mercredi 31 décembre 2025

Ce que je laisse en 2025...

Cette année, on le lit partout et cela ne vous aura sans doute pas échappé, nous étions en année 9 pour la numérologie. 
C’est une année de fin de cycle, de clôture, de délestage aussi. 

 

 
En année 9, on clôt des chapitres, on abandonne ce qui ne nous convient plus, et on assainit les bases pour repartir du bon pied. 
Je ne me fais pas trop d’illusion sur ce genre de prédiction, mais il faut bien avouer que cette année, j’ai effectivement renoncé, j’ai abandonné, j’ai laissé derrière moi de nombreuses choses, et cela fait du bien de visualiser ce qui peut paraitre difficile parfois sur le moment, mais qui permet de progresser sur le long terme. 
 
 


Cette année, il y a donc eu un gros changement et beaucoup de petits : 
  • Nous avons déménagé ! Je pensais abandonner ma maison avec tristesse, mais pas du tout ! Le changement s’est fait naturellement, et en 24 h, on avait l’impression d’avoir toujours habité la nouvelle maison ! Il faut dire qu'on est dans la nouvelle maison depuis deux ans pour les travaux, mais on n'y passait que nos journées. J'appréhendais aussi les nuits pour les enfants, le changement d'environnement, notamment pour mon fils qui a parfois du mal avec les changements. On était sans doute tous prêts à faire le grand saut.  
  • Nous voyons des animaux quasiment tous les jours dans le jardin. Aujourd'hui, un renard pour la première fois ! Et jusqu'à 5 chevreuils dimanche dernier ! Les chasseurs leur ont fait peur lundi matin, alors on ne les reverra pas cette semaine, mais ils reviendront. 
  • Ma grande est entrée au collège. Il y a eu des larmes nombreuses en début d'année, le rythme était difficile à prendre, mais elle est contente et elle travaille très très très bien ("maman fière").
  • Mon petit a changé d'école et après quelques semaines d'observation, il a trouvé sa place et va à l'école avec beaucoup moins de larmes ! 
  • J’ai énormément trié, jeté, donné. Cela me prend un temps fou, je trie toutes nos possessions, j’organise, je mets en place, je choisis, je supprime. C’est satisfaisant, mais c’est long. J’en voie le bout progressivement, et si je n’ai pas fini pour la nouvelle année, les choses avancent bien quand même. Il n'y a plus aucun carton au rez-de-chaussée et au premier ! 
  • J’ai appris à dire non ! Ça aussi c’est compliqué. La réaction de mes collègues a été souvent violente, on m’a insultée, accusée de tous les mots… C’était très difficile, ce qui m’a encouragé à dire encore plus souvent non (dès que c’est bon pour moi en fait). 

 

 

  • J’ai dû ralentir et prendre soin de moi pour cause de hernie discale accompagnée d’une discopathie. J’ai jeté mon vieux fauteuil de bureau qui n’était pas ergonomique, mon bureau aussi. Il faut maintenant les remplacer, ce sera pour 2026.  
  • J’ai fait passer mon travail au second plan en culpabilisant de moins en moins. A un moment, les journées ne font que 24h. 
  • Je n’ai quasiment rien terminé au crochet ou au tricot. C’est sans doute ce qui me chagrine le plus. 
  • Je n'ai pas fini de ranger ma maison le 31 décembre. Je sais que c'était irréaliste. Entre le travail, les enfants, la vie, j'ai vraiment beaucoup avancé, mais la moitié de mon grenier destinée à devenir une salle de jeux sera peinte en 2026. Ce n'est pas très grave, là aussi, je relativise. Il n'y a que moi qui souhaitait que cela soit fait !
  • Nous avons multiplié les journées à la mer, c'est pratique d'habiter plus prêt et cela me fait tellement de bien ! 
  • Je voulais planter au moins 10 arbres par an dans mon jardin. J'en ai planté 68 cette année. 
  • J’ai repris la lecture « papier » et c’est ma PAL qui est contente d’avoir un tout petit peu maigri ! Je n'ai pas été aussi présente que je l'aurais souhaité par ici, mais j'ai lu !
  • J'ai aussi repris le yoga, et j'aimerais bien en faire davantage. On verra. 


En 2026, cela devrait être plus calme. 
Je dois enfin m'atteler à un gros travail professionnel, je fais des choix, je refuse des missions que j'aurais accepté d'ordinaire, mais il est parfois nécessaire de se concentrer sur quelque chose qui doit absolument être fait pour s'alléger l'esprit. 
J'aimerais bien aussi me remettre au crochet et au tricot, et finir enfin certains projets. 
Depuis quelques années, je ne prends plus de résolution. 
Je réfléchis à des intentions, et en général, ça marche mieux. 
J'ai encore quelques heures pour fixer celles de 2026... 
 
 

 
 


mercredi 24 décembre 2025

Merry Christmas !!!!

 

 Je vous souhaite un joyeux Noël !! 

 

 Rempli de livres, ou pas, comme vous voulez ☺️

  


 
 
 
 



 

 

 

mercredi 10 décembre 2025

Le chat du rocher de Nelson & Quinn

Les romans qui se déroulent à Monaco, cela ne coure pas les librairies ! 
Quand j’ai vu passer celui-ci lors d’une opération Masse Critique de babelio, et en plus en audio, je me suis dit que cela pouvait être très sympa à écouter ! 
Et j’ai eu le plaisir d’être sélectionnée ! 

 


Calypso vient de s’installer sur le rocher, fuyant le Brésil et ses problèmes personnels. 
Son mari l’a quitté, la série dont elle était actrice principale s’est arrêtée, et sa fille vit sa vie de son côté. 
La déprime guette quand elle se réfugie chez sa tante et reprend la brocante dont l’ancien gérant a disparu du jour au lendemain. 
Elle s’ennuie ferme, tentant d’attirer l’attention de Poker, le chat qui occupe les lieux, quand elle découvre un corps en pleine nuit au fond de la cave… 

Voilà un petit cosy mystery bien sympatoche. 
L’histoire de Calypso est assez courante, en plein divorce, elle vient trouver refuge dans les lieux de son enfance et retrouve ses anciens amis. 
Là où cela devient plus rare, c’est quand elle croise la route d’un cadavre, puis revient et s’aperçoit que ce n’est plus le même cadavre ! 
Ce point de départ est assez original, vous en conviendrez. 
Il s’ensuit l’intervention de toute une galerie de personnages, parfois un peu trop pour qu’on les repère vraiment tous, mais c’est la loi du genre. 
Ils sont hauts en couleur, ils boivent, jouent au casino, passent leurs journées au salon de thé avec des verres de champagne. 
A la fin du roman, on est un peu plus à l’aise avec tous ces gens, et on les distingue mieux. 
Et puis il y a le fameux chat. 
Poker est resté quand l’ancien gérant de la brocante est parti. 
Il faut dire qu’il semble être le propriétaire des lieux et comme c’est un chat futé, Calypso se fait souvent voler quand il intervient pour faire dévier l’enquête. 
Le problème pour les humains, c’est que parfois, il laisse tout le monde se débrouiller tout seul en déclarant qu’il en a déjà bien assez fait ! 
 

L’histoire est parfois un peu tirée par les cheveux, mais c’est l’ambiance du roman qui veut cela, et sans doute aussi le fait qu’il s’agisse du premier tome. 
La présentation des différents intervenants semble aussi importante que l’enquête, et prend parfois le premier plan. 
On finit tout de même par connaitre l’assassin, et tout ce petit monde finit par trinquer au champagne. 


La version audio est rythmée, et facile à écouter. 
Katherine Pageon joue à fond le texte, modifiant sa voix pour qu’on la suive plus facilement. 
On se repère parfaitement, c’est un vrai plus pour les 10h que dure le roman. 


Au final, il m’a manqué un petit quelque chose pour que ce soit un coup de coeur, mais ce sera peut-être pour le tome 2 ! 


mardi 2 décembre 2025

Quelques lectures et un faux retour 📚

Au début du mois d'octobre, je venais fièrement vous annoncer que je revenais publier par ici... 
Il semblerait que cela n'ait été qu'un mirage 😆. 
Deux billets en octobre... et un petit coucou un dimanche ! 
J'ai même déserté Instagram, ce qui montre à quel point je suis loin des écrans, moi qui publie d'ordinaire régulièrement par là bas. 
Il faut dire que je me suis mise en tête d'avancer sur plein de chantiers en même temps et, évidemment, on ne peut pas tout faire ! 
Entre le rangement, le tri de notre bazar post-déménagement, les passages à la déchetterie, à la ressourcerie, chez le bouquiniste... le travail (j'ai des nouveaux cours cette année...), la gestion quotidienne d'une famille de 4, les imprévus, les rhumes... Ce n'est pas de tout repos ! 
Je m'étais mise en tête de terminer l'organisation et l'aménagement de notre nouvelle maison à la Toussaint... Fail ! 
J'ai donc reporté ma limite mentale aux vacances de Noël et j'ai bon espoir que nous y parvenions au moins pour le rez-de-chaussée et pour le premier qui sont quasi terminés. 
Au grenier, je dois peindre la salle de jeux des enfants avant de pouvoir tout ranger, faire des étagères dans un placard, et même si ce n'est pas simple de trouver plusieurs heures d'affilée pour le faire, je m'accroche et on voit le bout du tunnel !
 
 

 
L'avantage, c'est que lorsque je range ou je trie, je mets mes écouteurs et j'écoute des livres !
J'ai découvert des belles pages, dont je vous parlerai sans doute si je retrouve un peu de temps. 
Voilà ce que mon profil Goodreads me donne comme bilan de lecture. 
 
 
 
Ce serait dommage de ne pas garder une trace par ici ! 
Avez-vous lu un de ces ouvrages vous aussi ?  
 
 
 

dimanche 23 novembre 2025

Sunday mood rapido ! ☕️🫖 🎬

 Hello, comment allez-vous ? 
Ce blog est décidément bien silencieux !
Trop de vraie vie, mais un peu de temps quand même pour cuisiner. 
Ce quatre-quart aux pommes est toujours aussi bon, et il ne survit jamais plus de quelques heures !  
La recette est par ici si vous voulez tester...  
 
Bonne semaine !! 
 
 
 

 

jeudi 23 octobre 2025

Fragrancia de Paul Richardot [ Version livre audio ]

L'automne est là, et voilà un roman parfait pour cette période ! 
(Mais pour d'autres saisons aussi !)
Léger, agréable à lire, rempli d’effluves de parfum, que demander de plus pour ces pluvieuses journées qui s'annoncent ?
 
Hélias est olfate en formation. 
Dans le petit cabinet du Mans, il aide son supérieur à concevoir des associations d’odeurs qui permettent à leurs patients de revivre d’anciens souvenirs avec l’aide de la SVM, une drogue de synthèse qui rend très réceptif. 
Hélias n’a pas toujours été olfate et cette place est une aubaine pour lui. 
Il espère d’ailleurs aller plus loin et attend sa place pour devenir olfate en titre… 
 
 
 


Je dois d’abord l’avouer, j’ai eu un peu de mal à entrer dans ce roman. 
J’ai écouté les 30 premières minutes, et je n’ai pas réussi à rester attentive. 
Pas sûre néanmoins que ce soit la faute du roman car le sujet m’intéressait, et en refaisant une tentative plus tard, je me suis dit que j’allais écouter au moins une heure avant de me décider, et  la deuxième fut la bonne ! 

Le roman commence par des explications nombreuses sur le travail d’olfate et le principe de la SVM. 

C’est évidemment indispensable pour que l’on puisse comprendre le principe même du livre, et l’auteur réussit à transmettre toutes ces informations sans lasser le lecteur. 
Le principe de l’élève qui écoute le maitre est détourné pour nous expliquer comment Hélias a été formé et est devenu olfate, mais nous n’avons pas toutes les informations, et le lecteur a envie de continuer pour en savoir davantage. 
L’idée est originale et on se prend au jeu facilement, en se demandant ce qu’on pourrait bien demander dans la même situation. 
Si vous avez pensé au roman le Parfum de Suskind lors de la lecture du résumé, comme vous le voyez, c’est assez différent. 

Les personnages sont construits petit à petit et prennent de l’épaisseur au fil des chapitres. 
Ils sont nombreux, mais bien identifiés, ce qui m’a permis de suivre sans problème. 
Ils évoluent dans différentes sphères qui se croisent par l’intermédiaire de certains personnages. 
On sent le début d’une série dans cette mise en place de différents univers, et les fils que l’auteur pourrait tirer s’il souhaite continuer (ce qu’il confirme dans l’entretien qui suit la lecture audio). 
L’histoire est complète et l’enquête, bien organisée, est résolue en fin de roman. 

La version audio est excellente, lue par Anatole de Bodinat. 
Elle m’a permis de suivre l’intrigue et de reprendre le roman sans problème. 
Comme souvent, l’interview de l’auteur en fin d’enregistrement est un vrai plus ! 
Cela permet d’en apprendre davantage sur le processus d’écriture, l’objectif de l’auteur, et encore une fois, cela m’a permis de comprendre davantage le projet de ce roman. 


En bref, c’est donc un roman bien écrit, plein d’odeurs, de parfums, et de personnages sympathiques.
Lisez le en audio, c’est encore plus immersif ! 




mardi 14 octobre 2025

Good bad girl d'Alice Feeney

Un petit thriller, ça ne se refuse pas.
Quand il est bon, c’est la garantie d’un bon moment et Good bad girl semblait pouvoir répondre à la promesse de son genre. 

Frankie est bibliothécaire dans une prison pour femme depuis des années. 
Depuis qu’elle a perdu sa fille, sa vie tourne en rond et elle ne voit plus d’intérêt à continuer. 
Ce soir, elle va enfin faire ce qu’elle a prévu depuis si longtemps… 

 


Ce roman est singulier. 
Sa structure est relativement habituelle. 
On suit Frankie, puis d’autres personnages qui se découvrent petit à petit, pour constituer une trame complexe dont les ramifications se révèlent en fin de récit. 
De ce point de vue, je n’étais pas perdue. 

On se demande ce qu’elle a fait, ce qu’elle veut avouer, comment les différents personnages vont se sortir de situations difficiles dans lesquelles ils se sont mis tout seuls, on espère que certains vont s’en sortir, que d’autres vont être démasqués. 
Je me suis prise au jeu et je l’ai fini avec curiosité, d’autant plus qu’il n’y a pas ici de description sanglante ou de sévices affreux. 
C’est un roman où des femmes tentent de faire du mieux qu’elles peuvent, et les hommes sont souvent des bâtons dans leurs roues. 
Mais pour un thriller, on manque un peu de tension et d’action tout de même. 
C’est assez gentillet (ce qui me convient bien en ce moment, j’ai du mal désormais avec les crimes affreux, après en avoir lu des dizaines) et même si le crime central a détruit plusieurs vies et est impardonnable, cela reste assez soft. 

J’ai néanmoins été gênée par les petites phrases moralisatrices qui émaillent le récit. 
Il y en a au moins deux par chapitre du genre « on n’a qu’une occasion de faire une première bonne impression » ou « lorsque les mots sont tus trop longtemps, leur date de péremption est dépassée ».
L’idée du roman est de questionner le bien et le mal, ce qui fait qu’une bonne action en est bien une et à quel moment une bonne intention peut devenir un acte horrible, et sur ce point, c’est réussi, mais ces petites phrases deviennent un peu obsédantes. 
Je me rends compte en l’écrivant, que c’est peut-être l’objectif de l’autrice de faire revenir ces phrases comme une ritournelle, mais cela m’a plutôt agacé. 

La version audio est lue par Claire Baradat et Marie Bouvier qui se coulent dans le récit avec un plaisir manifeste.
Leurs voix alternent pour identifier les différents chapitres qui portent sur l’une ou l’autre des personnages. 
On les suit facilement, et elles donnent du rythme au récit. 


Ce n’est donc pas le thriller du siècle, mais c’était une lecture agréable, une écoute qui permet de passer un bon moment, et qui sera parfaite en toutes saisons, sur la plage en plein été, ou avec un thé au coin du feu ! 

 


 

 

 

samedi 4 octobre 2025

Me revoilà !!

Dernier billet par ici le 26 mai... 
4 mois sans publier, cela faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ! 
Il faut dire que depuis juin, on n'a pas eu une minute par ici et il y a eu beaucoup de changements depuis le début du mois d'août.
La fin de l'année universitaire est toujours chargée, mais on y a ajouté pas mal de choses cette année comme un déplacement professionnel début juillet (à ne pas reproduire 😆) et un déménagement à préparer en plus des tâches habituelles ! 
 
 

 
Après les cartons, on a donc migré vers notre nouvelle maison. 
Ce n'était pas une surprise pour les enfants, les travaux durent depuis deux ans, mais c'est quand même un grand changement qu'ils ont plutôt bien vécu.  
Entre deux cartons à ranger (mon Dieu ! Quel bazar nous possédons !), il a aussi fallut s'occuper du reste. 
Mon grand a changé de classe, mais aussi d'école. 
La fin d'année a été très très compliquée pour lui et on ne trouvait pas de solution dans son ancienne école.  
Deux semaines avant les grandes vacances, en deux rendez-vous, on avait trouvé une nouvelle école avec un peu d'appréhension, mais on n'avait pas le choix.  
Pour la logistique, c'est moins facile puisqu'il a aussi changé de ville, mais il est plus près de la nouvelle maison et la perspective de ne plus aller à la cantine lui a bien plu. 
Un mois après la rentrée, il est très heureux, et on ne regrette pas du tout notre choix. 
 
Ma grande, quant à elle, est entrée au collège avec tous les changements que cela implique. 
Il y a eu des pleurs de fatigue pendant plusieurs jours, mais les vacances approchent et chacun trouve son rythme petit à petit.  
 
On a aussi fait des changements nécessaires mais qui entrainent des petites adaptations, comme un nouveau téléphone (trop "vieux" au bout de 3 ans 😒) et de forfait qui me coutait vraiment trop cher (je suis "passée chez Sosh" 🤣), un changement d'ordinateur portable qui me permet enfin de travailler à nouveau dans le train (et d'écrire des billets de blog confortablement 🎉), une souris verticale pour essayer de soulager mes cervicales (c'est pas mal ça) mais plus de grand bureau parce que le mien était bon pour la poubelle depuis longtemps 😆 (et il va falloir attendre un peu pour le nouveau), et plus de fauteuil de bureau non plus pour les mêmes raisons ! 
 
 
 
Depuis deux mois, je défais des cartons, j'organise, je trie, je jette, je trouve des solutions, et je n'ai toujours pas fini de déménager tous les LIVRES de la famille 🫣. 
Je dois avouer que je n'en peux plus ! 
J'ai donné au bouquiniste une centaine de poches, j'ai donné aussi une centaine d'albums à l'école, et je sens que je vais encore faire un voyage pour l'école 😂. 
J'en mets aussi dans les cartons que je dépose à la ressourcerie. 
 
MAIS pendant mes trajets vers mon ancienne maison, j'écoute des livres audios, plein de livres audios et je vais pouvoir publier plein de beaux billets de lecture !!! 
 
 
 

 

lundi 26 mai 2025

Ici et maintenant de Liane Moriarty

Avez-vous déjà consulté une voyante ? 
il parait que les Français, pourtant réputés cartésiens, se laissent aller à la consultation régulière de rebouteux, voyants et autres magnétiseurs ! 
Il semblerait que ce soit aussi le cas en Australie lorsqu'on lit ce roman de Liane Moriarty. 




Dans un avion au-dessus de l’Australie, une femme se lève et progresse lentement dans l’allée.
Le vol est très en retard, chacun pense à ce qu’il ne pourra pas faire en arrivant ou ce qui l’attend à Sidney.
Et puis la femme se met à désigner chaque passager l’un après l’autre, et pour chacun, elle indique l’âge et la cause de la mort… et puis elle passe au suivant !


J’ai commencé l’écoute de ce roman avec curiosité.
Le résumé est alléchant, l’idée est séduisante.
Une femme qui donne l’âge et le motif de la mort, on se demande forcément si on aurait envie de ce genre de prédiction, si on la croirait, ce qu’on ferait si cela nous arrivait et si elle nous annonçait une mort prochaine.
Avant même la lecture, beaucoup de questions se bousculent dans l’esprit du lecteur et on se doute que le roman n’y apportera pas de réponse, ce serait trop simple (et ce n’est pas ce qu’on lui demande finalement).

A la place, on découvre l’histoire de cette femme mystérieuse.
Chapitre après chapitre, elle remonte le fil de sa vie, de ses pensées, de ce qui l’a amenée dans cet avion.
C’est une plongée au fond d’elle-même qu’elle opère pour comprendre ce qu’elle a fait car elle n’en a plus aucun souvenir.
Ces chapitres alternent avec d’autres où le récit s’oriente vers les passagers.
On apprend alors comment ils ont réagi, s’ils ont changé de vie, et surtout, s’ils sont morts comme elle l’avait prédit.
La maitrise de la structure est parfaite.
Les récits s’équilibrent, et même si certains sont un peu moins forts que d’autres, on les suit tous avec curiosité.

Il y a un vrai suspense qui guide le lecteur une page après l’autre.
Je dois néanmoins vous avouer que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire.
J’ai commencé l’écoute, et au bout d’un peu moins d’une heure, j’ai abandonné.
L’alternance des récits est rapide, on saute d’un passager à l’autre et il faut être plutôt attentif pour identifier tout le monde, placer les uns par rapport aux autres.
J’ai repris ensuite et progressivement, les chapitres s’allongent, on commence à identifier les personnages les plus importants et à s’y attacher.
Sans que les portraits soient très approfondis, on a tout de même l’impression d’avoir partagé un petit bout de vie, on a peur pour eux, on est plein d’empathie.
IL est ensuite difficile de quitter ces pages.

La version audio est intéressante pour ce type de roman aux voix multiples, car la lectrice module parfaitement sa voix et j'ai même cru qu'il y avait plusieurs actrices qui se succédaient. 
Et finalement non ! 
C'est Cachou Kirsch qui lit en nous permettant de bien identifier les changements de personnages.

C’est donc un roman vraiment surprenant, dans lequel il faut accepter d’entrer pour découvrir des vies 
 
 

 


mercredi 21 mai 2025

Nuit couleur larmes de Borja Gonzales

Quelle curieuse bande dessinée !  
Il y a parfois des objets littéraires un peu non identifiés. 
Cette bande dessinée en fait partie ! 
C'est une bande dessinée, aucun doute là-dessus, mais les choix graphiques sont vraiment originaux et je ne les ai jamais vu ailleurs ! 
 

 

 

Teresa tient une librairie d'occasion dans une petite ville où ont eu lieu de nombreuses disparitions. 
Une nuit, elle part dans la forêt et convoque une démone qui ne peut pas repartir tant que Teresa n'a pas fait un vœu. 
La démone s'installe donc à demeure chez Teresa en attendant que le vœu apparaisse...
 
En ouvrant ce livre, il faut se préparer à être transporté dans un univers vraiment autonome. 
L'auteur a fait des choix graphiques singuliers, et le récit qui est proposé est assez onirique. 
Le lecteur est plongé dans ce village déserté, au milieu d'un décor de verdure luxuriante qui envahit parfois l'espace des humains. 
Le choix des couleurs fait ressortir certains éléments, et donne une ambiance toute en clair obscur. 
Les touches de rose, de bleu, de vert mettent des objets en valeur et viennent animer les noirs et les bleus nuits.  
On ne sait d'ailleurs pas toujours si le jour a laissé la place à la nuit, et on sent une menace sourde qui plane sur les jeunes femmes.
Et puis il y a ce mystère : d'autres jeunes femmes ont disparu et reviennent pour attirer les vivantes. 
La présence décalée de la démone permet toutefois d'alterner les tonalités en apportant un peu de légèreté. 
 
Il faut néanmoins avouer que l'un des traits principaux de cette BD est très déstabilisant car il n'y a aucun trait du visage. 
Les personnages sont donc blancs, sans expression, sans yeux.
J'ai mis quelques pages à m'y habituer, et puis je n'y ai plus pensé, les émotions s'expriment autrement, et on les devine sans peine. 
Par contre, ce choix signifie nécessairement quelque chose et cela a peut-être à voir avec la fin qui est assez ouverte, laissant libre le lecteur qui peut interpréter les dernières pages comme il le souhaite, même si de nombreux indices sont disséminés.
 
En bref, c'est donc une belle bande dessinée, surprenante et un peu déstabilisante, mais qui vaut le coup d'oeil. 
 



 

 

mardi 13 mai 2025

Mes lectures d'avril...

Je suis venue par ici en pointillés depuis deux mois. 
Trop de travail, trop de vraie vie bousculée, ce n'est pas simple de tout concilier. 
Par contre, ce que j'ai bien réussi, c'est d'enchainer les lectures ! 
Il faut dire que les vacances m'ont bien aidé. 
Je n'en avais pas vraiment, mais comme je m'occupais de mes enfants, j'ai forcément fait des pauses. 
Et voilà le résultat :  
 
 
 
 
Comme vous pouvez le constater, cette pile de livres lus est éclectique ! 
J'ai pu faire un stock de BD à la bibliothèque avant les vacances et je m'en suis donnée à coeur joie. 
Il n'y a pas eu que de belles lectures. 
Clairement, la première BD que j'ai lu était... comment dire... surprenante ! 
 
 
 
 
 Je connaissais le titre du roman La Route mais je ne l'avais jamais lu. 
Cette version dessinée me suffira ! 
C'est extrêmement noir, triste, désabusé. 
La fin m'a laissé complètement désemparée. 
Je comprends que ce soit un roman culte et la transposition en BD est magistrale mais vraiment, ce n'est pas pour moi !


 
 
J'ai enchainé avec un livre bien plus gai ! 
Le tome 2 de Spy family poursuit la route tracée dans le 1. 
C'est toujours aussi amusant et les personnages sont vraiment attachants. 
 
 
 
Le prince de Bombay est le troisième tome de la série des enquêtes de Perveen Mistry. 
J'avais envie d'Inde, et de retrouver Perveen. 
Je progresse lentement, je n'ai pas terminé, je savoure. 


 
 
Nous avons lu cette BD en famille et c'était très chouette !! 
 

 
 
J'ai flashé sur cette BD lorsque je l'ai vu sur l'étagère de la bibliothèque. 
Je l'avais repéré sur Instagram. 
C'est un mélange de 4 histoires courtes, sympathiques, avec un dessin amusant. 
A découvrir !
 
 
 
 
Pour celle-ci, en revanche, je passe mon tour, ça ne m'a pas passionnée. 

 Et vous ? Vous avez lu quoi en avril ?


 

 

vendredi 25 avril 2025

Elsbeth et l a malédiction du beau silence

Des enfants qui grandissent, c'est pratique, on peut lire tous ensemble le même livre, l'un après l'autre ou en même temps ! 
Et j'avoue, quand j'ai demandé cette BD lors de la masse critique Babelio de mars, j'ai tout de suite pensé que cela plairait à ma grande, et peut-être aussi à mon petit. 
Nous l'avons donc lu tous les 3... 
 

 
Elsbeth, sorcière en dernière année, doit choisir le thème de son mémoire de fin d'étude, et ce n'est pas facile. 
Elle a une idée, bien sûr, mais d'autres avant elle ont essayé de résoudre le mystère auquel elle s'intéresse et personne n'y est parvenu ! 
Il faut dire que ce n'est pas le plus simple, car là où vit Elsbeth, les hommes ne peuvent pas parler. 
Une malédiction leur a été jeté et ils sont depuis silencieux et incapables de pratiquer la magie...
 
Dans cette BD, évidemment, ce qui plait d'abord, ce sont les dessins et les couleurs ! 
Les personnages sont variés, avec des couleurs de peau parfois surprenantes, mais nous sommes chez les sorcières ! 
La palette choisie est douce, très actuelle et vient apporter encore plus de douceur à ce trait numérique, il est vrai, mais qui conserve une certaine tendresse. 
C'est vraiment très agréable à regarder, ce qui est tout de même intéressant pour une bd. 
 
L'histoire, ensuite, est intéressante, et on a évidemment envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite. 
Ce premier tome est néanmoins un peu lent d'après ma grande. 
J'ai trouvé pour ma part qu'on apprenait plein de choses, ce qui est logique puisqu'il faut nous présenter tout le monde et poser l'univers dans lequel on nous plonge, mais il aurait pu se passer plus de chose, c'est sûr. 
En revanche, ce qui est vraiment sympa, ce sont les thèmes abordés. 
On y parle féminisme et écologie, et ça, c'est quand même peu souvent associé. 
Cela permet de discuter un peu avec les enfants et de leur donner à voir deux situations opposées, celle des femmes qui dirigent, et celles des hommes qui sont empêchés de parler. 
Les réactions chez mon fils et ma fille n'ont pas été tout à fait les mêmes, et cela nous a permis d'en parler. 
La BD semble néanmoins s'adresser plutôt aux jeunes filles avec ces personnages féminins en couverture, et ces couleurs, mais il faut aussi la mettre entre les mains des jeunes garçons ! 
 
Un premier tome sympa donc, très beau à regarder, et on attend la suite très vite pour confirmer ! 


 

mercredi 9 avril 2025

SImone Veil et ses soeurs, les Inséparables [BD]

C’est le retour de la BD en ce mercredi, cela faisait longtemps.
Mais une BD dont il n’est pas si simple de parler !!  Je lai lu il y a quelques semaines et j’ai laissé reposer cette lecture pour voir ce qu’il en sortait. 
 

Les auteurs ont choisi de parler des sœurs Veil, Simone bien sûr, mais également Denise, sa sœur aînée, dont on ne sait plus vraiment aujourd’hui qu’elle a été une grande résistante.
L’histoire est adaptée des Inséparables de D. Missika.

Un dimanche après-midi sous la neige, comme à leur habitude, les deux sœurs passent l’après-midi ensemble et se souviennent de leurs jeunesses, de la guerre et de ce qui lui a fait suite.
On remonte ainsi le fil de leurs vies, de la famille Jacob, qui s’installe à Nice et voit monter la menace, au retour après guerre et à la différence de traitement entre les deux sœurs.
Et c’est ce qui m’a le plus marqué dans cette histoire.
Denise évoque les conférences et les soirées auxquelles elle était invitée en tant que résistante, quand Simone lui oppose sa honte face à l’attitude de la société qui reprochait aux déportés de ne pas s’être défendu.
Le retour ne pouvait qu’être brutal, mais on a peu conscience aujourd’hui de ce rejet dont ils ont été l’objet.

Pour s’accorder avec ce récit, le dessin est réaliste et s’inscrit dans un décor chaleureux.
La chaumière normande de Simone Veil accueille les deux sœurs au chaud, alors que la neige recouvre le jardin.
J’ai beaucoup apprécié les petits clins d’œil à des tableaux célèbres, et l’histoire du chat et des enfants qui viennent apporter un peu de légèreté à cette tragédie.

Si vous avez envie d’en savoir plus sur le destin des sœurs Veil, cette bande dessinée sera parfaite. 







mardi 1 avril 2025

Écoute la pluie tomber d'Olivia Ruiz

Il y a quelques temps déjà, j’ai pu écouter la suite du roman à succès d’Olivia Ruiz La commode aux tiroirs de couleur.
Écoute la pluie tomber raconte l’histoire d’une des personnages secondaires du premier tome, et débute quelques années plus tard. 
 



Carmen pleure sa nièce adorée.
Le destin n’a pas épargné sa famille et le café de Marseillette résonne autant de rires que de larmes.
Elle se rappelle alors ce qui a marqué sa vie, ses errements comme ses réussites…
 
Dans ce récit plus court que le précédent, Olivia Ruiz retrouve les histoires de sa famille pour nous raconter celle de Carmen, l’une des sœurs de Rita, héroïne du premier roman.
Et il faut bien dire que Carmen est une personnalité particulière.
Ballottée par les flots, du sud de la France à l’Espagne franquiste, sur un paquebot voguant vers le lointain, en prison ou dans un train, elle ne sait pas toujours choisir ses alliés et se fait facilement avoir.
Grande naïve, elle se laisse embarquer dans des histoires louches sans une once de soupçon, quittant tout pour vivre un grand frisson qui la dépasse souvent.
On peut dire que c’est une femme entière, qui ne s’embarrasse pas de scrupules, et si elle veut partir, elle part !
Ce n’est pas forcément ce qui la rend heureuse, et elle se retrouve souvent dans des situations douteuses.
Au fil de ses aventures, elle rencontre des personnages plus ou moins recommandables, de ceux qui l’entraînent vers le fond, à ceux qui lui permettent de remonter la pente.
Elle croise ainsi la Yaya qui lui fait découvrir la lecture et l’amour des livres, donnant des passages qui m’ont vraiment plu.

C’est donc un récit dans lequel on s’immerge sans problème, en suivant Carmen et en espérant qu’elle va finir par s’en sortir.
Le seul petit bémol que j’aurais envie d’ajouter, c’est que cela va un peu trop vite.
Les évènements s’enchaînent les uns après les autres, les personnages sont très nombreux, souvent esquissés et on aimerait avoir un peu plus de temps pour les découvrir.
Certes, le roman suit un tome précédent, et j’avais lu la BD pour me remémorer les personnages mais c’est tout de même un peu rapide.

La version audio est lue par Olivia Ruiz elle-même, ce qui amène forcément un petit truc en plus.
Sa voix éraillée colle parfaitement à cette histoire d’une vie pas comme les autres qui trace son chemin sans se soucier des imprévus.


Si vous avez lu la commode aux tiroirs de couleurs, ne manquez pas cette suite qui navigue entre tristesse et joie, comme la vie !! 

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