dimanche 28 février 2016

Sunday mood et des petites madeleines...

Le banana bread du goûter est dans le four (recette ici et au chocolat ici) et promet d'être excellent.
Ma minette est couchée (ce qui ne veut pas dire qu'elle dort).
Le soleil brille, ce qui nous change un peu des derniers jours et me remonte le moral.
Je me suis préparé une tasse de thé, je me suis installée dans mon canapé.
Une petite semaine de congés s'ouvre devant moi, avec énormément de travail prévu, un gros boulot qui a pris du retard parce que je ne suis pas en forme, et des envies de printemps et de grand air.
Mais parfois, une pause devient nécessaire et le dimanche après-midi, c'est quand même le moment idéal pour se vautrer dans le canapé.


Les jonquilles sont là depuis plusieurs semaines.

Cette semaine, j'ai fini La fille du train en livre audio et c'était vraiment pas mal.
J'avais peur d'être déçue mais finalement, c'est bien mieux que ce à quoi je m'attendais.
J'enchaine avec un petit Brunetti, le dernier sorti, et après on verra.
Et puis il faudrait que j'écrive les billets qui attendent sur Le Guépard, l'appel du coucou, le ver à soie... 




En attendant, cette semaine, on a fait des petites madeleines avec ma minette.
J'ai utilisé ma recette habituelle, très facile et comme vous le voyez sur la photo, on obtient quasiment à tout les coups la fameuse bosse, à condition de respecter les changements de température à la cuisson.
Bon, à 23 mois, pas facile d'être assez patiente pour la cuisson et elles sont un peu brunettes mais elles ont quand même été engouffrées en deus goûters !





Pour une quinzaine de grandes madeleines ou une trentaine de petites : 

  • 3 oeufs
  • 150 g de beurre
  • 150 g de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 150 g de sucre roux chez nous
  • des pépites de chocolat / le zeste et le jus d'un citron / des fruits rouges surgelés / de la fleur d'oranger... 

Fouetter les oeufs et le sucre.
Mélanger la farine et la levure tamisée.
Ajouter le beurre fondu mais pas chaud.
Aromatiser les madeleines à ce qui vous fait plaisir. Cette fois, on a fait citron-chocolat mais on peut faire plein d'autres mélanges.
Laisser reposer au moins une heure au frigo.

Attention, c'est là que réside la réussite de la bosse sur vos madeleines.
Préchauffer le four à 270° c. Sortir la pâte et mettre un peu de pâte dans les empreintes de votre moule (remplir aux 2/3).
Enfourner pour 4 minutes puis baisser la température du four à 210°c et poursuivre la cuisson 6 minutes (4 minutes pour les petites).
Sortir les madeleines et les mettre sur une grille pour qu'elles refroidissent.

Bon appétit !!


La petite musique du dimanche...











lundi 22 février 2016

Profession du père de Sorj Chalandon

Aujourd'hui je vous parle d'un roman dont je ne sais pas vraiment quoi penser.
J'ai attendu pour écrire mon billet.
J'ai laissé décanter cette histoire, je l'ai laissé se poser en moi, reposer dans mon esprit pour voir ce qu'il m'en reste et comment je la ressens après plusieurs jours, après plusieurs semaines.
Mais non.
Rien ne vient éclaircir mon ressenti.
J'aime et je n'aime pas indistinctement, sans pouvoir dire exactement ce qui me dérange.
Je me lance donc quand même dans la rédaction de ce billet qui risque d'être un peu décousu, mais tant pis.

Emile n'a pas une vie facile. 
Son père mène la famille à la baguette, le levant à 5 heures du matin pour assurer son entrainement de soldat. 
Il veille à ce qu'il ne se relâche pas, et cela concerne aussi sa mère. 
L'appartement est spartiate, pas de chauffage, peu à manger, les coups pleuvent souvent, et les journées se ressemblent toutes. 
Sauf quand son père lui donne l'ordre d'aller déposer des lettres à l'autre bout de la ville en pleine nuit. 
Là, il se sent important car son père est agent secret ! 
Après avoir été parachutiste, professeur de judo, et même pasteur, il se cache désormais dans son appartement pour mener sa mission à bien... 

Bon, vous l'aurez sans doute compris, le père d'Emile ne tourne pas très rond dans sa tête.
L'histoire est racontée par Emile qui se retourne sur son enfance alors qu'il vient d'enterrer son père.
Sans jugement, il raconte les faits, juste les faits et laisse le lecteur se débrouiller avec.
Il raconte les coups, pour lui et pour sa mère, il raconte les missions délirantes que lui donnent son père en pleine nuit, il raconte comment lui-même s'en est pris à un de ses camarades de classe et a reproduit la tyrannie de son père.
Il raconte aussi comment il a dû se détacher de ce "cocon" familiale un peu brutalement quand son père a décidé qu'il était assez grand pour se débrouiller tout seul.

Le récit est factuel, sans pathos et surtout sans jugement.
Emile accepte tout, ne se pose pas de questions sur son père ou sa mère.
Il grandit et ne se pose toujours pas de question, enfermé dans un schéma qui lui parait tellement normal qu'il est bien perdu quand il doit vivre autrement.
Sa seule question est celle de la profession de son père, suscitée par la traditionnelle question posée à l'école.

Alors pourquoi n'ai-je pas plus aimé ? 
Les billets sur la blogosphère littéraire sont plutôt enthousiastes, les fans et les non fans de Chalandon ayant quasiment tous aimé ce roman.
J'étais donc enthousiaste en commençant ma lecture et je partais avec un a priori positif.

Je m'attendais peut-être à autre chose ?  
Je ne crois pas, le sujet est clair et je savais ce que j'allais lire.
L'aspect autofiction est toujours un peu difficile pour moi, mais il ne transparait pas ici.
C'est un roman, sans réflexion sur le récit ou sur la mise en fiction.

Est-ce le sujet qui m'a dérangé ? 
Oui et non.
Même si les femmes et les enfants battus sont un sujet toujours un peu perturbant pour moi.

Est-ce le style de Chalandon ? 
Non, pas vraiment non plus, il écrit toujours aussi bien.
Mais peut-être est-ce tout de même un peu froid pour moi, un peu trop distancié.

Ou s'agit-il d'un mélange de tout cela.
Je ne vais pas creuser plus loin, je ne crois pas que j'arriverai à mettre des mots plus précis sur mon ressenti.
Je vous invite néanmoins à le lire pour vous faire votre propre avis.
Pour ma part, j'ai largement préféré le Quatrième mur, je l'avoue, mais cela ne m'empêchera pas de lire Mon traitre et Retour à Killybegs.




C'est mon 8e roman de la rentrée littéraire 2015 ! 




Merci aux éditions Grasset 
pour cette lecture. 





dimanche 21 février 2016

Des cheeses naans faciles pour mon thali !!

Cette semaine, Syl nous proposait de cuisiner sur le thème du voyage.
ça tombe bien, j'ai justement envie de changer d'air en ce moment !
Mais bon, honnêtement, je n'ai pas cuisiné grand chose cette semaine, alors je ne voyais pas comment j'allais pouvoir vous régaler.
Et puis je me suis souvenue de ces photos de naans (ou nans) faites il y a quelques temps mais jamais posté par manque d'occasion.




Après avoir laborieusement cherché dans mon ordinateur pour les retrouver (si si, c'est rangé, mais elles étaient dans le mauvais dossier !), réparons vite cet oubli.
Vous trouverez des dizaines de recettes sur Internet et très sincèrement, aucune n'égale les naans mangés en Inde ou même au resto indien.
J'ai essayé la cuisson à la poêle, à la casserole, à la vapeur...
Rien n'a jamais marché parce qu'il me faudrait une plaque chaude que je n'ai pas dans ma maison.
Et puis j'ai trouvé un livre de cuisine indienne GENIAL (je vous en parle en fin de billet) qui m'a donné LA bonne idée : mon four mais très très chaud !
Et là, ça marche.
Comme vous le voyez sur la première photo, les naans gonflent et ressemblent enfin à de vrais naans.

Cela aurait été dommage de ne pas partager ça avec vous, non ?





Pour 8 naans : 

  • 350 g de farine
  • 1 cs d'huile
  • 7 cl d'eau
  • 1 cc de sel
  • 1 yaourt nature
  • 1/2 sachet de levure ou une pincée de levure fraiche
  • (éventuellement 1 oeuf)
  • 16 vache qui rit


Dans un saladier, mettre la farine et creuser un puits au centre.
Ajouter tous les ingrédients et mélanger à la main*.
Quand la pâte est homogène, former une boule, couvrir et la laisser reposer 20 à 30 minutes au frais.

Préchauffer le four à 280°.
Sortir la pâte, fariner le plan de travail légèrement.
Couper la pâte en 8 morceaux.
Prendre un morceau, l'étaler pour obtenir un rond de 2 mm d'épaisseur maximum.
Prendre deux Vache qui rit, les malaxer et les mettre au milieu du rond.
Réunir les bords du cercle pour former un petit panier ou un petit pain ou une aumônière.
La pâte doit être bien soudée sans trou.
Retourner l'aumônière et l'aplatir délicatement en la roulant sous la paume de la main.
Laisser reposer 10 minutes.
Avec un rouleau, continuer à étaler les naans en faisant attention de ne pas faire de trous.

Mettre les naans sur une feuille de cuisson en silicone ou une plaque chaude (encore mieux) recouverte de papier sulfurisé.
Enfourner pour 4 minutes puis conserver les naans dans un torchon.


*J'ai mis une photo de mon robot mais c'est illustratif. J'ai essayé et je vous le déconseille. La pâte est élastique et ne se malaxe pas bien. La pâte à naan doit être malaxée au minimum. 




Vous pouvez servir avec un dhal au curry, du riz basmati et des pakoras.
L'assiette sur la photo s'appelle un thali, d'où mon titre.
C'est ainsi que vous serez servi en Inde, sans couvert avec parfois une cuillère mais pour les touristes.
On mange avec la main droite uniquement, et le naan sert notamment à manger le dhal (la purée de lentille corail) qui est un peu liquide.

Mais on peut aussi plus simplement les manger seuls ou avec un egg curry, mon plat indien préféré (même si ça reste assez risqué de manger des oeufs quand même !).

La recette de l'egg curry est là si vous voulez, et un jour prochain, je partagerai la recette du dhal quand j'aurais eu le temps de le photographier tellement il part vite chez nous.




Ma recette de naan n'est pas tout à fait la même dans ce livre mais si vous aimez la cuisine indienne, je vous le conseille : Lassi, cheese nan, Tandoori &Cie de chez Marabout et écrit par Krishane Renghen.
Il est plein de belles recettes mais surtout SIMPLE !!
Pas trop d'ingrédients compliqués, pas besoin de passer au supermarché spécialisé, et pas besoin non plus d'ustensiles trop rares dans nos cuisines.
En 68 pages, vous aurez des plats variés qui vous rappelleront le resto indien sans problème et sont bien adaptés au palais français.
Pour le moment, je n'ai pas trouvé mieux dans les livres de cuisine indienne.











samedi 20 février 2016

Un homme dangereux d'Emilie Frèche

 Lors de la dernière rentrée littéraire, certains romans ont fait sensation.
 J'ai pu lire Un homme dangereux d'Emilie Frèche. 

Emilie a quitté son mari pour un homme manipulateur qui lui demande de quitter aussi ses enfants. 
Antisémite, il ne perd pas une occasion pour faire des remarques déplacées. 
Mais elle reste, même si cela la heurte chaque jour un peu plus...  
 
En lisant ce livre, on ne peut s'empêcher de se demander où commence la fiction et où se trouve le réel. 
La narratrice se nomme Emilie, comme l'auteure, certains évènements relatés sont publics et peuvent être identifiés. 
Le véritable nom du personnage masculin a également fuité dans la presse et il est très facile de trouver son identité. 
Mais est-ce le plus important ? 
Emilie Frèche décrit ici un processus trop bien connu d'emprise et de manipulation qui est peut-être ce qu'elle a vécu, mais qui est partagé par trop de femmes pour ne pas devenir universel. 
Le personnage masculin, Benoit Parent, est sournois, détestable, il cumule tous les mauvais points ! 
Le lecteur est immédiatement du côté d'Emilie. 
Les thèmes abordés sont néanmoins nombreux et il est aussi fortement question d'antisémitisme. 

Mais au final, tout cela fait-il un bon livre ? 
J'ai eu l'impression trop souvent d'être au milieu d'un règlement de compte, d'une vengeance qui se faisait sur la place publique. 
Le lecteur est pris à parti, happé par cette histoire et ses évolutions, jusque dans les médias après la sortie du livre. 

C'est donc une lecture en demi teinte pour moi mais n'hésitez pas à aller le lire si ce genre vous plait !

 
 

Umberto...




Quand j'étais étudiante, il y a fort longtemps, j'avais un enseignant un peu atypique qui nous avait concocté un cours de littérature comparée sur le roman policier, un cours un peu exigeant dont les livres à lire ne se laissaient pas toujours analyser facilement.
Parmi ces livres, il y avait Le nom de la rose d'Umberto Eco.
J'avais vu le film sans conviction, un peu ennuyée par l'érudition trop complexe qui s'en dégageait.
Mais j'étais enthousiaste à l'idée de le lire.




Et là, j'ai découvert un monde de sous-entendus et de connaissances qui s'offrait au lecteur attentif et curieux.
Le nom de la rose n'est pas un roman facile, c'est un pavé où l'action se traine un peu, mais la réflexion sur la philosophie, sur le roman lui-même, sur l'humour et la nécessite de rire pour les hommes sont d'une richesse sans pareil.
Le texte se dévoile fil à fil, il se tisse de multiples trames.
Eco n'a pas écrit beaucoup de romans mais il y mettait tant de choses qu'il était sans doute difficile d'en écrire davantage.
Et puis il y avait aussi l'Apostille au nom de la rose qui donne tant de clés qu'on ne peut s'en passer quand on a lu le roman.




J'ai lu ensuite Lector in fabula que j'ai fait lire depuis à nombre d'étudiants.
Là encore, certains chapitres sont éclairants et si d'autres ouvrages sont peut-être plus simples, celui-ci est rempli d'informations qui permettent de lire encore mieux et surtout de comprendre ce qu'il se passe quand on lit un livre qui semble nous parler et résonner en nous.
Mes étudiants sont souvent enthousiastes après leur lecture et cela ne les laisse jamais indifférents.
Mais il y a aussi L'oeuvre ouverte, et dans un autre genre Histoire de la beauté et Histoire de la laideur ou plus récemment Ecrits sur la pensée du Moyen Age.




A 84 ans, il écrivait toujours et méritait son statut de professeur émérite.
Homme érudit, il ne s'arrêtait jamais de contribuer à la croissance de la connaissance, et notamment en linguistique et sémiotique qui étaient ses domaines de formation, ou en histoire du Moyen Age, sa passion personnelle.
84 ans, c'est un bel âge pour mourir bien sûr, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'une grande figure s'en est allée.

 Bon vent Umberto !!







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