Quand j'ai vu l'annonce de la parution d'un nouveau Brunetti, j'étais enthousiaste à l'idée de retrouver la Venise de Donna Leon, les plats de pâtes et les risotto cuisinés par Paola, la femme de Brunetti, et évidemment, une petite enquête dévoilant les dessous malsains de la sérénissime.
Donna Leon devait en avoir marre, elle a craqué et envoyé son manuscrit à son éditeur qui la harcelait, je ne vois pas d'autre possibilité !
Ou elle voulait partir en vacances, ou il faisait beau et elle n'en pouvait plus de souffrir sur cette histoire.
Je dois malheureusement vous avouer que j'ai été un peu déçue.
Un homme se prétendant américain a découpé un des livres précieux de la collection et en a sûrement volé plusieurs autres, malgré la présence d'autres lecteurs et de gardiens dans toutes les salles.
Les livres provenant d'un don important pour la survie de la bibliothèque, il faut à tout prix retrouver le voleur.
Malheureusement, les livres sont irrémédiablement abimés.
Cela ne leur rendra pas leur valeur, mais il faut empêcher ce voleur de nuire...
Dès le début du roman, l'enquête est un peu molle.
Les enquêtes de Brunetti ne sont jamais trépidantes, je vous l'accorde, mais tout de même, il ne se passe pas grand chose dans ces pages.
Le vol de livre occupe un bon premier tiers, avec l'inspection de la bibliothèque, la découverte des livres absents, la description du personnel de la Mérula.
Et moi non plus.
La solution apparait un peu toute seule, murissant (trop) doucement.
Certains personnages semblent suspects, mais on ne saura pas ce qu'ils cachent (super pénible dans un policier).
Certains personnages semblent suspects, mais on ne saura pas ce qu'ils cachent (super pénible dans un policier).
Cela m'a semblé manquer franchement de rythme et d'intérêt.
Et puis il n'y a quasiment pas de pâtes !!
Brunetti rate les repas, il oublie de manger, à part un plat d'artichauts à l'huile.
Je suis restée sur ma faim.
Quant à la fin, d'ailleurs, elle est franchement nullissime !!

Ou elle voulait partir en vacances, ou il faisait beau et elle n'en pouvait plus de souffrir sur cette histoire.
Je n'ai pas grand chose à dire de plus.
Les pages se tournent tout de même facilement, c'est bien écrit et sans incohérence.
On se promène dans Venise (Brunetti a envie de profiter du printemps, ça tombe bien), il y a quelques lignes contre les bateaux de croisière qui abîment les palais, d'autres sur l'aristocratie vénitienne, mais pas de charge contre les habituels malversations.
Quand on apprécie cette série, ce n'est pas désagréable, bien que ce ne soit pas trépidant.
Si vous aimez Brunetti, vous aimerez peut-être le suivre ici, mais si vous ne l'avez jamais lu, ne commencez pas par celui-là.
Un autre Brunetti ici (le premier) et le deuxième là.
Un autre Brunetti ici (le premier) et le deuxième là.