samedi 18 octobre 2014

Allaiter... or not !

Cette semaine, c'était la semaine internationale de l'allaitement maternel. 
Je ne sais pas si mon allaitement a interpellé ma famille, et s'ils ont été plus attentifs mais on m'en a parlé plusieurs fois. 
Il y a eu des reportages dans les journaux télévisés, des articles dans les journaux, quelques statistiques disséminées, quelques manifestations publiques organisées par des militantes et puis voilà.
Ces "journée de" ou "semaine de" paraissent toujours un peu artificielles.
Elles ont néanmoins l'avantage de pousser les médias a aborder des sujets qui ne leur viendraient peut-être pas autrement. 




Et du coup, j'ai eu envie de vous parler un peu allaitement moi aussi. 
Point de prosélytisme par ici mais plutôt une réflexion à laquelle je vous invite.

Mon choix - notre choix car le papa est forcément impliqué - allait de soi. 
Le lait artificiel est justement "artificiel" et comme on traque les additifs à la maison pour préférer le fait-maison, je me voyais mal donner du lait en poudre à ma fille. 
Son papa souhaitait aussi que je l'allaite, nous étions donc d'accord. 

A 6 mois et demi, ma fille est toujours allaitée. 




Ce n'était pas gagné d'avance et j'avais essayé de me préparer à l'éventualité de ne pas avoir assez de lait, d'être obligé de faire autrement car les témoignages sur les blogs ou les forums sont souvent alarmants.
Les circonstances ont aussi faillit empêcher cet allaitement mais je crois que je l'aurais assez mal vécu. 

Les statistiques diverses et variées entendues cette semaine m'ont rappelé que ce n'est jamais simple. 
Et je ne peux m'empêcher de m'interroger. 

Comment un acte aussi simple, aussi "naturel" a-t-il pu devenir si difficile à mettre en place ? 




J'ai lu que 74% des bébés sont allaités à la sortie de la maternité. 
Ce chiffre tombe à 26 % trois mois plus tard. 
Plusieurs collègues m'ont également dit avec souvent une pointe de regret qu'elles n'avaient pas pu allaiter plus de trois mois, n'ayant plus de lait ou n'en ayant jamais eu assez. 

Quel dommage, surtout s'il y a des regrets. 

Mais autrefois, il y a juste 50 ans, peu de femmes n'avaient pas assez de lait. 
Les bébés ne mouraient pas de faim et les femmes transmettaient les bons gestes de l'une à l'autre. 

Où est passé cette transmission familiale ? 
Est-ce le féminisme, la libération de la femme qui ont entraîné cette perte culturelle ? 
Quelle est la part de responsabilité des lobbys du lait artificiel ? 
Est-ce normal de donner à une jeune accouchée, d'office, un carton de biberons tout prêts ? 




Parce que j'ai fait le choix d'allaiter, j'ai pu rester avec ma fille en unité kangourou.
Parce que j'ai allaité, ma fille a déjà rattrapé tout son retard de croissance. 
Ce n'était pas simple et voir son poids baisser ou stagner les premiers jours a bien faillit nous décourager. 
Les menaces aussi de certaines puéricultrices quand d'autres m'encourageaient sans faillir. 
Certaines puéricultrices de l'unité sont décrites comme des "extrémistes de l'allaitement" par les chefs de service. 
C'est sûr, c'est plus rapide sans doute d'apprendre à une maman à donner un biberon et le gavage des bébés permet de les faire sortir plus tôt.




Et pourtant, comme c'est pratique l'allaitement ! 
Pas de biberon à transporter, pas de poudre à acheter, pas de tétine à stériliser.
Je suis féministe mais je ne vois pas le progrès quand on se prive de tout cela. 

Alors je m'interroge sur cette pression médicale, sur cette pression commerciale.
Je pense aussi aux réflexions qu'on m'a faite depuis 6 mois dont certaines pour me demander si mon bébé ne serait pas mieux nourri au biberon, s'il n'y avait pas des carences avec l'allaitement. 

Et je me dis qu'en 50 ans, sans doute même plus rapidement, un acte naturel peut devenir étrange et obscène pour certains. 

C'est bien dommage. 






Je précise que je n'ai rien contre le lait en poudre que nous utiliserons aussi dans quelques mois.
Ce qui m'interpelle, c'est plutôt l'évolution de notre façon de penser l'allaitement.


31 commentaires:

  1. J'ai allaité mes deux enfants (5 mois et 3 mois environ). Pour ma deuxième, j'aurais bien continué si je n'avais dû reprendre le travail.

    Cependant je pense qu'il vaut mieux une maman sereine et un allaitement artificiel qu'une maman stressée (et déprimée) face à un allaitement naturel fastidieux!

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    1. Je suis entièrement d'accord avec toi Chrys. Mais c'est plutôt l'attitude de certains personnels de maternité et certaines réflexions qui me paraissent ne plus tenir compte de ce qui est "naturel". Comment peut-on en arriver à penser qu'un enfant sera moins bien nourri au sein par exemple. Il est néanmoins difficile de tout concilier quand on reprend le travail. C'est vrai malheureusement et je m'en aperçois concrètement depuis trois semaines.

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    2. De mon côté j'ai allaité jusqu'à 9 mois tout en travaillant. Le midi j'allais dans une petite salle à part (fermée à clé et isolée) et j'allais tirer mon lait avec un tire lait électrique (dont la location était prise en charge par la sécu il me semble) et je pouvais faire des réserves. Par contre le début de l'allaitement a été TRES difficile et je n'avais pas beaucoup de lait et j'ai du prendre du
      domperidon à haute dose pour favoriser la lactation... Pour découvrir 2 ans plus tard que c'était maintenant interdit car dangereux...

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    3. Tu as eu de la chance d'avoir un lieu rien que pour toi, ce n'est pas souvent le cas. La sécu rembourse toujours le tire-lait mais j'ai un petit manuel pour le bureau. Comme c'est loin, pas question de faire des réserves, je jette quand je dois tirer mon lait. J'ai réussi à aller au bureau que deux jours par semaine jusqu'en décembre, donc je ne tire pas souvent, par contre, j'ai eu du lait tout de suite, alors que ma fille était en réa. J'apportais les bib de lait tiré, et ils étaient stockés au frais avant qu'on lui donne par sonde. Mais c'est vrai que pour certaines femmes, la montée de lait n'est pas évidente. J'espère qu'ils ont trouvé un traitement moins agressif.

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  2. Je n'ai pas réussi à allaiter le premier, j ai baissé les bras à la mater, pour la deuxième j'ai tout fait différemment mais au bout de 3 mois elle n a plus voulu du sein. J'ai insisté mais c'était terminé. C'est mieux que rien !

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    1. On ne peut pas toujours faire ce qu'on veut, mais l'essentiel est d'avoir le choix et/ ou de ne rien regretter. Et puis si c'est ta fille qui n'en a plus voulu, c'est différent je trouve. Elle a exprimé un besoin d'indépendance, et 3 mois, c'est le temps minimum recommandé par les instances officielles. tu as accompli ta mission ;^)

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    2. Et j'imagine que ton fils ne se porte pas mal de ne pas avoir allaité, comme des millions d'enfants d'ailleurs.

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  3. Pour mes enfants la question ne s'est pas posée car je ne pouvais pas allaiter pour raison médicale !

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    1. Alors c'est différent. Il y a parfois des cas de forces majeurs et le lait en poudre est une belle invention tout de même. Il ne s'agit pas de le diaboliser. J'ai été nourrie au lait en poudre et je ne me suis pas mal portée ;^)

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  4. A la naissance de mon fils ( césa urgence, préma) on m'a demandé si je voulais allaité ... j'ai répondu oui et je me demande encore pourquoi.... bref il aura eu une dizaine de jours de mon lait ... entre le tire lait ( que je n'aimait pas & que je n'utilisais pas régulièrement ) & mon p'tit bout qui avait peine à téter ...
    A la naissance de ma fille ( tjrs césa & préma ), quand la sage femme m'amène ma fille en disant " je vous l'amène pour la tétée de bienvenue car elle réclame ", j'ai dit un grand " non mais je ne désire pas l'allaiter " !
    Bref tout ça pour dire que oui on peut/on doit allaiter si on en a une réelle envie mais qu'à mon avis, se forcer n'est pas la meilleure des solutions ...oui il y a une cinquantaine d'année et plus certes , les mamans n'avaient pas le choix ...
    Et puis j'ai pu quand même être en unité kangourou avec ma fille malgré que je ne l'allaitais pas .... et puis pas trop de soucis pour la préparation des bibs : pas de stérilisation chez nous ;)

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    1. Pour les prémas, ce n'est pas facile et on est vite découragé. S'il n'y avait pas eu l'unité kangourou, je crois que je n'aurais pas insisté. C'est trop dur. La fatigue de l'accouchement, la fatigue nerveuse de voir son bébé en réa, les trajets pour être présent, je comprends que tu ai dit non.
      Et comme tu le dis, il s'agit aujourd'hui d'en avoir envie puisque rien ne nous y oblige. Mais ce qui me pose question, c'est ce qui peut influer sur cette envie, sur l'image de l'allaitement qu'on nous montre souvent sous un jour négatif, et c'est dommage.
      Quant à l'unité kangourou, tu as eu de la chance. Chez nous, il n'y avait pas de place et l'allaitement était un des critères de choix des patientes. Et je vais peut-être arréter de stériliser mes tétines si ça ne sert à rien ;^D

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  5. Merci beaucoup pour ce message! J'ai la même impression que toi à propos de l'évolution de notre façon de penser l'allaitement. Je lis pas mal de choses là-dessus en ce moment et j'aimerais pouvoir allaiter. En tout cas, je vais tenter le coup et persévérer!

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    1. Alors ne lis pas trop de choses ;^) Il faut exprimer clairement ton envie à la maternité et souvent, il y a une puéricultrice ou une sage-femme spécialisée qui pourra t'aider. Si c'est une petite mater, il peut y avoir une conseillère qui passe plusieurs fois par semaine.
      Quand tu seras sortie, n'hésite pas à demander à ta sage-femme ou à une sage-femme libérale, elles savent plein de choses ou elles te donneront le nom d'une conseillère en lactation. Il y a aussi la Leche league mais elles sont parfois un peu extrémistes. J'ai lu aussi le livre de Marie Thirion "L'allaitement" qui est très bien car il explique plein de choses et est vraiment très clair. Je te le conseille.

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  6. Vraiment un sujet où chacune a un avis intime qui peut être très différent... pour ma part, j'ai fait l'essai pour mon aîné, qui passait son temps à hurler et j'ai jeté l'éponge au bout d'une semaine, traversé la rue bébé hurleur dans les bras et acheté une boite de lait à la pharma d'en face...
    Je ne me suis même pas posé la question pour les deux autres : aucune envie.
    Et mes enfants ne sont quasiment jamais malades, je me faisais même gronder par le médecin quand ils étaient petits, car je ne respectais même pas une visite annuelle !

    Et pourtant, au début j'en avais envie. Je trouve souvent très émouvant de voir un bébé au sein de sa mère, cette complicité, ce lien entre eux. Mais pour moi, j'avais l'impression que ça serait des chaines, que je serais de force liée à l'enfant, ne pouvant pas le laisser à d'autres, m'en séparer... un boulot, quoi !
    Et puis à l'époque, il y avait une fille de la Ligue pour l'allaitement qui passait à l’hôpital faire du prosélytisme et que j'avais rencontré à l'extérieur. Et elle donnait tout sauf envie. D'abord, elle était bien trop militante pour moi, assénant "c'est mieux" sans vouloir tenir compte des désirs, des peurs, des envies, des freins... bref, de l'intime des femmes, et puis elle avait sans discontinuer le nibard à l'air (moche et trèèèèès pendouillant) avec un énooooorme bébé (vraiment énorme !) collé dessus avec 3 dents... Et là, comment dire... c'était juste pas possible de rentrer dans cette image ! :)

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    1. Tu as tout à fait raison Liliba. Et cet avis est personnel, en fonction du vécu de chacun.
      Mais tu vois, ce que je trouve bien, c'est d'avoir le choix et dans ce que tu dis, il y a ton envie personnelle qui est venue se confronter à une image effectivement pas très ragoutante, et puis une expérience pas facile. Et finalement, tu as fait comme tu as pu, comme le font la plupart des mères, je crois. Il me semble que nos mères ont oublié que l'on pouvait allaiter et personne n'est là pour nous soutenir dans ce choix si nous le faisons. Ma grand-mère me raconte des choses de l'enfance de ma mère qu'elle ne lui a jamais dite, elle m'explique des choses que ma mère n'a jamais entendu car elle avait fait un autre choix. Mais heureusement que le lait en poudre existe et qu'il est lui aussi bon pour les enfants !
      (je précise que je déteste sortir mes nichons devant tout le monde. L'autre jour, il y avait une femme qui allaitait son fils dans le rayon conserve du supermarché et qui faisait ça comme une revendication. C'est moche et inapproprié je trouve. Chacun fait ce qu'il veut, mais apprendre à son enfant à patienter, ce n'est pas du luxe, et j'ai toujours un lange ou un châle pour nous cacher ;^D )

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  7. Autant de femmes autant d'expériences.... pour m part : 3 jours pour la 1ère, pas conseillée, pas informée et bébé ne tétait pas bien et bouts de sein n'ont pas aimé être pincés ;-)
    Pour les suivants j'avais lu L'allaitement de Marie Thirion grâce à une amie du coup : 5 mois, 9 mois et 4 mois ! En revanche pour mon n°3 que j'ai allaité 9 mois j'ai eu droit à une réflexion du pédiatre (pas très malin) : mais il va passer du sein au bol !!! je n'ai pas trop apprécié surtout venant d'un pédiatre....

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    1. Il y a parfois des professionnels qui font des réflexions bizarres. Mais une des puéricultrices à la maternité m'avait clairement expliqué qu'il y a des obstétriciens qui trouvent que l'allaitement leur fait perdre du temps car il faut tout expliquer et cela demande un peu plus d'attention. Alors ils préfèrent qu'il n'y ait pas d'encouragement à l'allaitement. Pourtant, on voit bien qu'être bien conseillé peut faire toute la différence (dans les deux cas de figure d'ailleurs).

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  8. Deux mois pour l'aînée, six mois pour le second, dix mois pour la troisième; et j'ai arrêté les bébés sinon je me demande jusqu'où je serai allée. La gynéco du deuxième m'avait donné un conseil un peu barbare (mais efficace) quelques semaines avant l'accouchement brosser le mamelon avec une brosse à dent!!! pour les préparer
    L'allaitement c'est génial quand on voyage, et je ne me suis jamais privée d'allaiter dans l'espace public (parc....)

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    1. Tu allais de plus en plus loin, c'était addictif ;^) Je me demande aussi souvent où nous allons aller mais je me dis que la marche l'éloignera sûrement de moi, on verra. Moi je mettais du baume d'allaitement avant l'accouchement mais comme ma fille était trop petite, on a utilisé des bouts de sein en silicone ce qui facilite quand même les choses parce que les premiers jours, c'est parfois un peu douloureux quand même.
      Et c'est vrai que quand on est de sortie, c'est top. Nous on doit régulièrement aller passer des examens au CHU qui est à une heure de route. Pour l'organisation, ça simplifie beaucoup les choses :^)

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  9. Ce ne fut guère concluant pour ma part beaucoup de douleur, perte des poids des enfants, menaces du généraliste de me réhospitaliser s'ils ne grossissaient pas, bref le biberon s'est vite imposé ! ce que j'ai déploré fut le manque de cohérence dans les discours, déstabilisant pour une jeune maman : entre le généraliste qui n'était pas pour et l'hôpital qui me poussait à tout faire pour continuer, j'étais perdue ! Si j'avais un troisième je crois que je ne tenterai même pas ! Mes enfants ne sont pas plus malades que la moyenne et ma petite qui était aussi prématurée a largement rattrapé son retard également. Chacun doit faire selon son ressenti ... Merci d'aborder ce sujet qui concernera toutes les mères ...

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    1. Comme tu le dis, les professionnels sont parfois installés dans des discours qui ne correspondent pas aux besoins ou aux désirs des patients qu'ils ont en face d'eux. Du coup, on ne sait plus, on n'est pas médecin après tout. On attend qu'il nous donne des infos fiables !
      En tout cas, je comprends parfaitement ta réaction et tu as raison, les enfants ne sont pas moins en forme avec le lait en poudre. Ma fille est un petit pot de colle alors chez nous, l'allaitement a favorisé une bonne alimentation régulière puisqu'il y a un contact très proche qui lui convient bien. Mais cela peut être autrement chez un autre bébé et heureusement que les bébés préma élevés au biberon grandissent aussi bien que les autres ;^)

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  10. C'est mon expérience personnelle évidemment, mais je n'ai jamais trouvé qu'allaiter était plus "pratique" que les biberons. Il faut normalement se laver avant, avoir toujours des soutiens gorges spéciaux et des serviettes antifuites, bref j'ai trouvé ça hyper lourdingue pour ma part l'allaitement et pas si "naturel" que ça. Bon, moi en plus j'avais les bouts de sein (pouvais pas faire sans).... Bref je suis contente d'avoir tenté mais je ne pense pas que je renouvellerai l'expérience (parce qu'en plus qu'est-ce que j'ai souffert... engorgement and co...). Je soutiens l'allaitement évidemment mais je ne pense pas qu'il faut en donner une image toute rose et idyllique. Et oui sinon, arrête tout de suite de stériliser :) (c'est impossible d'être vraiment stérile, faudrait vivire dans un milieu complètement "fermé" donc ça ne sert à rien, c'est ce qu'on dit à l'hôpital, je pensais qu'on disait ça partout désormais)

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    1. Tu vois, c'est comme pour la stérilisation, on ne se lave pas à chaque fois non plus ;^)
      J'avais des bouts de sein en silicone moi aussi, et j'ai trouvé ça super confortable pour le début, quand les mamelons ne sont pas encore habitués. Mais je crois que c'est comme l'accouchement. Il y a des récits apocalyptiques sur Internet et des récits très beaux avec les mêmes évènements. Il y a une grande part de ressenti, d'envie, et cela doit être un vrai choix, dans un sens comme dans l'autre.
      Pour autant, comme tu le dis, ce n'est pas toujours idyllique, mais il y a tellement d'infos sur les aspects négatifs quand tu cherches un peu sur le net qu'il est plus facile d'être effrayé que l'inverse il me semble. Une bonne info neutre et claire me parait indispensable et pourtant bien difficile à trouver.
      Quant à la stérilisation, tu as raison, mais j'avais retenu qu'il fallait stériliser les tétines de temps en temps. Comme j'ai des mam, je le fais vite fait au micro onde, mais je stérilise surtout les pots que je mets au congèlo.

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  11. Le lobbying dans les années 70 a été efficace.

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  12. Ah la la j'ai allaité mon p'tit bout jusqu'à ses sept mois mais avec un complément artificiel car depuis le début je n'ai pas assez de lait... j'avais beau faire, avaler des litres de tisanes, tirer mon lait matin et soir ça n'a jamais suffi, et j'ai bien failli m épuiser... Mon Poupouce est né avec un peu d'avance et je ne regrette pas néanmoins tous ces efforts. Il grandit bien, a pris du poids, et finalement la solution qui consiste à faire du mixte était la bonne pour nous :)) Après chacun fait comme il peut et comme il veut ! :)

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    1. Comme tu le dis, cela doit rester un choix et le lait artificiel peut être un bon allié de l'allaitement mixte. Mais je trouve cela tout de même bizarre que nous n'ayons plus assez de lait. Il doit quand même y avoir quelque chose dans notre alimentation ou notre environnement qui pose un problème car les femmes avaient ce qu'il fallait autrefois non ? Ou alors c'est une idée reçue et c'est pour cela qu'il y avait plus d'enfants en mauvaise santé. Je trouve cela bizarre quand même. Mais du moment que tu as pu faire comme tu en avais envie, c'est le principal ;)

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  13. hé, c'est une discussion bien intéressante, ça! pas (encore) concernée personnellement, j'apprécie beaucoup cette ouverture d'esprit et vos expériences différentes, sans prosélytisme ni angélisme quelque soit votre parcours allaitement ou pas. je n'avais pas du tout saisi cette "semaine de l'allaitement maternel", mais ton billet et ses comms, c'est encore mieux! ;)

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    1. Merci Faelys :) C'est un choix qui mérite d'être pensé mais c'est vrai qu'il est inutile de le penser trop en avance. La vie réserve souvent des surprises bonnes ou moins bonnes et cela ne dépend pas toujours de soi. Mais c'est bien d'avoir une info venant de plusieurs sources.

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  14. J'ai allaité les 2 filles et longtemps, et malgré les conseils des amis, les réflexions du corps médical, et une certaine agressivité de la part des non allaitantes, qui trouvaient malsain ou déplacé ou trop fusionnel, que j'allaite encore mon bébé à 7 mois...Mais je peux dire sans mentir que je crois que ça a été une période très heureuse de ma vie (mais faut s'accrocher, parce qu'on nous accuse limite d'être anti féministe quand on fait ça..merci mme Badinter)

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    1. C'est clair, les féministes sont aussi passées par là. Chez moi, il n'y a personne qui allaite et lors d'un déjeuner familial, j'ai eu droit à la petite réflexion "on ne fait pas ça chez nous". Mais bon, on me regarde comme une bobo parisienne qu'il ne faut pas contrarier. Je fais figure d'originale, ça me convient bien. Par contre, Ma minette a passé 7 mois et je crois que je vais commencer à avoir des réflexions sur la durée. On ne voit jamais personne, mais on risque de voir encore moins de monde s'il y a trop de réflexion XD

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