jeudi 29 janvier 2015

Un pied { ameGraphique 1# }

Sur Le Blog du petit carré jaune, un nouveau rendez-vous photo a lieu tous les jeudis depuis trois semaines.

Je l'ai suivi en observatrice en admirant les photos des semaines précédentes, mais le thème de cette semaine m'a tout de suite évoqué une photo qui est sur l'écran de veille de ma tablette et que je ne me lasse pas d'observer.

Elle fait aussi écho à la dernière phrase de mon billet précédent puisqu'il s'agit du petit pied de ma fille qui était à l'air libre depuis quelques heures au moment du cliché.

Evidemment, c'est pour moi le plus beau pied du monde, celui que je ne me lasserai jamais d'admirer :)
















mardi 27 janvier 2015

En vrac !



Il est drôle ce mot. 
"Vrac"
J'ai toujours cette impression de grand fracas en le prononçant, de lâcher quelque chose ou de tout laisser tomber d'un coup.

C'est d'ailleurs ce qu'il me faudrait aujourd'hui.
J'ai besoin de légèreté, de prendre du recul, de lâcher des poids.
J'ai besoin d'oublier les mesquineries de certains collègues, le travail en retard, la petite mine et la grosse fatigue. 

Ce soir peut-être, demain soir sans doute...



En attendant, il faut remettre son sourire en place, admirer le lever de soleil si rose ce matin, se dire que la vie est belle.
Il faut oublier qu'il y a un an, ma vie suspendait son cours pour trois mois, trois longs mois oú il a fallut patienter encore et encore dans une petite chambre.
Oublier que cela fait deux ans que je n'ai pas fait les trois cours qui m'attendent et que je ne les ai pas si bien revu que ça. 
Oublier que mes photocopies pour ces cours ont été oubliées justement.
Oublier qu'il faut aussi aller bosser vendredi cette semaine. 
Oublier que j'ai laissé pleurer ma fille ce matin parce qu'il fallait que je parte 5 minutes plus tard (elle s'est rendormie).



Je vais plutôt essayer de me dire que j'ai bien de la chance d'avoir un boulot aussi cool (même si en ce moment il ne l'est pas).
Je vais regarder les étudiants que je vais découvrir aujourd'hui et demain avec bienveillance.
Je ne vais voir en eux que le positif et leurs qualités.
Je vais me dire que les collègues désagréables ont peut-être des problèmes personnels qui les empêchent d'être moins crétin.
Je vais admirer Paris en sortant du train (et encore plus ce soir en rentrant).

Je vais essayer de me pardonner de n'avoir pas su garder mon bébé au chaud pendant 9 mois comme le font la plupart des mères.




jeudi 22 janvier 2015

Agatha Doyle au service de sa majesté de Caroline Triaureau

Un roman jeunesse, ça vous tente ? 
Celui-ci vous emmènera à Londres, à Westminster et Buckingham sur un rythme endiablé. 

Dans l'eurostar, Agatha file vers Londres avec sa classe et sous la férule de Miss Marple, son professeur d'anglais. 
Heureusement, ses amis Hercule et Sherlock sont là aussi et le séjour promet d'être intéressant. 
Après s'être installés dans la pension qui va les accueillir, les élèves déjeunent dans un parc et la petite bande des trois compères décide d'aller voir les écureuils. 
C'est alors qu'un jeune homme percute Agatha. 
Mais ce n'est que le début de leurs aventures...

Eh oui ! 
Agatha est une jeune collégienne normande, mais il va lui arriver des aventures incroyables qui vont la mener jusqu'à la reine Elizabeth ! 

Je dois dire tout de suite que j'ai passé un bon moment en lisant ce roman et je suppose qu'un élève de collège aimera sans doute le lire. 
Cela m'a rappelé mes lectures très lointaines de Fantomette, d'Alice et des intrépides. 
Je me rappelle qu'à l'époque, l'invraisemblance de se retrouver en quelques pages devant la reine Elizabeth ne m'aurait pas du tout choquer, et l'auteur l'amène vraiment très bien. 
A base de rencontres et de découvertes plus ou moins fortuites, l'implication de ces jeunes dans l'aventure est cohérente aucun détail n'est négligé. 

J'ai néanmoins trouvé les premières pages un peu laborieuses, je l'avoue et certains passages m'ont un peu désappointé. 
La présentation des personnages peut parfois être un passage difficile et il fallait jongler ici entre les personnages évoqués par les prénoms des enfants et les enfants eux-mêmes.
Sherlock est ainsi décrit comme un garçon qui se déguise en détective et passe aux yeux des habitants de la ville pour un vrai détective... Mouais.
Quant à Hercule, il passe son temps à lisser les poils  de sa moustache, mais il me paraît un peu jeune pour cela.
Sans parler d'Agatha qui a une ascendance britannique qu'elle partage avec sa prof d'anglais, mais pourquoi ? Et surtout comment ? 
Je trouve également un peu dommage d'avoir écrit quasiment tout le roman en français sans tenir compte des situations où ces petits élèves français pourraient avoir bien du mal à s'exprimer en anglais. 
J'imagine que ce doit être difficile pour un jeune de lire un roman avec plein de phrases en anglais, mais cela aurait pu être l'occasion d'apprendre justement. 
Mais je peux comprendre le choix qui a été fait.

Par contre, je ne comprends pas pourquoi l'auteur parle sans cesse de la reine et du roi George VI.
Le roman est censé se passer actuellement puisqu'il y est question de Kate Middleton et de son mariage.
Or George VI était le père d'Elizabeth. 
J'ai du mal aussi avec les petites phrases comme : "Agatha n'avait en rien l'allure hautaine et froide des Anglais" (ah oui ? Ils ont cette allure ? Tous ?)
ou bien : "vieille fille aux allures d'anglaise (c'est dire de sa manière de s'habiller !".
Et je trouve cela dommage également d'avoir mêlé les références claires aux personnages dont sont inspirés les noms des enfants et l'idée qu'ils ne connaissent pas ces références.
Il est dit que la mère d'Hercule admire Poirot mais Hercule ne semble pas le connaitre.


C'est donc une lecture agréable, un petit roman plutôt sympa, mais il faut passer les 15 premières pages et ne pas être un Anglais susceptible. 




Merci aux éditions Naïve livres pour cette lecture.


lundi 19 janvier 2015

Charlotte de David Foenkinos

Pour commencer l'année, j'ai ouvert un roman bien difficile.
Il est d'ailleurs tellement difficile que je ne sais pas trop comment en parler.
Je ne suis pas sure non plus de ce que j'en pense.
Ce n'est donc pas un coup de coeur mais pas non plus un livre méprisable comme j'ai pu le lire ici ou là.

Car le problème de ce livre, c'est tout de même ce qu'on en lit depuis sa parution.
J'ai lu de tout.
Des billets parodiques, imitant le style particulier de ce livre, des billets élogieux de lecteurs ayant adorés, des billets colériques de lecteurs qui avaient l'impression qu'on s'était moqué d'eux.
Pas facile dans tout ça de se faire une idée.

Et puis je n'avais pas prévu de le lire mais il s'est présenté à moi, par hasard, alors que belle-maman le rangeait dans son placard.
J'ai hésité,  je n'étais pas sure d'avoir vraiment envie de le lire, le sujet n'est pas facile et allais-je avoir assez de temps pendant mes vacances...

Et finalement, je me suis décidée.

Charlotte porte le prénom de sa tante, décédée depuis plusieurs années. 
Quand elle se rend au cimetière avec sa mère, elle voit ce prénom, le sien, sur la pierre tombale. 
Elle ne sait pas ce qui est arrivé à la première Charlotte. 
On ne lui a pas dit qu'elle s'était jetée d'un pont, comme ça, une nuit, après avoir sagement déposé ses affaires. 
Mais Charlotte est aussi juive, elle se nomme Salomon, et en ces années 1930, ce n'est pas une bonne chose.
Et puis Charlotte perd sa mère et doit apprendre à vivre sans elle. 
Heureusement qu'elle est douée pour le dessin, cela lui permet d'exprimer son chagrin, de le laisser sortir...

Comme je le disais plus haut, je ne sais pas trop quoi vous dire de ce roman.
J'ai beaucoup aimé le début.
Le procédé stylistique utilisé par l'auteur m'a semblé original et plutôt adapté à l'histoire qu'il raconte.
L'histoire de Charlotte Salomon est atroce, elle supporterait sans doute difficilement les fioritures.
Issue d'une lignée de femmes et d'hommes suicidés, elle vit avec les silences et les non-dits jusqu'à la délivrance finale du secret.
Mais l'Histoire la rattrape comme un destin inéluctable.
Difficile de faire du joli avec un sujet pareil !

On sent aussi que ce livre était inévitable pour Foenkinos.
Il a fait beaucoup de recherches, de déplacements, il a été habité par Charlotte Salomon.
On le voit quand il passe par l'autofiction et s'immisce dans le récit.
Il raconte comment il a retrouvé les lieux et les gens qui ont participé à cette histoire.

Il a aussi le mérite de mettre un coup de projecteur formidable sur Charlotte Salomon qui était tombée dans l'oubli.
Elle redevient un peintre plutôt qu'une victime, son travail est à nouveau mis en valeur.

Mais passée la moitié du livre, j'ai eu plus de mal.
Comme dans l'oeuvre de Charlotte Salomon, Foenkinos relie les évènements décrits à des tableaux, à de la musique.
Ce procédé qui se fait presque systématique au mitan du roman m'a semblé artificiel à force d'être répété.
La synesthésie, je connais chez Kandinsky, mais j'ai l'impression que cela passe mieux en tableau.
Il y a aussi beaucoup d'informations historiques que l'on connait déjà et qui m'ont semblé longues et inutiles.
Il s'en dégage une froideur et une distance qui m'ont empêchée de vraiment apprécier ma lecture.
Il m'a manqué quelque chose.

Par contre, impossible de lâcher le livre pendant les 50 dernières pages.
On connait la fin malheureusement, mais ces pages m'ont happées et je n'ai pas pu m'en défaire avant d'avoir terminé.
Malgré les phrases courtes et le texte déconstruit, l'émotion est bien réelle même si on est habitué à avoir plus de chair autour d'un texte et qu'elle est suscitée par les évènements.


Comme vous le voyez, c'est un avis "oui, mais non" ou plutôt "non, mais oui" car j'ai tout de même envie de vous le conseiller.
Je crois que ce roman ne peut pas être lu par quelqu'un d'autre que soi.
C'est à chacun de s'en faire une idée et de voir ce qui se passe en lui au moment de sa lecture.



Charlotte Salomon





8/6





samedi 17 janvier 2015

✿ La bassine jardin de Célestin ✿

En ce samedi, je vous propose un album plein de poésie et de belles couleurs.
La saison ne permet pas de profiter du jardin comme le fait le personnage de cet album, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler.
Eh puis c'est un album si lumineux que ce samedi plein de soleil est parfait pour l'ouvrir.




Dans cet album, on découvre Célestin et son jardin.
Mais c'est un jardin très particulier, car il se tient "tout entier dans une vieille bassine en zinc, ronde et grise, un peu trouée, un peu rouillée".
Célestin ne sait pas pourquoi le jardin l'a choisi, il arrive quelque part et il repart quand il en a envie.
Un matin, il est apparu dans cette bassine, un jour il repartira.




Les pages de cet album sont très belles, avec des couleurs pastels et des dessins tout en rondeur.
Le texte est écrit avec des rimes irrégulières, ce qui donne un rythme, tout comme la répétition de la description de la "vieille bassine en zinc, ronde et grise, un peu trouée, un peu rouillée".
Comme je le lis à ma fille, elle m'écoute avec attention, et je pense qu'un enfant plus grand peut retenir et répéter la description de la bassine.




Au fil des pages, on suit l'histoire de Célestin qui est harcelé par ses voisins qui ne comprennent pas pourquoi chez eux rien ne pousse.
Il est aussi embêté par des gens qui veulent étudier le jardin pour comprendre comment il peut pousser dans une toute petite bassine comme ça ou qui veulent même carrément l'acheter.
Et puis un jour, le jardin disparait et Célestin doit faire avec jusqu'à ce qu'il arrive autre chose...




Cet album invite aussi à la contemplation, à profiter de la vie et de l'instant présent.
Quand les choses sont là, il faut les remercier d'être là et tout faire pour qu'elles restent.
Mais quand elles s'en vont, il est bon de se consoler et de chercher ailleurs une source de joie.





Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé le message de ce livre, ses belles pages et son texte.
Les auteurs ont fait un très joli travail et si ma fille est encore petite pour comprendre ce qui est dit, elle aime les couleurs et les petits animaux qui peuplent les pages.

C'est donc un bel album aux couleurs douces et à l'histoire tendre et douce comme un abricot.
Je vous le recommande !







Merci aux éditions Naïve livres pour cette lecture.






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