mercredi 26 août 2020

Théo super-héros de la nature - Sos insectes de Anne-Marie Desplat-Duc

 C'est mercredi, c'est le jour des petits ! 

Voilà donc un roman jeunesse bien sympathique pour parler un peu d'écologie avec les 6-9 ans ! 



Théo est un petit garçon spécial qui parle avec les insectes ! Ce don va lui permettre de prendre conscience de la menace qui pèse sur ces insectes et qui touchera les hommes à court terme si on ne réagit pas. Cette menace s’appelle Tosanmo mais on pourrait lui donner plusieurs autres noms. Théo va être chargé de défendre les insectes et va devoir trouver comment le faire...

Mission pas facile ! Surtout quand on est un petit garçon. Mais Théo a des ressources et il va vite trouver comment faire. Et ce qui est le plus intéressant, c'est que le moyen choisi par Théo peut être reproduit par n'importe quel enfant qui se sent également un peu concerné ! ça tombe bien !

Et puis ce roman de 110 pages est vraiment bien écrit. Je l’ai lu avec ma fille (c’est encore un peu long pour elle toute seule qui commence juste à lire) et nous avons passé un très bon moment. Le récit permet au jeune lecteur de se mettre à la place de Théo et de suivre ses prises de conscience. Les personnages évoluent et à la fin du roman, on ne peut qu’être convaincu qu’il va falloir qu’on soit plusieurs à faire comme Théo pour défendre les insectes ! Je ne sais pas s'il s'agit d'une série, mais si c'est la cas, on adorerait retrouver ces personnages dans une autre histoire. 

Il y a aussi un cahier de jeux à la fin du récit et plein de petites illustrations qui permettent de reposer le jeune lecteur et qui viennent appuyer l’histoire. Ma demoiselle voulait toutes les voir !

Bref, vous l’aurez compris, on vous conseille Théo sans hésiter ! 




vendredi 21 août 2020

Le bal des folles de Victoria Mas 🎧📘 [Prix Audiolib]

 Je me répète sur ce blog mais j'adore les jolies découvertes que permet le Prix Audiolib ! A chaque sélection, je suis ravie de voir apparaitre des romans qui me faisaient plus ou moins envie lors de la rentrée littéraire précédente et que je vais avoir l'occasion de découvrir. 

Le roman de Victoria Mas en fait partie. On l'a beaucoup vu sur les blogs à sa sortie, avec des avis unanimement enthousiastes, et puis quelques billets plus mitigés ensuite. 

C'était très intrigant ! 



A la Salpétrière, Charcot accueille les femmes qui dérangent, dont leur famille ne veut plus, qui ne suivent pas le droit chemin, qui ont été violées, qui n'ont plus de toit avec celles qui sont épileptiques ou intellectuellement déficientes. Chaque année, il organise un "bal des folles" où le tout Paris peut venir voir ces femmes déguisées, en affirmant mener là une expérimentation. 

La jeune Louise a très peur des séances où face à ses étudiants et ses confrères, Charcot démontre qu'elle est hystérique et comment la calmer. Elle est aussi très fière d'être choisie pour cet exercice. 

Eugénie, jeune fille de bonne famille, ne devrait pas dire tout haut ce qu'il se passe dans sa tête... 

Ce roman nous emporte à la suite de ces femmes et on ne peut qu'être attiré par leurs histoires, leur vie à la Salpétrière, leur passé et leur présent. Eugénie est dehors puis dedans. On suit ainsi le parcours d'une jeune femme qui ne s'attend pas du tout à ce que sa famille décide de l'enfermer. Elle se croyait protégé par son milieu et sa famille plutôt cultivée, mais c'est peut-être dans ces milieu que le conformisme est le plus fort. Louise, au contraire, est déjà dedans. Elle permet à l'auteure de dévoiler ce qu'il s'y passe. 

Et puis il y a d'autres femmes, plus ou moins abimées par la vie, plus ou moins rendues folles par la situation, mais toutes là injustement. L'époque n'était pas tendre pour les femme. 

Mais Le bal des folles n'est pas que ça. Il s'y mêle d'autres thématiques comme le spiritisme, avec son chef de file Allan Kardec, la nécessité d'écouter sa petite voix intérieur, de garder mémoire des anciens. La quête de liberté d'Eugénie passe par une reconnaissance de ce qu'elle est et de ce qu'elle entend. Ce mélange des genres est un peu contradictoire avec la dénonciation de la violence faite aux femmes dans le récit mais c'est un défaut de jeunesse que l'on pardonne aisément pour ce premier roman. 

La lecture d'Audrey Sourdive est expressive, agréable, sa voix accompagne ces femmes et rend parfaitement leurs émotions sans en faire trop. C'est un petit bijou à écouter ! 

Vous l'aurez compris, je vous le conseille sans hésiter ! 









mardi 11 août 2020

L'homme qui savait la langue des serpents de Andrus Kivirähk 🎧📘 [Prix Audiolib]

Connaissez-vous la littérature estonienne ? 

J'avoue ma méconnaissance complète avant de lire ce roman et je pense que c'est le premier que je lisais ayant cette origine géographique ! 

Et L'homme qui savait la langue des serpents n'est pas exactement le genre de roman que j'aurais choisi spontanément à la librairie. 



Leemet connait la langue des serpents. A la mort de son père, sa mère est retournée dans la forêt pour élever son fils dans la tradition et Leemet a pu apprendre la langue des serpents avec son oncle. Mais la forêt se dépeuple et petit à petit, les maisons se vident et voient leurs habitants partir pour le village. Les esprits des bois n'ont plus personne pour les prier et Leemet peut passer des journées entières avec ses amis les serpents sans voir personne... 

Ce roman est vraiment étonnant. 

Le sujet est original et peut surprendre au premier abord et quand je l'ai vu dans la sélection du Prix Audiolib, j'ai mis le livre de côté en me demandant ce qu'il faisait là. Mais comme souvent dans ce prix, j'ai été très agréablement surprise ! 

Le récit se déroule à une période indéterminée que l'on devine se situant dans le haut Moyen Âge. Les habitants du village sont récemment christianisés et des chevaliers étrangers colonisent la région. L'auteur se sert de cette période historique pour proposer un conte allégorique qui exprime le désarroi d'une partie des habitants de la forêt face aux racines qui disparaissent, face à ce que l'on peut nommer "barbarie" bien que cela soit plus vivable que la "civilisation" et la "modernité". 

Leemet est l'ancien monde qui se fracasse au nouveau avec lucidité. Il dénonce avec un humour parfois grinçant les travers de cette société de l'asservissement au nom de la modernité, de la dépendance aux objets, l'oubli de soi et de son individualité au profit d'un conformisme qui rend esclave. Il est aussi dans une position difficile, entre fidélité aux anciens et volonté de rompre avec l'ancien monde pour construire le sien. Tout ceci résonne forcément beaucoup avec l'actualité de l'Estonie et plus largement avec l'évolution de la société contemporaine. 

L'écriture d'Andrus Kivirähk est fluide, vivante, on se prend d'affection pour les personnages que l'on a l'impression de bien connaître. Et les descriptions de la forêt donnent vraiment envie d'aller prendre un bol de verdure. 

La version audio est lu par Emmanuel Deconinck et on ne peut que se laisser emporter par son timbre chaud qui est si facile à suivre. Les différents personnages sont faciles à reconnaitre et l'histoire coule toute seule ! 

Quant à moi, je ne regarderai plus jamais les serpents de la même façon ! 








dimanche 9 août 2020

Juillet des petites fins



Fin d'année, fin de maternelle, fin de cycle / Petit cadeau pour maitresse peu présente et surtout pour deuxième maitresse et atsem / Petit anniversaire de grandes copines / Dire au revoir et se tourner vers le CP / Mal au dos, encore, mal aux dents, toujours / Le dernier Zoom enfin / La première "vraie" liste de fourniture / Maman solo dans le rayon (et j'ai bien fait...) / LE cahier travaux pratiques 17-22 grds carreaux introuvable !! / Le plastique pour couvrir les livres oublié / Maman elle a pris des feutres qui sentent bon !!! / Nouveau kiné trop bavard / Piscine fermée tout l'été / La plage le weekend du 14 juillet... mauvaise idée / Paris pour la première fois / Le train pour la première fois / Le métro pour la première fois / Et tu sais, maman, dans son bureau, elle a des bonbons ! / Visite du Quai Branly / Celle qui parlait avec tout le monde dans le bus / Le rdv tant attendu / L'enfant trop gâtée toute la journée / Train en retard, tu ne m'avais pas manqué / Le mc Do du retour / La journée parfaite ! / Le dentiste, enfin / 5h en ville avec mon petit / Celui qui était sage comme une image / Beau cartable / Belle trousse / Belle boite à bon point / Jolies étiquettes dont on s'occupera un peu avant la rentrée pour se mettre dans le bain / Un petit Agatha Raisin pour la gourmandise / Fatiguée, énervée, même en vacances / Nuages, 18°, pluie, nuages, 14°, éclaircie, crachin, averse, 20° puis... 14° ! / Wifi disparu, wifi revenu avec changement de nom et de mot de passe mais pas par nous, wifi intermittent... / 3 tout petits billets en juillet / Mini Lego avec ma mini moi / Finir des petits bidules / Se défouler dans le jardin / La fin du mois à 100 lieues du début...
















lundi 20 juillet 2020

L'archipel des larmes de Camilla Grebe

Les polars du Nord de l'Europe, cette valeur sûre ! 
Je ne connaissais pas cette auteure mais elle a apparemment reçu plusieurs prix. 
Ce n'est néanmoins pas ce qui m'a tenté mais plutôt cette histoire de femmes qui est au coeur de l'intrigue. 





A Stockholm, en 1944, l'assassin des bas-fonds tue une femme et s'attaque à une policière venue enquêter. 
Dans les années 1970, il refait surface et recommence, puis dans les années 80, on le retrouve encore. 
Ce n'est que plus tard, alors qu'une de ses victimes est retrouvée par hasard, que les indices commencent enfin à parler. 
Qui était Elsie, sa deuxième victime ? Et quelle lien avait-elle avec la policière qui enquêtait dans les années 1970 ? 
L'assassin se dérobe, se cache, fait peur, mais jamais la police ne s'approche... 
Pour une fois, je n'avais rien vu, rien deviné avant les toutes dernières lignes du récit ! 
Camilla Grebe mène son intrigue avec brio, sans temps mort malgré la longueur du livre. 
Elle enchaineles époques en faisant de larges ellipses, et se sert du passage des saisons pour montrer le temps qui passe. 
Elle en profite pour décrire Stockholm sous la pluie, sous la neige ou le soleil et on a forcément envie d'aller voir nous même. 
Elle change de personnage en leur donnant chaque fois une vraie épaisseur psychologique. 
On a l'impression d'avoir rencontré toutes ces femmes (ce qui rend leurs disparitions chaque fois plus touchante). 

Elle en profite pour aborder des thèmes qui permettent de mieux comprendre la société suédoise et son évolution. 
La place de la femme, le lien à la maternité, le congé paternité, les relations homme-femme au travail sont au coeur du récit et permettent d'aller au delà du simple récit policier. 
L'auteure fait une petite critique sous-jacente de ces hommes qui ne veulent pas voir les femmes travailler et affirme la nécessité que toute la société veille sur l'équilibre des relations. 

La version audio est agréable, la voix de la comédienne est modulée en fonction des personnages et on suit parfaitement. 

Si vous avez envie d'une petite (enfin plutôt longue) enquête psychologique, ça pourrait bien vous plaire... 

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...