mardi 6 novembre 2012

La mémoire froissée 1, 2, et 3 de Christine Machureau


Depuis que ma liseuse a rejoint mon équipement de geek, je m’intéresse un peu plus aux livres publiés uniquement sous format numérique.
Sans équipement, sur l’écran d’ordinateur, ce n’est pas très confortable et je préférais passer mon tour quand je voyais un éventuel partenariat dont l’ouvrage était numérique.
Mais depuis quelques semaines, mon addiction à ma petite liseuse a grandi, et il me faut désormais des doses régulières pour l’abreuver et me sustenter.
J’ai donc sauté sur l’occasion quand j’ai vu que Numeriklivre proposait un partenariat par le biais de ce blog, et j’ai exprimé mon souhait de lire La mémoire froissée, roman qui avait été annoncé sur Twitter et avait éveillé ma curiosité.

Anne apprend chaque jour avec sa mère à quoi servent les plantes.
À l’école de l’abbaye, elle appris à lire et écrire, et sa vie s’écoule paisiblement entre le logis propret et l’atelier de son père.
Mais l’année de ses 7 ans, sa mère est arrêtée pour sorcellerie et son père s’enferme dans son chagrin avant de disparaître quelques mois plus tard.
Anne, désormais seule, choisit de se battre et dès qu’elle atteint l’âge d’être indépendante, elle fait que sa mère lui a appris et devient herboriste.
Prudente, elle s’emploie a ne pas faire d’ombre à l’apothicaire local et ne s’occupe que de la basse ville.
Son commerce prospère doucement mais sûrement et l’amène finalement à ouvrir une boutique et prendre une apprentie.
Elle se consacre alors à la fabrication de baumes, de décoctions et surtout à poursuivre ses cueillettes et récoltes de plantes.
C’est d’ailleurs ce qui va lui permettre de faire une rencontre bouleversante à plus d’un titre…


Je dois d’abord vous avouer que j’attendais de lire ce roman en entier pour faire mon billet.
En pleine lecture du troisième tome, je voyais la fin du volume arriver sans que cela ne corresponde à la fin de l’histoire.
Et là, je l’avoue, j’ai été à la fois réjouie et déçue.
J’ai été ravie qu’il me reste encore au moins 300 pages de lecture pendant lesquelles je pourrai voir Anne vieillir, et j’ai été déçue parce que sur le site de l’éditeur, rien ne m’avait annoncé qu’il y aurait 5 tomes. Le coût du volume n’est vraiment pas élevé (2,99 €), sauf s’il faut le multiplier par 5.
Bon, passons sur ce petit inconvénient pécuniaire (qui serait facile à régler par une petite annonce sur le site) qui n’est en rien dû à l’auteur pour aborder le roman lui-même à présent.

Si vous avez bien suivi, je ne vous parlerai pas de la fin, puisque les tomes 4 et 5 sortent dans 15 jours. Vous pouvez donc me lire sans crainte ^-.
Je vais commencer par ce qui m’a vraiment plu dans ce pavé numérique (750 pages prévues !).
Je chipoterai ensuite, comme à mon habitude.

Anne, jeune femme libre et volontaire, m’a séduite d’emblée.
Elle est attachante, avide de tout connaître, tout en étant désintéressée.
Il n’est pas question pour elle de s’enrichir en aidant son prochain.
Tout ce que fait Anne, c’est soigner et tout ce qu’elle apprend doit servir à guérir davantage et soulager ceux qui la sollicite.
Cette volonté de fer va l’amener à quitter une situation qui promettait d’être confortable pour se lancer sur les routes et aller à la rencontre de son destin.
Son chemin sera semé d’embuches, mais elle finit par trouver celui qui lui est destiné et ce qui faisait son moteur passe au second plan.
Cette jolie histoire m’a encouragée à tourner les pages et je me suis retrouvée bien vite à la fin de chaque tome. 

Chipotons à présent.

J’ai relevé quelques erreurs de conjugaison dans le roman, mais surtout, une erreur de date car la peste est localisé en 1300 dans le premier tome, avant d’être replacée au 15e siècle.
J’ai également été très énervée par la présentation des personnages reprise au début de chaque volume.
Je vous en conjure, NE LA LISEZ PAS avant d’avoir lu le roman !!!
Une bonne partie de l’histoire est dévoilée sans vergogne dans la description des personnages, ne laissant aucune chance au suspens !
Après avoir lu cette présentation, je savais déjà qui Anne allait épouser, m’interdisant toute spéculation quant à ses prétendants. C’est vraiment dommage.

Si on ne lit pas cette présentation, Christine Machureau nous emporte dans sa vision du Moyen Age et cela fonctionne tout de même assez bien.
J’aurais néanmoins apprécié des descriptions plus travaillées qui mettent en place de réels décors.
Au fil des pages, les descriptions s’étoffent, mais il m’a manqué une vision du quartier parisien où la famille passe plusieurs mois, ou la campagne où elle passe sa grossesse par exemple.
Il y a également quelques répétitions, des insistances inutiles qui interrompent l’illusion et m’ont sorti du récit. L’éveil amoureux d’Anne, notamment, se répète d’une façon vraiment similaire de l’un à l’autre de ses prétendants, alors que cela semble être plus profond dans le second cas.
Le choix du narrateur impose aussi des contraintes auxquelles l’auteur n’a pas voulu se plier.
Anne raconte sa vie, c’est une femme du 15e siècle, instruite, mais qui a peu voyagé. Or elle manie parfois des termes qui ne devraient pas lui être connus, comme lorsqu’elle voit une mézouza tout en avouant qu’elle n’a pas rencontré beaucoup de juifs dans sa vie.
Certains épisodes de sa vie ne peuvent également être raconté puisqu’elle n’est pas présente. L’auteur change alors de narrateur, et sans prévenir, au milieu du récit d’Anne censé être consigné dans un cahier, un autre prend le relai pour compléter son récit.
C’est incohérent et il y aurait sans doute moyen d’utiliser un autre personnage pour raconter cela à Anne qui l’aurait ensuite noté elle-même.

Vous me connaissez, je trouve toujours quelque chose pour râler.
Je le fais ici en me disant que l’éditeur pourra sans doute corriger l’erreur de date dans une prochaine édition, et que l’auteure, si elle me lit un jour, aura ainsi un retour sur son travail.
Je ne le fais évidemment pas pour vous décourager, moi qui ai regretté amèrement de ne pas avoir de wifi sur ma liseuse le matin où j’ai terminé le tome 1 dans le train.
N’hésitez donc pas à aller lire un extrait du roman si celui-ci vous tente, et si vous aimez les romans d’aventure, les héroïnes fortes et volontaires, Anne pourrait bien vous plaire.

Je remercie les éditions Numeriklivre et le blog Mes petites idées pour ce partenariat.






4 commentaires:

  1. histoire intéressante...et surtout un billet qui me fait de plus en plus réfléchir à l'éventualité d'acquérir un jour une liseuse...il ne les font pas éteindre dans un avion j'espère ? on a déjà pas le droit aux baladeurs mp3...

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    1. Je ne sais pas pour l'avion, mais la mienne n'a pas de wifi, alors cela ne poserait pas de problème. Pour le MP3, par contre, je ne l'éteins que pendant l'atterrissage et le décollage. Je fais plutôt de longs vols, et sans mon ipod, je ne pourrais pas dormir.

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  2. Si bien sur Estelle que l'auteure vous lit... Il y aurait beaucoup à dire pour répondre à vos questions... Ce n'est pas le lieu.
    Merci de ne pas m'appeler Catherine, puisque je m'appelle Christine... Mais quelle est la liseuse qui n'a pas de Wifi ?
    Vous avez tant réclamé les deux derniers tomes que je pense que globalement vous estimez que c'est tune bonne histoire . Encore merci pour ces appréciations.
    Je ne souhaite que le plaisir de mes lectrices (teurs) et prends note.

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    1. Merci à vous d'être passée par ici et d'avoir laissé un commentaire (et toutes mes excuses pour votre prénom que j'ai corrigé).
      Ma liseuse est une Sony PRS650, sans wifi, sans distraction d'aucune sorte mais diablement efficace pour lire votre livre dans lequel j'ai effectivement apprécié de me plonger. Comme je le dis dans le billet, il est toujours difficile d'exprimer son avis de la sorte, en espérant ne pas froisser l'auteur, tout en ne cachant pas à mes lecteurs les petites choses qui m'ont géné à la lecture. Je peux vous confirmer, d'ailleurs, que plusieurs lectrices m'ont écrit à la suite d'un billet qu'étant averties de ces défauts, elles avaient pu passer un excellent moment de lecture, les faisant passer au second plan.
      J'ajoute également que je compte bien refaire un billet après la lecture des tomes 4 et 5 et j'insisterai sûrement davantage à ce moment-là sur le plaisir de lire éprouvé au fil de vos pages. ^-^

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