vendredi 22 mars 2013

Les Lunes de Barcelone de Javier Calvo


Cette semaine, j’en ai eu marre de lutter pour finir ces livres qui trainent dans mon panier « en cours » depuis trop longtemps.
Certes, c’est une résolution du nouvel an, mais je ne me suis pas fixé de délai.

J’ai donc abandonné provisoirement les livres qui sont dans la colonne de droite de ce blog pour piocher dans la pile des trois romans policiers reçus par mon homme ce mois-ci (il est juré du prix des lecteurs du Livre de Poche).
Le choix n’était pas facile, les trois romans en question étant un peu originaux.
Finalement, je me suis décidé pour celui-ci sans savoir vraiment dans quoi je me lançais.

Barcelone, 1877.
Semproni de Paula, inspecteur provincial en chef, a fort à faire ces temps-ci.
Des meurtres particulièrement violents sont commis en ville. L’assassin de l’espérance dissémine les cadavres après les avoir éviscérés.
Pour avoir un peu d’aide, il remet en liberté son ancien ami Menelaus Roca, lui même accusé de meurtre et emprisonné pendant 7 ans.
Sans compter Aniol Almarosa qui publie chaque semaine une nouvelle livraison de son roman provocateur intitulé « la ville secrète ».
Sous le dais d’ombre de la fumée des usines, dans une Barcelone de film d’horreur, les coups pleuvent et les cadavres se succèdent.

Je dois vous avouer que j’ai souvent fait la grimace en lisant ce roman.
Les passagers assit en face de moi dans le train devait se demander ce que je lisais, et je crois bien que c’est encore une mauvaise pioche malheureusement.

J’ai d’abord été enthousiasmé par le style de l’auteur.
Son écriture est éminemment poétique, et je pense que le traducteur a réussit à transcrire toute la recherche que l’auteur a mis dans son texte.
Puis tout cela se met à devenir violent, trop violent et gratuitement.
Je ne crois pas être une petite âme sensible, et si l’intrigue le justifie, j’accepte de lire des passages un peu remuants.
Mais là, on finit par se demander qui est vraiment l’assassin, qui est celui qui est psychopathe.
Chacun y va de son petit massacre, tout en ne tuant jamais vraiment la bonne personne.
Ils se défoulent tous sur leur prochain, dans une atmosphère noire et étouffante qui va parfois jusqu’à disparaître pour laisser la place à des manifestations de colère et de haine sans justification.
Évidemment, on pourrait penser que cela sert le propos de l’auteur, qu’il souhaite dénoncer la société vérolée de l’époque, mais ça ne colle pas vraiment.
En bref, tous ces coups m’ont lassé et je n’y ai pas trouvé ce que les auteurs de polar noir y mettent habituellement et qui justifie leurs choix.

Quant à l’histoire, je l’avoue là encore, la conclusion m’a échappé.
Je vois bien l’idée générale, mais n’attendez pas quelque chose de clair parce que vous serez bien déçu.

Si vous aimez Huysmans, les belles écritures et les romans emberlificotés, vous pourriez avoir une meilleure opinion de ce roman que moi.






2 commentaires:

  1. Quoi ? Tu as abandonné ta bonne résolution ?!

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    Réponses
    1. Ah non, je ne l'ai pas abandonnée, et j'arrive presque au bout du diable dans la ville blanche. Mais je me suis dit que ce serait plus facile si je lachais un peu ce livre quelques jours ;)

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