dimanche 14 mai 2017

Sunday mood fleuri 🌻🌺🌹🌷

Le ciel est gris dans ma campagne en ce dimanche de mai.
Il reflète bien mon humeur, les déceptions de ces derniers jours et la promesse de jours plus gais car il commence à virer au bleu.
Je ne sais pas s'il existe de recettes miracles, de talisman contre les mauvaises nouvelles, de bouclier astral contre les chemins qui ne conduisent pas où on l'aurait voulu, mais si vous avez des plans, je prends !
Ces derniers temps nous voguons sur des montagnes russes et le verre à moitié plein se vide un peu trop souvent sans se remplir entièrement.
Alors il faut profiter des bons moments, tenir en attendant l'éclaircie, mais si elle pouvait être durable, ce serait reposant.

En attendant, voilà quelques fleurs du jardin de ma maman que j'envoie à Asphodèle qui est bien dans la peine et que je partage pour mettre un peu de beau dans ses journées tristes avec une petite musique à la fin du billet.


















Bon dimanche à vous ! 




mercredi 10 mai 2017

La maison de Paco Roca

En ce moment, chaque fois que je vais dans ma petite bibliothèque de campagne, il y a des petites pépites qui m'y attendent.
Il y a eu les Jours sucrés, Juliette que j'ai moins aimé mais j'avais envie de le lire depuis longtemps, toute la série des Okko dont je n'ai pas parlé par ici et puis celle-ci, La Maison de Paco Roca.




J'ai lu Rides de Paco Roca il y a quelques années mais je n'avais pas été très emballée.
Je me suis lancée dans les pages de La Maison en espérant que cela me plairait davantage et ce fut le cas. 

José, Vicente et Carla doivent vider la maison de leurs parents et la remettre un peu en état pour la vendre. 
Leur père est décédé et plus personne n'habite là depuis plusieurs mois. 
Mais chaque pierre, chaque arbre est marqué par des souvenirs heureux, des étés passés à construire la maison et son jardin...

Paco Roca nous propose ici un récit sensible, tendre et nostalgique sur les souvenirs et ce qui nous rattache au passé. 
Chacun de ces frères et sœurs va revenir dans la maison et se retrouver face à son passé plus ou moins proche. 
Ils ont fait leur vie, ils se sont éloignés mais leurs racines les retiennent à cet endroit dont il va falloir se séparer. 
Le récit est juste parce qu'il ne verse pas dans l'angélisme. 
Chaque membre de la fratrie à son caractère, ses reproches, ses regrets et voit les choses à sa facon. 
Ils ne sont pas identiques mais représentent bien ce que peut devenir une famille au fil des années. 

Le dessin sert le propos en adoptant une tonalité chaude où l'ocre domine. 
On a l'impression de sentir le soleil, la chaleur de l'Espagne. 
Les tons changent légèrement quand les personnages se remémorent un épisode du passé.
Le trait est vif et les cases sont très expressives mais toujours dans la retenu. 
Le format a l'italienne est aussi original. 
Cela permet à l'auteur de jouer avec la disposition des cases qui est parfois classique et parfois aligné différemment. 

C'est donc une chouette petite bd que je vous conseille sans hésiter. 
J'ai passé quelques soirées dans ces pages et je me suis régalée.









Là Bd de la semaine





samedi 6 mai 2017

Désorientale de Négar Djavadi [Prix Audiolib 🎧📚]

J'ai écouté plusieurs livres ces dernières semaines et je trouve enfin un peu de temps pour venir en parler par ici. 
Il faut dire que le prix Audiolib approche bientôt de son terme et il va bientôt falloir faire un classement. 
C'est toujours un moment délicat, mais je sais malheureusement déjà que ce roman ne fera pas partie des 5 premiers. 

Dans la sélection du prix cette année, il y avait quelques romans qui me faisaient vraiment envie.
Désorientale était de ceux-là.
Et la déception en fut d’autant plus grande.
Pourtant, j’avais lu des billets de blog plus ou moins enthousiastes.
J’aurais donc dû être prévenue, mais je suis une fille optimiste.

En Iran, le Shah a transformé la royauté en dictature et la présence des Américains rend l’air irrespirable.
Pour Darius Sadr, opposant politique, la situation est difficile, et encore plus pour sa famille.
Kimia se souvient de cette enfance bousculée alors qu’elle attend dans une salle d’attente du service de procréation médicalement assistée.
Elle se remémore son enfance, la Téhéran d’avant, sa famille, ses oncles, les vacances…

Comme c’est souvent le cas dans les romans qui utilisent les flashbacks, la narratrice se souvient d’autrefois de façon un peu décousue.
Elle passe du présent au passé ou de l’Iran à Paris sans prévenir et il faut être particulièrement attentif, surtout en version audio.
Je crois que dans la version papier, l’auteure a joué avec la typographie, les numéros de chapitre, les titres, les notes de bas de page, ce qui doit aider le lecteur à suivre ou en tout cas, donner des indications.
C’est un aspect qui disparait complètement dans la version audio mais on s'habitue assez vite et on suit les évènements en ayant envie de connaitre un peu mieux cette famille. 

Mais hélas, Négar Djavadi n'est pas avare de clichés ! 
Et ça m'a profondément agacée. 
Je ne veux pas dévoiler toute l'intrigue du roman, mais l'héroïne lesbienne qui, comme par hasard, était un garçon manqué dans son enfance et ne supportait pas les filles, c'est un peu vu et revu. 
Elle précise qu'on pourrait penser que c'est un cliché, mais qu'en Iran, ce n'est pas le cas. 
Bon, soit, mais que faire alors du jeune américain riche qui vit à Paris, qui est beau et fait serveur pour occuper ses soirées ? Et les parents flamands qui sont tous les deux blonds et se ressemblent parce que ces populations du nord ne se sont pas métissés 😣 (non mais sérieux ? Et les Chinois se ressemblent tous ?) ? 
Alors oui, dans la très bonne interview à la fin du livre audio, elle dit qu'elle a voulu écrire un conte, mais cela n'excuse pas tout. 
Chaque fois que je me laissais emporter par la lectrice, paf ! Un nouveau cliché arrivait ! 

Du coup, je ne vais pas vous conseiller ce roman mais lisez le si vous en avez envie et allez surtout lire d'autres avis plus enthousiastes que moi. 


http://www.audiolib.fr/prix-audiolib









lundi 1 mai 2017

Avril désenchanté...

Ce dossier qui m'a volé mes vacances / Voir le soleil mais seulement par la fenêtre / Les petits R qui apparaissent dans ses mots / Remplir des oeufs de Pâques pour lui faire plaisir / Ecrire pour ne pas exploser / Aller au parc animalier (un zoo quoi !) / Elle a adoré les dinosaures accrochés au plafond... (il y avait de vrais animaux bien sûr) / Parfois, il faut savoir s'arrêter / Ne rien faire pendant trois jours entiers (4 en fait) (et même 4,5) / Et trouver ça drôlement sympa / Mais même pas lire un bouquin hein / Disparition de devoirs d'étudiants... La cata... Vive l'informatique ! / La chasse aux oeufs qu'elle a adoré Maman, tu as remis des oeufs dans le jardin ? - Euh bah non, c'était juste une journée (et c'est les cloches hein qui les déposent...) / Tiens, si je retournais piocher dans ma PAL... / Prendre le train avec un bébé sans biscuit, sans lait, sans eau... merci pour les autres ! / Et en plus, pas de locomotive... 45 minutes de retard / Compter des étudiants sur des listings, est-ce bien mon travail ? / Le soleil qui va qui vient / Gratter le pare-brise le matin ❄️ / Les élections de l'indécision / La troisième chasse aux oeufs impromptue / La salle d'attente honnie / Jamais 3 sans 4...  / Voir tous les bons côtés de la situation... sans conviction / Sécher les réunions, sécher les cours (ah bah non, ça je peux pas, c'est moi le prof 😝) / ah ben si en fait, j'ai séché les cours / Je viderais bien ma maison une nouvelle fois, je suis sûre qu'il reste plein de trucs à jeter / Chantilly-fraises-chocolat !!! / Ce vague à l'âme qui envahit tout / L'entre-deux si insupportable / Où pourrait-on repartir pour changer d'air ? On oublie pas tu sais, on vit avec Sympa le réconfort ! / Chantilly-fraises-glace au cheesecake !!!  / Ballerina est enfin sortie !!! On va pouvoir arrêter de parler de Vaïana (ou pas...) / Je n'ai pas compté les étudiants... mais il va falloir... / Copenhague, ça a l'air chouette, non ? / Papa a sorti ses Schtroumpfs /  Pluie, ciel gris, rallumer le poèle (qui chauffe un peu trop fort) / A l'impossible nul n'est tenu / Ou Florence ? ou Sienne ? / Oh des copies à corriger / Ou Barcelone ? / Finir le mois comme il a commencé...


































mercredi 26 avril 2017

L'été Diabolik de Smolderen et Clerisse

Une couverture bleue qui attire l'œil, un dessin stylisé qui avait tout pour me plaire, une belle couverture avec du relief, des pages épaisses et des couleurs qui éclatent, voilà ce qui m'a attiré vers cette bande dessinée qui sort de l'ordinaire. 
Il y a aussi eu les billets de quelques blogueuses qui étaient tous plutôt enthousiastes. 
Il ne m'en fallait pas plus pour céder à la tentation. 

Et j'ai bien fait car L'été Diabolik a tenu toutes ses promesses !

Alors qu'il vient de gagner un tournoi de tennis, Antoine voit son père agressé par le père de son adversaire. 
Cet incident aurait pu être anodin s'il n'avait donné lieu à une série d'évènements qui vont aboutir à la disparition du père d'Antoine et à la mort de plusieurs personnes. 

Le résumé est rapide, mais il serait dommage de trop en dire. 
Dans cet album se mêlent les errements de l'adolescence, les regrets des adultes et une pointe d'espionnage digne de cette époque de guerre froide. 
L'histoire est censée être racontée par Antoine qui fait un récit en deux parties. 
Il revient d'abord sur cet été si étrange qui l'a marqué à vie et raconte qu'il a ajouté la seconde partie après avoir eu de nouvelles informations concernant ce qu'il s'est réellement passé. 
La première partie est vraiment bien tournée, avec des personnages auxquels on s'attache, des gamins qui découvrent la vie et qui font des erreurs. 
La seconde est plus factuelle, expliquant les évènements les uns après les autres en dévoilant qui était réellement le père d'Antoine.
Cela nous replonge dans une époque où le rideau de fer planait telle une menace que les Américains tenaient à surveiller absolument. 

Graphiquement, c'est aussi un très bel album. 
Je suis toujours sensible aux propositions un peu originales dans la bande dessinée de ces dernières années, et là, c'est clairement différent de ce qu'on a l'habitude de lire. 
On adhère pas forcément à ces couleurs vives et au dessin des personnages, mais les allusions à Mondrian dans le dessin d'une robe ou les couleurs d'une maison, les applats de couleurs, les ombres qui se détachent sont vraiment réussis. 
L'histoire est censée se dérouler au pays Basque, et l'on retrouve ces paysages de mer et de côtes dans certaines planches vraiment très jolies. 

C'est donc une belle découverte pour un album que je vais garder précieusement dans ma bibliothèque et que je vous conseille si cette originalité vous tente.















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