jeudi 10 février 2011

LAL : -4 vs PAL : +12

Je parle en code, ce soir :)
Mais vous avez compris, n'est-ce-pas ?
J'avais des chèques rentrée qui attendaient bien sagement dans mon bureau, bien trop sagement en fait.
Je n'ai pas tout dépensé, mais j'ai fait une belle moisson. J'ai aussi trouvé le livre de Badinter à 4€, neuf et en grand format. Une bonne semaine pour ma LAL qui a vu 4 livres disparaître, mais une mauvaise pour ma PAL qui voit s'ajouter 12 lignes.




Est-ce si mauvais, d'ailleurs ?
La tenue d'un blog, les challenges ou les défis, tout cela invite à faire le compte de sa PAL et a faire des points réguliers. On compte, on inventorie, on répertorie les titres et les auteurs, les lectures communes, les livres sélectionnés pour les défis ou simplement ceux qu'on veut lire dans les prochains jours.
Actuellement, et après ces nouveaux achats, il y a 156 livres dans ma PAL.
Je devrais peut-être m'affoler, et vous trouverez sans doute cela bizarre, mais avoir des livres en réserve, ça me rassure. Quand je sors, il me faut aussi un livre dans mon sac. Quand je pars en weekend, en déplacement, au bureau, à une réunion, il me faut toujours un livre, même s'il s'agit d'un livre pro ou que je ne l'ouvre pas.
Je connais les meilleures librairies de Bangkok et je sais où y trouver des livres en français, de même qu'à Vientiane, Phnom Penh, Hanoi ou Rangoon , mais aussi Turin, Bruxelles ou Amsterdam. Si je passe plus de deux jours dans un endroit à l'étranger, j'en profite pour visiter une librairie ou une bibliothèque et voir à quoi ressemble les livres dans ce pays. D'ailleurs, j'ai publié quelques photos de bibliothèques par ici.
C'est sans doute pathologique ;)


Comme on a tous une belle PAL qui promet de belles lectures, et même si elle n'est composée que de quelques livres, je vous propose un petit tag rapide et efficace. 
L'idée est simple : 

tu as une belle PAL, alors montre là, et si tu en as un, 
montre-nous aussi ton coin préféré pour lire et celui où tu t'installes pour bloguer. 
Envoie ensuite ce tag à 5 blogueurs...

Et un petit logo : 



Bien sûr, je vous montre aussi ma PAL :) 



Et voilà mon fauteuil à bascule, mon endroit préféré pour lire pendant l'hiver. 
Il fait aussi office de bureau quand je fais une pause ou que je rentre du boulot. 
C'est donc également mon endroit préféré pour bloguer.




Et j'envoie ce tag :
 à George pour du beurre car elle rentre de la librairie et a montré sa PAL cette semaine,
à Liliba qui a sa PAL sur sa bannière,
à Vilvirt qui a suscité cette idée, 
à Delphine si elle a un peu de temps après son concours, 
à Nane qui va me permettre de lire un deuxième Jane Austen, 
à Anne qui nous fait découvrir la rentrée littéraire de janvier en ce moment, 
à  Marie qui a vu le dernier Myiazaki et a bien de la chance :)


Si cela vous plait, n'hésitez pas à vous emparez de ce tag vous aussi   :)

mardi 8 février 2011

Jézabel d'Irène Némirovsky

Certains billets de lecture me résistent sans que je sache pourquoi.
Celui-ci en est un, peut-être parce que j’aime vraiment cet écrivain et que je ne suis pas sure que ce livre me permette de vous faire partager ce sentiment. Je vais essayer quand même J Pour mettre toutes les chances de mon côté, je suis même revenu au stylo et au papier, histoire de me poser pour l’écrire.

En plus du nom de l’auteur, c’est le résumé de la 4e de couverture qui m’a attirée vers ce livre. La lecture des premières lignes à la librairie a achevé de me convaincre de le mettre dans mon panier. Je suis comme ça. Si je commence un livre, il fait ensuite partie de mes petites obsessions jusqu’à ce que je retourne l’acheter. Autant le prendre de suite, donc.

Gladys Eysenach, femme d’une cinquantaine d’année de la haute société parisienne, est accusée d’avoir assassiné son jeune amant le soir du nouvel an. Son procès montre une femme effondrée, abattue, silencieuse mais très belle encore.
Elle fascine l’assistance par sa prestance, la souffrance qui émane d’elle et le mystère qui l’entoure. Ne répondant aux questions posées que lorsqu’elle y est obligée, elle ne livre rien de ce qui a motivé cet assassinat, mais avoue tout pour aller plus vite.
Sa meilleure amie vient témoigner en laissant apparaître de vieilles rancœurs, le procureur tourne le témoignage de sa femme de chambre pour la faire passer pour une femme délurée, l’homme qu’elle devait épouser, aristocrate italien, ne peut expliquer son geste. Les amis du mort témoignent aussi de visites à la fin desquelles Gladys laissait toujours de grosses sommes d’argent à Bernard Martin, un jeune homme sans histoire qu’elle a sans doute pris dans ses filets avant de l’assassiner. Ce geste ne s’explique pourtant pas, et personne ne parvient à savoir pourquoi elle l’a tué.

Jézabel est le 2e livre d’Irène Némirovsky que je lis après le Bal. Comme dans celui-ci, le sujet est traité sur un ton doux-amer. Il n’y a aucun heurt, aucune critique frontale mais une mise en situation qui laisse un sentiment de malaise.
Gladys est une femme superficielle, futile, qui n’a vécu que pour elle et pour profiter de sa beauté physique, si bien qu’il ne lui reste plus rien. Elle a négligé sa famille, ses proches par coquetterie et vanité. Dépensant sans compter, elle n’a pas su s’attacher durablement et a repoussé ceux qui l’aimaient.
Cette femme devrait être détestable, mais tout le talent de l’auteur est là. Je ne dirais pas non plus que j’ai aimé cette femme, la critique est vraiment acerbe et il serait difficile de s’identifier à ce personnage.
C’est alors son histoire qui passe au premier plan. Que lui est-il arrivé pour qu’elle finisse par tuer un jeune homme de 20 ans ?
Qui était ce jeune homme ? Pourquoi lui donnait-elle de l’argent ?
Après le récit du procés, Irène Némirovsky raconte la vie de cette femme, son errance, sa fuite et les pages se tournent pour parvenir au dénouement, pour comprendre et découvrir les abymes de noirceur dans lesquels elle s’est enfoncée.


On a dit d’Irène Némirovsky qu’elle était antisémite, on lui fait parfois un procès d’intention, critiquant violemment ses écrits qui auraient appuyé les critiques faites contre les juifs.
Accuser d’antisémitisme une femme morte avec les siens au camp d’extermination d’Auschwitz m’a toujours paru une cruelle ironie.
Surtout aujourd’hui, alors que l’on écrit tant de choses contre ceux qui ont refusé que l’on « célèbre » un antisémite, fut-il un grand écrivain.
C’est vrai que Némirovsky critique avec force la haute bourgeoisie juive française. Les femmes sont futiles et décadentes, quand les hommes sont lâches et impuissants. Ils n’ont aucune ambition, aucun but apparent si ce n’est le plaisir. Mais elle décrit avant tout le milieu qu’elle connaît, et si certains noms sont juifs, il n’y a aucune autre indication qui permet d’affirmer que ces textes sont antisémites.
Il me semble qu’il y est plutôt question de peindre une certaine frange de la société, pour une auteure qui appartenait à un milieu intellectuel d’avant-garde et avait à cœur de se faire connaître. Pour cela, elle a publié dans Gringoire, sous pseudonyme, et dans Marianne, nettement plus à gauche.
Quoi qu’il en soit, il semble bien que l’histoire ait jugé pour elle.

Si vous ne connaissez pas Irène Némirovsky, je vous conseille le Bal qui est un petit bijou. Celui-ci est passionnant, mais pour un premier contact, il est très critique et assez noir.




Ce roman est ma deuxième lecture pour le challenge ABC 2011, une deuxième aussi pour le challenge Petit Bac (catégorie prénom) et la première pour le challenge Dames de lettres.




lundi 7 février 2011

Un lundi parmi tant d'autres 8°

Le sujet du jour chez Chrys et Zaza :

Voyage vers une île déserte. Et si vous partiez vers une île déserte? Qu'emporteriez-vous dans vos bagages: livres, objets, musique...? Combien de temps y resteriez-vous? Vivre seul: un cauchemar ou une chance? Y a-t-il une histoire, un film qui vous ait marqué? Comment imagineriez-vous cette île? Qu'est-ce que vous y feriez? 


Ben moi, je la connais mon île déserte ! 
Je sais comment m'y rendre, je sais comme elle est belle et je sais que sur le chemin, on croise des poissons volants et des dauphins de l'Irrawady. 
Je sais aussi qu'elle est bien loin et qu'elle se mérite, mais que si le bateau tombe en panne au retour, vous aurez gagné un magnifique coucher de soleil pour le même prix. 
Même si je n'y suis jamais vraiment seule, elle est vraiment déserte et passé 17h, il est interdit d'y rester. 
Seuls quelques gardes forestiers y veillent... 










On était équipé pour le barbecue.



Le bateau n'approche pas plus près, il faut tout amener à la nage.















dimanche 6 février 2011

Wikio et partenariats

En ce dimanche, un petit billet de causerie...

Je n'ai publié qu'un billet de lecture cette semaine, mais je ne vous oublie pas, et j'en ai plusieurs en chantier. Il devrait donc y avoir une cascade de publication la semaine prochaine, qui est aussi plus légère au niveau de mon emploi du temps.
J'ai également vu que certains d'entre vous, nouveaux bloggeurs, s'interrogent sur les modalités de partenariat, notamment sur Facebook (ma page est par là). Je vais donc vous livrer quelques unes de mes pistes (très connues, d'ailleurs).

Et ce weekend est sorti le dernier classement Wikio.
George est toujours bien placée, ce qu'elle a bien mérité. Mais j'ai beau lire des billets m'expliquant les modalités de fabrication de ce classement, il me surprend chaque mois un peu plus.
Sur la page de chaque blog, il y a un score apparemment calculé en fonction des liens pointant vers le blog, des retweets et des votes pour l'article. Vous y trouverez aussi un graphique en camembert présentant les répartitions thématiques, un nuage de mots clés et des courbes de position.



Les deux premiers outils sont intéressants, mais ce mois-ci, par exemple, Wikio a jugé que 2,25 % de mes articles parlaient d'économie ! Oo     On ne doit pas lire le même blog ;)
Par contre, j'ai chuté de la 80e place du classement littérature à la 114e !
Bon, en vrai, ça m'amuse surtout, et je m'intéresse plutôt au nombre de visiteurs sur ce blog, à mon avis plus pertinent pour savoir ce qui vous intéresse.
Mais quand même, c'est une sacré chute 

Le classement Wikio a néanmoins un avantage incontestable. Quand on est classé dans les 5 premiers, on reçoit apparemment de nombreuses demandes de service de presse, ce qui facilite les partenariats.
Mais pour le commun des bloggeurs, il y a d'autres moyens d'obtenir des partenariats.
Le premier, le plus simple aussi, est le site Blog-O-Book, qui propose tous les dimanches à 15h une sélection de livres. Chaque postulant fait sa sélection, remplit le formulaire en début de billet, et patiente jusqu'au lundi pour savoir s'il a été le plus rapide. Le choix est très large, et c'est assez facile d'y trouver son bonheur.


Ensuite, les forums de lecteurs proposent régulièrement des partenariats. Parmi ceux qui sont les plus actifs, le forum Livraddict propose une série de livres tous les vendredis à 20h, rendez-vous qui peut être plus facile à tenir. Les romans de fantasy y sont très nombreux. Les non-bloggeurs peuvent aussi postuler. Vous trouverez aussi des partenariats sur le forum Nota Bene et Club de lecture.


Quelques sites Internet vous permettront également de lire des nouveautés, comme le site de la librairie Dialogues et ses dialogues croisés, ou celui des Chroniques de la rentrée littéraire.



Sur Babelio, si vous êtes un fidèle inscrit qui partage régulièrement ses critiques de livres sur le site, vous pourrez participer aux opérations Masse Critique. Il y a beaucoup de livres distribués, mais il faut avoir publié au moins cinq critiques (ce qui n'est finalement pas beaucoup).



Evidemment, pour l'ensemble de ces sites, il faut être bloggeur, car l'éditeur attend un peu de publicité pour son livre. Seuls Livraddict (qui dispose d'un blog collectif qui permet aux non bloggeurs de publier un article sur le livre) et Babelio acceptent les non bloggeurs car ils partagent leurs critiques sur le site.

Si vous avez d'autres adresses, n'hésitez pas à les laisser en commentaire et je compléterai la liste.

Bon dimanche...

jeudi 3 février 2011

Le Temps de la sorcière d’Arni Thorarinsson (2e billet)

On pourra dire que ce livre m’a donné du fil à retordre !
Commencé début décembre pour une lecture thématique sur l’Islande, il est resté un peu en rade quand j’ai enchainé les Agatha Christie pour le concours de George et en début d’année, il ne me tentait pas trop. Comme je prenais le train il y a deux semaines, je m’étais dit que c’était une occasion pour lire une centaine de page d’un coup et passer ainsi le milieu du roman, seuil fatidique au-delà duquel je ne peux plus lâcher un livre.
Mission accomplie !

Le résumé n’a pas changé depuis le premier billet consacré à ce livre en décembre, mais je vous le remets pour vous éviter de chercher ;)
Einar, journaliste qui travaille pour le plus grand quotidien d’Islande, vient d’être envoyé au nord de l’île pour développer une petite rédaction locale du journal. C’est évidemment une punition, puisque Einar est accompagné par Asbjörn, ancien rédacteur en chef et responsable de cette rédaction, avec lequel il n’a jamais pu s’entendre.
Il leur faut donc travailler ensemble, alors qu’Einar tente d’arrêter l’alcool et vit plutôt mal le fait d’être relégué dans ce coin paumé.
La femme d’Asbjörn et Joa, la photographe du journal, complètent ce tableau de naufragés qui tentent de retrouver des repères.
Évidemment, comme dans toute petite bourgade qui se respecte, il ne se passe pas grand-chose, mais ce n’est qu’apparence. Lors d’une sortie rafting, la femme du pdg d’une grande entreprise locale est tombée dans la rivière et a succombé à ses blessures. Un peu plus au nord, dans un village où la spéculation industrielle menace la campagne alentour, des rixes de jeunes racistes ont dégénéré. On retrouve également le corps d’un jeune homme, membre du club théâtre et décédé dans des circonstances obscures.

Finalement, je ne peux pas vraiment dire pourquoi j’ai mis ce roman de côté.
Il permet de s’immerger dans la campagne islandaise, de rencontrer ces gens et voir leurs habitudes, de connaitre leurs problèmes quotidiens.

Les personnages principaux sont bien présents, ils ont une épaisseur, surtout Einar, le journaliste narrateur du roman. Il tisse un réseau d’amitié qui dévoile sa personnalité, il évolue pendant les 350 pages et le lecteur assiste à cette évolution.
Il y a aussi des touches d’humour, des jeux de mots que le traducteur est obligé d’expliquer, et d’autres qu’il a traduit sans problèmes, et des évènements loufoques, comme l’histoire qui se crée entre Einar et sa colocataire Snelda. Celle-ci se prend d’affection pour Einar qui la traite comme sa femme. Le seul problème, c’est que Snelda est une perruche !

Au niveau de l’écriture, le style de l’auteur est fluide, et l’intrigue bien construite. J’ai toutefois regretté le manque d’informations divulguées dans le roman. Je conçois bien que le lecteur ne connaisse pas tout, mais je préfère quand les indices sont présents mais minimisés. Cela me donne une chance de trouver l’assassin.
Ici, même si on peut se douter de l’identité de l’assassin, la cause du meurtre apparait à la toute fin et il est bien difficile de la deviner avant.

Ce roman est donc parfait pour découvrir l’Islande de façon atypique, pour en apprendre un peu sur ses habitants, mais vous ne vous passionnerez sans doute pas pour l’intrigue policière.
C’est finalement assez cohérent quand on considère la profession d’Einar. Il est journaliste, et un journaliste ne doit-il pas enquêter sur la société et ses travers ?  Si la réponse est oui, mission entièrement accomplie !

Un nouveau pays vient s’ajouter à mon défi Tour du monde : l'Islande.


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