samedi 10 décembre 2011

Séance de rattrapage : Lire n°399 (oct. 2011)


Je suis abonnée au magazine Lire, mais je n'ai pas le temps de le lire (un comble, n'est-ce pas ?).

J'ai donc lu ce numéro la semaine dernière, et je voulais vous parler de petites infos que j'y ai trouvé et qui m'ont bien plu (ou beaucoup moins).
C'est donc à la fois une séance de rattrapage pour celles et ceux qui ne l'ont pas lu, et un résumé pour ceux qui voudraient le lire.


* Dans ce numéro, j'ai d'abord eu un coup de coeur pour le dernier livre de Joyce Carol Oates intitulé J'ai réussi à rester en vie.
L'auteur a perdu son mari, et raconte les premières journées qui ont suivi ce drame.
Au départ, je me suis dit que ce n'était pas un livre pour moi, et l'éditeur m'était inconnu.
Mais en lisant l'extrait, j'ai beaucoup ri et je me suis retrouvée dans ce qu'elle dit. Je n'ai pas perdu mon mari, mais comme tout le monde, j'ai perdu des êtres chers.

Je pense que ce livre sera dans ma ligne de mire ces prochains mois.


* J'ai lu ensuite qu'il y avait une nouvelle émission littéraire à la radio.
Il s'agit d'une radio littéraire et pénitentiaire, menée par des détenus de Béziers.
Je trouve cela absolument génial, et c'est par ici : http://radioclapas.free.fr


* Le Kindle a une nouvelle fonction.
Si vous trouvez qu'un passage est obscure dans un livre, vous pouvez le tweeter à l'auteur avec une question, puis  il vous répondra (ou pas).
Je trouve que cela laisse rêveur.
Une fois que l'auteur a publié son texte, il ne lui appartient plus, il appartient au lecteur. Quel importance alors de savoir ce qu'a voulu dire l'auteur ?


* La Vénitienne et autres nouvelles de Nabokov est disponible en livre audio.
Ce titre me fait bien envie, en audio ou en écrit, mais je n'en avais jamais entendu parler.
Je ne sais d'ailleurs pas vraiment de quoi ça parle, il faudrait que je me renseigne. Je crois que c'est la couverture qui m'a tapée dans l'oeil.
Je le note pour plus tard.
Vous l'avez-lu ?


Voilà pour ce mois-ci.
Le numéro était centré sur la littérature américaine, mais là, je n'ai rien à vous en dire ;^)

Rendez-vous en janvier pour le numéro de novembre... peut-être...




vendredi 9 décembre 2011

Rose de Tatiana de Rosnay


Voilà un auteur que je voulais lire depuis très longtemps.
J'ai un autre de ses romans, Elle s'appelait Sarah, dans ma PAL, le roman qui l'a fait connaître et que ma mère m'a laissé en dépôt prolongé. Mais je tourne autour et je ne me décide jamais à le lire.
Trop de bonnes critiques m'effraient apparemment, mais le sujet demande aussi d'être dans un état d'esprit adéquat, ce qui n'est pas encore arrivé.
En attendant, j'avais envie de lire Rose, le dernier roman de l'auteur.
Je suis passée à côté de quelques partenariats, mais le généreux principe du livre voyageur m'a permis de me rattraper.


Rose habite une charmante maison du quartier de Saint Germain des Près.
Veuve, elle a ses habitudes, des voisins agréables, et loue son rez-de-chaussé à une marchande de fleurs, Alexandrine, chez qui elle aime passer quelques heures dans la journée.
Tout va bien, si ce n'est sa fille avec qui elle ne s'est jamais vraiment entendu et qui ne lui envoie qu'une lettre sèche de temps à autres.
Puis voilà qu'un jour, le préfet Haussmann décide de percer un boulevard à l'emplacement de la maison de Rose !
Elle commence alors à rédiger son journal, qu'elle adresse à son mari décédé. Elle lui raconte ce qu'elle ne lui a jamais dit, son bonheur quand il l'a demandé en mariage, sa difficulté à aimer sa fille et au contraire, sa joie d'avoir eu un fils. Elle lui raconte aussi qu'elle ne quittera pas la maison qui contient tous ses souvenirs.
Puis les ouvriers se rapprochent et les maisons tombent les unes après les autres...

Il y a plusieurs semaines que j'ai lu ce livre et je ne sais toujours pas expliquer avec précision pourquoi je n'ai pas accroché.
Il y a des passages qui m'ont plu, mais je crois que le personnage de Rose m'est complètement étranger. J'aurais pu adhérer davantage au personnage d'Alexandrine, la fleuriste, mais il n'est pas assez développé pour cela (ce n'est pas l’héroïne du roman).
Le désamour de Rose pour sa fille, notamment, m'a semblé exagéré. Dès la naissance, elle a rejeté cette enfant sans jamais lui donner aucune chance. Le baby blues n'était pas traité à l'époque, je le conçois, mais c'est tout de même un peu violent, et on comprend qu'une petite fille soit si désagréable quand elle n'est pas aimée.
Il y a aussi trop de passé simple à mon goût. Rose est une femme simple, il est déjà beau qu'elle sache écrire aussi bien (oui, c'est très très bien écrit), alors pour en utiliser autant, elle a dû prendre des cours du soir.
J'ai également relevé quelques anachronismes dans les préoccupations de cette femme, et surtout dans les descriptions du nouveau Paris et des travaux.
C'est un roman et je chipote, mais mon ancien métier (j'étais guide conférencière dans une autre vie) me fait dire qu'il y a une ou deux petites choses qui n'auraient pas dû se trouver là. Mais vous voyez que c'est vraiment mineur.
L'auteur a apparemment fait des recherches, ce qui est tout à son honneur et cela se voit, et les détails (car ce sont vraiment des détails) qui m'ont interpellés sont vraiment des points spécialisés, d'autant que c'est tout de même très agréable de lire un livre bien documenté !

Par contre, le hasard de la lecture (mais existe-t-il vraiment?) fait que j'ai lu ce livre au moment où je découvrais moi même le quartier de St Germain des Près.
J'y travaille depuis trois mois et pour de nombreuses années (j'espère). Je le regarde donc d'un autre œil, pas en simple touriste.
Il y a une vraie vie de quartier, comme le décrit Tatiana de Rosnay à une autre époque. Les maisons anciennes côtoient celles qui ont été construites à la suite des travaux d'Haussmann, ainsi que quelques immeubles des années 1930 ou plus contemporains.
Du coup, j'ai particulièrement apprécié les descriptions de Paris, l'inauguration du quartier de l'Opéra, les scènes un peu originales comme le dimanche de patinage sur la Seine.
Ce sont tous les lieux que j'apprécie de traverser chaque matin et chaque soir.
Le problème, c'est que l'argumentaire du roman développe l'idée que le progrès détruit tout, les racines, comme l'histoire, et qu'il n'est pas possible de vivre dans une ville comme ce Paris « éventré ». Ce qui me paraît bien exagéré.
Et j'ajoute qu'autour de l'église St Germain, il reste beaucoup de maisons qui ressemblent fort à celle que devait habiter Rose (rue Jacob, par exemple).

En bref, je crois que je suis passée à côté, mais beaucoup d'autres lectrices sont plus enthousiastes que moi, comme Sandrine, Stephie, Val bouquine ou Chrys et Marie-Adelaide plus mitigées.

N'hésitez donc pas à vous faire votre propre idée si vous aimez Paris, si vous connaissez le quartier St Germain, si vous trouvez qu'avant c'était mieux, ou que les grands boulevards sont des saignées dans la vieille ville. Le roman se lit très bien, et c'est très joliment écrit.


Je remercie Sandrine pour le voyage de ce livre jusqu'à mon panier à livre. Cela m'a permis de lire enfin Tatiana de Rosnay.

Je valide aussi une avant-dernière participation au challenge Petit Bac chez Enna dans la catégorie « végétal ».


J'ajoute une participation au challenge Paris je t'aime chez l'Ogresse et Sharon.




mercredi 7 décembre 2011

Psychanalyse du héros de western



Voilà une petite BD bien étrange.
D'un format riquiqui, elle est édité par Vraoum qui propose souvent de petits objets comme celui-ci.


Le livre est très soigné, il est petit, en couleur et comporte 16 pages épaisses.
Si je vous raconte tout cela, c'est qu'il me semble que pour ce genre de toute petite BD, soit l'objet est jetable et la BD ne coute que quelques euros, soit le prix est proche de 5-6 € voire plus et se doit de ressembler à quelque chose.
C'est le cas ici. Le livre est bien présenté et annonce un travail d'édition de bonne qualité.

Qu'en est-il ensuite du contenu ?

Ce livre m'a fait penser aux 90 livres cultes en BD dont je vous ai parlé ici.
En une page et un dessin, l'auteur croque un héros de western et fait ressortir un de ses pires traits de caractère ou de personnalité.
La plupart des personnages sont des légendes du Far West et l'on découvre ou l'on redécouvre ces caractéristiques oubliées ou parfois passées sous silence.
C'est le cas pour Calamity Jane, par exemple, dont l'alcoolisme était notoire, mais dont on parle rarement aujourd'hui (vous me direz, on ne parle pas beaucoup de Calamity Jane en ce moment non plus).

Le principe de la psychanalyse est ainsi respecté puisque le but, c'est quand même de pouvoir se débarrasser de ses pires travers.
Les premières pages présentent d'ailleurs les personnages en présence d'un psychanalyste qui écrit ou qui pose une question.

Ce qui m'a fait sourire pendant la lecture, ce sont les trouvailles de l'auteur pour que le lecteur puisse reconnaître le « héros de western » dont il est question.
Un chapeau de cowboy ne fait pas le héros et il faut trouver autre chose pour identifier Buffalo Bill ou Jesse James.

Les gags sont donc souvent bien trouvés, les dessins sont beaux et bien faits.
C'est une petite BD rigolote, qui vous permettra de passer un bon moment.
J'aurais toutefois bien aimé un peu plus de contenu.
Certes, il n'y a pas des centaines de héros de western, sinon ce ne serait plus des héros, et je comprends que l'auteur ait fait le choix de présenter un gag par personnage, mais c'est un peu court à mon goût (ce qui est un gage de qualité finalement).

Si vous aimez les westerns spaghettis, l'humour potache, si vous avez un petit trajet en train à occuper, ce livre devrait vous plaire.


Je termine enfin mon challenge PAL sèche et je boucle les 12 participations.
Et bien sûr, je continue à publier des BD le mercredi pour Mango.  




mardi 6 décembre 2011

Les vaches de Staline de Sofi Oksanen



Je n'ai pas lu Purge. Je ne ferai donc pas de comparaison, mais j'ai lu beaucoup de billets sur ce livre, et quand j'ai vu que Sofi Oksanen sortait un nouveau roman, j'ai tout de suite eu envie de le lire.
J'ai profité de l'opération Lesmatchs de la rentrée littéraire de Price Minister pour demander ce livre et voir un peu à quoi ressemblait l'écriture de cette femme au look incroyable.

Anna est une jeune femme qui souffre.
Fille d'un Finlandais travaillant en Russie et d'une Estonienne émigrée en Finlande après son mariage, elle ne sait pas qui elle est et se cherche.
Sa mère, ingénieure diplômée en Estonie, est devenue une mère au foyer que chacun regarde comme une Estonienne qui s'est vendue pour quitter son pays. Pour éviter ces regards dégradants, elle cache de toutes ses forces ses origines estoniennes et interdit à sa fille d'en parler à qui que ce soit.
Son père est toujours sur des chantiers en Russie où les femmes sont nombreuses et se vendent pour une paire de bas ou une jupe.
L'été, Anna et sa mère font croire aux voisins qu'elles partent dans la famille au nord du pays. Mais elles vont en Estonie, les bagages remplis de vêtements à revendre, de café pour payer les fonctionnaires et obtenir les autorisations pour aller voir la famille, la vraie.
Cette famille a connu la Sibérie, les caches dans la forêt, le travail obligatoire dans le kolkhoze, les dénonciations.
Mais l'Estonie ancienne, c'est aussi le pays d'Anna, son passé, rassurant et sécurisant. C'est un passé révolu, effacé par l'ouverture du bloc de l'Est, le départ des Russes et la nouvelle indépendance du pays.

Je vais commencer par ce qui ne m'a pas plu dans ce livre.
Au bout de 160 pages, j'ai faillit abandonner.
Cela m'arrive rarement, mais je n'arrivais pas à entrer dans l'histoire (qui n'est pas très nette), je trouvais cela long et plat et surtout, les nombreux passages portant sur les obsessions vomitoires d'Anna m'ont paru interminables.
Car Sofi Oksanen ne nous épargne rien. Je ne sais pas s'il s'agit intégralement de son histoire personnelle, mais c'est assez usant de lire et relire qu'elle ne peut rien manger sans avoir envie d'ingurgiter 10 kilos de cet aliment pour ensuite le vomir tranquillement dans sa salle de bain.
Bref, passons sur ce point (mais c'est vraiment récurrent).

J'ai trouvé également que la structure du roman était bancale et c'est dommage.
Ce roman fait alterner les chapitres portant sur Anna et ceux portant sur sa mère, la rencontre de ses parents, les voyages en Estonie, la vie de sa tante, de sa grand-mère, la Sibérie...
Si l'histoire de Katariina, la mère d'Anna, est bien développée, celle de sa famille en Sibérie m'a semblé trop rapide. Pourtant, il y avait là un élément vraiment intéressant à développer.
Il en est de même pour la deuxième partie du roman qui ne représente que les 30 dernières pages du livre. J'ai eu le sentiment que Sofi Oksanen n'en pouvait plus et souhaitait en terminer avec ce livre, avec sa boulimie et avec l'histoire de sa famille.

Finalement, je garde une impression mitigée de cette lecture.
J'ai été intéressée par l'histoire familiale d'Anna et Katariina. Les déportations arbitraires en Sibérie, les privations, la nécessité de magouiller en Estonie dans les années 1970-1980, les dénonciations des voisins, tous ces évènements m'ont permis de poursuivre la lecture.
Malheureusement, ils s'imbriquent sans qu'il y ait un fil conducteur net ou que l'on voie où l'auteur nous mène.
Les personnages envoyés en Sibérie rentrent d'un seul coup puis disparaissent, l'Estonie change d'une page à l'autre, Anna déménage sans préavis...

Par contre, l'histoire d'Anna se construit au fil des rencontres et si les 200 premières pages sont un retour sur son passé, les suivantes lui permettent d'avancer.
Pour Anna, le secret de sa mère est terrible et lui interdit toute relation suivi ou toute vie normale.
Incapable de manger, elle n'a pas de vie sociale, et arrête ses études.
Sa mère tente de l'aider mais sans succès.
Quand elle rencontre un homme, il se met à lui poser des questions et elle fuit.
Guettant la balance, elle date sa vie en fonction de son poids, passant de 55 à 40 kilos avec une grande satisfaction.

Comme vous le voyez, ce n'est vraiment pas un coup de cœur, mais ce n'est pas non plus un livre à jeter.
Il s'agit du premier livre de l'auteur, ce qui peut expliquer les déséquilibres et les personnages oubliés. Je lirai peut-être Purge un jour, mais je vais attendre un peu car je n'ai pas trouvé dans ce livre ce que j'étais venue y chercher.
Tant pis.

Je remercie tout de même Rémi et Price Minister pour les livres envoyés, car cette opération est une excellente idée et je vous renvoie au billet de leur blog présentant la grande gagnante de ces matchs





Je valide une participation supplémentaire au challenge 1% et un pays pour le Tour du monde.


Et vous trouverez de jolis billets de Leiloona par ici sur le même livre, de Lystig, ou de Marion.

dimanche 4 décembre 2011

Durbar Square, Katmandou :)


En ce dimanche soir, je vous emmène sur la place Durbar à Katmandou au Népal.

Les "Durbar Square" au Népal sont les places royales historiques de la vallée de Katmandou.
Il y en a plusieurs et sur chacune d'elles, on peut déambuler parmi les pseudo guides qui nous proposent leurs services, les sherpas qui transportent les marchandises, les femmes en saris, les enfants qui mendient...
Celle de Katmandou n'est pas la plus belle, mais c'est assurément la plus vivante.

Par contre, je ne pourrai pas vous parler du palais où on ne nous a pas laissé entré.
Comme dans d'autres pays asiatiques, certains lieux sont régis par des règles obscures pour le profane et les jours et horaires d'ouverture varient beaucoup trop pour qu'il soit possible de planifier une visite.
Ce sera pour une autre fois...




Il y a des piécettes derrière la grille... 



Et non, vous non plus vous ne pourrez pas entrer !



Les pseudo sadous font payer la photo one dollar !













Rejoignez la photo du dimanche chez Magda. 




Les dimanches en photo sont organisés par Lyiah et sont aussi chez 






LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...