bleus qui rendent bien l'atmosphère glaciale.
Ils s'opposent au rouge des peintures de l'un des personnages et aux tons plus chauds des intérieurs ou des souvenirs d'enfance très vifs. 
Cela crée un cadre étonnant pour cette histoire, assez expressif et jouant sur les impressions du lecteur. 
Les dessins sont parfois heurtés, les visages des personnages peuvent être déformés ou paraître peu soignés. 
Ce style singulier est un peu dérangeant au départ et puis on s'habitue. 

C'est donc un album parfait pour se replonger dans cette histoire, mais pas forcément pour découvrir la série de Camilla Läkberg. 
Les romans sont des pavés, mais j'aurais plutôt tendance à vous les conseiller avant de lire cette BD. 

Il y a aussi une jolie petite série télé qui m'avait permis de découvrir Ericka et d'avoir envie de lire les romans. 






17 commentaires:

  1. J'émets quelques réserves... mmh... pas certaine de bien aimer mais voilà, ça mérite un petit coup d'oeil la prochaine fois que je passe à la librairie ;)

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    1. Je ne peux pas te persuader. Le dessin est particulier et il faut aimer ce genre d'histoire. Ce n'est pas simple pour conseiller une BD ;^)

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  2. Merci pour la découverte de ces romans ...

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  3. Je crois que Sandrine (des promenades de Sandrine) l'avait lu aussi... Je me méfie de certaines adaptations BD car j'ai eu des déceptions et là le dessin des pages intérieures m'attire moyennement mais j'avais aimé le roman, lu il y a longtemps... On verra, donc !! ;)

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    1. Ah oui, c'est possible. Je te comprends et j'aurais tendance à dire que les adaptations sont souvent décevantes en général ;^) Quand on a aimé le roman, difficile d'être à la hauteur. Et c'est vrai que le dessin est particulier quand même.

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  4. J'aime bien les romans et la série n'était pas mal non plus (je me souviens surtout de l'ambiance et des paysages, très réussis) ... mais je n'ai jamais eu l'occasion de lire cette BD qui semble prometteuse. J'en avais déjà apprécié les couleurs en librairie. Tu me donnes envie d'aller voir si je ne la trouve pas en bibliothèque :-)

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    1. Oui, la série est très sympa, comme les romans. La BD est spéciale avec ces dessins un peu particuliers mais donne une idée de l'ambiance des romans. J'ai passé un bon moment ;^)

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  5. Je n'ai jamais lu Camilla Läckberg, du coup je me demande s'il ne vaut mieux pas m'attaquer à un de ses romans avant...

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    1. Je te le confirme, commence par les romans ;^)

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  6. Plusieurs m'ont dit que le roman avait des longueurs... du coup, pourquoi pas la bD!

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    1. Pas sûre que ce soit une bonne stratégie ;^) Certes, le roman est peut-être un peu long, mais il est beaucoup plus détaillé et on s'immerge vraiment dans l'histoire. Moi j'avais beaucoup aimé.

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  7. Je suis de plus en plus persuadé qu'il faut toujours lire les romans avant leur adaptation en BD pour profiter pleinement des deux supports (même si je continue presque systématiquement à faire l'inverse. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais...).

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    1. Oui, je suis d'accord avec toi. Cela permet de se replonger dans l'histoire en adoptant un autre point de vue (et on fait comme on peut, on ne peut pas toujours être cohérent ;^) )

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  8. J'ai lu le roman il y a longtemps et je l'avais beaucoup aimé! Tu me donnes très envie de le (re)découvrir au format BD!

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