vendredi 4 mars 2011

Le diamant bleu de F. Farges et T. Piantanida


Il y a plusieurs jours que j’ai terminé ce livre sans parvenir à écrire ce billet.
Comme cela m’arrive souvent quand j’ai aimé un livre, il m’est difficile d’en parler juste après avoir refermé ses dernières pages. J’attends donc un peu, puis je rassemble mes souvenirs pour voir ce qu’il m’en reste. Il est des livres comme des gens, certains vous marquent durablement quand d’autres ne font que passer.

Cette lecture a d’abord été encouragée par un malentendu et un vague souvenir. J’aime beaucoup les romans historiques, les grandes fresques qui parlent des 16e et 17e siècles et j’ai entendu avec attention, il y a quelques années, une émission à la radio qui parlait du destin des diamants de Louis 14, et notamment du diamant bleu. 
Je m’étais donc imaginé que ce livre était un roman racontant les péripéties qu’avait subi ce diamant tout au long de son existence.
Eh bien, ce n’est pas du tout cela !

Les deux auteurs ne sont pas des romanciers, puisque le premier, François Farges, est professeur au muséum d’histoire naturelle de Paris, et le second, Thierry Piantanida, est auteur et réalisateur de films documentaires. Cette association promet ainsi un livre bien organisé et rempli d’informations historiques de bonne qualité.
Ce qui est le cas.

Le Diamant bleu retrace l’histoire de ce joyau de la couronne française trouvé par un marchand en Inde dans les années 1660. De retour en France, il le vend à Louis 14, qui le laisse d’abord de coté avant de le faire tailler pour qu’il devienne le plus beau diamant de l’époque.
Le tailleur de pierre crée une taille spécifique pour ce diamant et en fait un bijou très original et hors de prix.
Le Diamant bleu a toutefois une particularité : sa couleur. A l’époque, la mode est aux diamants blancs. Les diamants de couleur sont donc moins faciles à porter et moins appréciés.
Cela n’empêchera pas ce joyau de devenir une pièce maitresse de la collection des rois, malgré sa seconde particularité : il porte malheur.
C’est ce que pourront vérifier les possesseurs successifs de la pierre, disparu à la fin du 18e siècle avant de reparaître en Angleterre puis aux États-Unis sous une autre forme.

Le récit se place du point de vue du diamant. C’est son histoire qui nous est racontée, comme s’il s’agissait d’un documentaire écrit et non filmé.
De nombreux personnages sont évoqués, celui qui l’a trouvé, le marchand qui l’a ramené en France, le tailleur de pierre, le voleur qui s’en est emparé après la révolution…
Ils ne sont qu’évoqués, puisqu’ils jouent un rôle passager dans l’histoire du diamant, mais cela n’est pas très gênant. Pour les personnages les plus importants, les auteurs ne négligent pas de nous donner des informations complémentaires afin que le lecteur ne soit pas frustré.
Le livre présente aussi de nombreuses informations techniques, notamment en ce qui concerne les techniques de reproduction et de simulation puisque la pierre actuelle a été retaillée.

C’est donc une lecture très agréable, les pages s’enchainent les unes après les autres, et le lecteur a envie de connaître la péripétie suivante qui fera encore disparaître le diamant.  
Une lecture sympathique, distrayante autant qu’instructive qui donne envie de voir ce diamant et de revoir les joyaux de la couronne française.


Je remercie vivement les éditions Michel Lafon pour cette belle découverte. 



Restos du coeur, encore une année...

Ce n'est pas grand chose, mais pour que Danone et Carrefour offrent 10 repas supplémentaires aux restos du coeur, je profite de mon espace d'expression personnelle pour partager cette information qui a déjà beaucoup circulé sur les blogs et qui peut circuler encore jusqu'à ce soir.
Les restos du coeur sont devenus une institution, malheureusement pour notre société et heureusement pour ceux qui en ont besoin.
Soyons solidaires et pensons à eux ce weekend.
N'hésitez pas également à demander en entrant ce qui fait défaut dans la collecte. Il manque parfois des choses auxquels on ne pense pas, alors que les pâtes débordent.



Après 25 ans d’engagement, les Restos du Cœur organisent leur collecte annuelle pour offrir des repas aux plus démunis. Les 4 et 5 Mars, dans les tous les hypermarchés et supermarchés et partout en France, les clients seront sollicités pour acheter et donner aux Restos du Cœur les produits dont ils ont besoin.

A cette occasion, plus de 41 000 bénévoles seront sur place pour collecter les produits, aux côtés desquels se mobiliseront également 3 000 salariés de Carrefour et Danone.
En effet, pour la troisième année consécutive, Carrefour et Danone s’associent aux Restos dans le cadre d’un partenariat à plusieurs niveaux : mobilisation les jours de collecte, mécénat de compétence tout au long de l’année et opération promotionnelle du 16 au 22 Mars durant laquelle 1 repas est offert aux Restos pour l’achat de 4 produits.
Nous comptons également sur votre mobilisation à vous, blogueurs, pour soutenir les Restos du Cœur. Ainsi, pour chaque billet publié sur les Restos du Cœur, Danone et Carrefour s’engagent à offrir 10 Repas aux Restos du Cœur. L’an dernier, cette mobilisation des blogueurs avaient permis d’offrir 16 675 repas.

Si vous avez un blog, vous aussi, 
vous avez jusqu'à ce soir pour participer 
et pour les détails, c'est par ici...


jeudi 3 mars 2011

Préparatifs...

En cette soirée, collée devant la télé (j'adore The Good Wife sur la 6) j'ai trouvé un site bien pratique pour préparer son mariage. C'est par ici  

Et je me demandais justement s'il fallait que je mette un chapeau ou non.
Enfin, j'attends toujours mon invitation... Queen mum' m'aurait-elle oublié ?   





Demain, un billet de lecture...
et un billet de solidarité...

mercredi 2 mars 2011

Lucy psychiatre de Charles M. Schulz


Quand j’étais petite, je confondais volontiers Boule et Bill et Snoopy. D’ailleurs, mon chien portait ce nom, mais c’était un cocker-épagneul qui ressemblait fort à Boule.
Depuis, j’ai rétabli les choses et appris à connaître les Peanuts, mais en italien.
Lors d’un séjour de longue durée à Turin, je n’avais plus rien à lire en français et les livres importés étaient plutôt hors de prix.
Je me suis donc dit que c’était le bon moment pour commencer à lire en italien, et j’ai choisi des livres avec peu de texte, avant de lire des romans policiers pour adolescents.
Les volumes des Peanuts étaient nombreux, en petit format donc peu chers et assez expressifs pour que je n’aille pas chercher mon dictionnaire toutes les cinq minutes.
Avec les Topolino*, ils  m’ont permis de passer pas mal de soirées tranquilles ou de supporter les trajets en tramway.

De retour en France, j’ai découvert que Rivages publiait le même type de volume, mais avec une répartition différente.
Il existe actuellement neuf volumes publiés dans la collection Petite Bibliothèque. 
Les volumes sont de bonne qualité, avec un papier épais et une reliure solide.
Organisés en thématique, ils suivent l’évolution temporelle des dessins de Schulz et présentent une grande variété de dessins différents. 
Ce choix permet de faire ressortir les préoccupations récurrentes de l’auteur et les pistes de réflexion qu’il lance dans ses strips.

Imprimés en noir et blanc, ces livres présentent des strips de 4 cases très efficaces publiés à l’origine dans des quotidiens américains.
Ces volumes montrent des strips très différents de la bande dessinée de notre enfance. 
Alors que celle-ci est légère et privilégie les dessins où figurent Snoopy et son ami Woodstock, ou les préoccupations de joueur de base-ball de Charlie Brown, les volumes des éditions Rivages sont plus proches des petites BD satyriques du type Mafalda, par exemple. 
Ce ne sont pas toujours des gags très compréhensifs par des enfants, mais pour un adulte, c’est très drôle.

J’aime particulièrement Lucy psychiatre car la psychanalyse est vivement critiquée et c’est très drôle. Les petites leçons de philosophie de cette petite fille de cinq ans me font rire, sourire, et parfois réfléchir. Tous les sujets sont abordés de manière naîve mais fine et les planches font quasiment toutes mouches.

Un bon petit moment de lecture en perspective si vous craquez pour l’un des volumes de cette collection.



Et une BD de plus pour la BD du mercredi de Mango, pour  la PAL sèche du Bar à BD et  le challenge BD de M. Zombi.que je termine par la même occasion J




* Topolino, c’est le nom de Mickey Mouse en italien. Cela veut dire petite souris et c’est en Italie que le journal de Mickey et sa version mensuelle sont dessinés. 

mardi 1 mars 2011

Bilan de février


Le bilan du mois est bien maigre.
Il ne prendra pas beaucoup de place, et pourtant, je pensais pouvoir publier les billets en retard et lire plein de livres. On mettra cela sur le dos du mois de février, trop court et trop froid.

Je dois aussi vous avouer que d’ordinaire, je suis au soleil au mois de février. Mes dernières vacances remontent donc à pile un an et j’ai encore une trentaine de jours à attendre les prochaines. Pour patienter, je pense à ma valise, aux vêtements à emmener, aux vaccins, et surtout aux livres que je vais emporter.
Pour un mois, je prends généralement deux romans. Le guide Lonely planet est une lecture quotidienne et mes soirées sont souvent occupées par les gribouillis de mon carnet de voyage. Les romans sont donc destinés aux temps de transport, ce qui permet souvent de ne pas trop penser à l’état de la route, au chauffeur qui roule comme un fada ou à l’arrivée dans la prochaine ville où il faudra trouver un hôtel et repérer les lieux. D’ordinaire, nous finissons le voyage à Bangkok où je connais un libraire qui me reprend le livre terminé et me permet d’en choisir un autre pour le retour. De plus en plus de français laissent leurs livres sur place, ce qui fait qu’il a du stock.
Cette année, je ne sais pas si ce sera possible, car nous ne passons pas par Bangkok. On verra…




Quelques chiffres pour février :
16 billets
3 participations à des challenges validées
5 livres commentés
2 livres terminés
3 livres en cours
3 partenariats

Je n’ai rien lu dans ma PAL, et j’ai encore 5 livres à lire en partenariat.
Le Bucher sous la neige n’en finit pas de se terminer, et je crois que je vais le renvoyer au prochain lecteur sans le terminer. C’est un livre voyageur et je suis bien embêtée de le monopoliser si longtemps (toutes mes excuses Liliba).

Un mois en demi-teinte, donc, car je dois quand même dire que tout ce que j’ai lu était magnifique, et ça, ça rattrape tout, non ? 

lundi 28 février 2011

Un lundi ludique...

C'est lundi, mais je ne vous dirai pas ce que je lis (c'est toujours la même chose, pas de changement depuis une semaine), je ne vous montrerai pas de photo pour les lundi de Chrys et Zaza (le thème est le bijou et je n'en mets que très peu) et je ne vous parlerai pas des livres qui m'ont plu dernièrement (ce sera pour les prochains jours).

Par contre, je vais faire un point sur le jeu lancé jeudi dernier, pour ceux qui étaient là, ceux qui étaient en vacances, ceux qui ne sont pas passé par là :)

Je récapitule. 
La question était : quelle est ma destination de vacances au mois d'avril ? 
Le cadeau pour celui ou celle qui trouve est un livre : la Reine des lectrices ou le Portrait de madame Charbuque


1er indice : je dois prendre l'avion pour m'y rendre.
2e indice : c'est à l'Est. 
Vous pouvez d'ores et déjà éliminer les propositions suivantes, déjà formulées dans les billets précédents.
Je ne pars pas  :

  • au ski (trop froid mais un élément commun), 
  • en République Dominicaine (c'est pas mon truc), 
  • à New York (un jour peut-être), 
  • en Italie (ça, ça me plairait), 
  • en camping (je déteste ça)
  • en Grèce (bof), 
  • au Portugal (plus tard sans doute), 
  • au Mexique (trop criminalisé à mon goût), 
  • en Bulgarie (non, pas tentée),
  • en Tunisie (pas en ce moment),
  • au Vietnam (déjà fait),
  • au Japon (un jour j'irai à Kyoto),
  • en Chine (non, trop rouge),
  • en Irlande (trop pluvieux),
  • au Sénégal (trop chaud), 
  • au Kenya (j'ai faillit y travailler, mais climat trop armé pour moi),
  • l'Espagne (pas cette fois),
  • la Russie (et non),
  • la Croatie (non plus),
  • l'Egypte (pas maintenant),
  • la Suisse (trop près),
  • l'Autriche (trop froid),
  • l'Ukraine (non, non),
  • la Roumanie (pas cette fois), 
  • la Moldavie (trop dangereux),
  • la Pologne (pas grand chose à visiter, non ?), 
  • la Hongrie (ça, ça me plairait),
  • les Républiques Baltes (non, pas maintenant)


Une belle liste qui permet encore beaucoup de proposition à l'Est, en avion et avec mon sac à dos :)
A vos commentaires...






dimanche 27 février 2011

Un dimanche à Pagan



En ce dimanche où le soleil joue à cache cache, je vous emmène en Birmanie. 

C'est un voyage qu'on ne fait pas sans réflexion, et si l'on fait le choix d'y passer ses vacances, certaines formules seront plus intéressantes que d'autres pour la population.
Si vous choisissez la formule "Tour des golfs birmans" en dormant dans de grands hôtels, vous financerez la junte à 100 %.
Si, au contraire, vous allez dans des guest houses, vous choisissez de vous nourrir dans de petites gargottes et vous êtes vigilants face aux loueurs de vélo ou aux vendeurs de souvenirs, vous pourrez aider la population locale à aller un peu mieux et à avoir des nouvelles de l'extérieur. Bien sûr, une partie de vos dollars ira à l'Etat birman, mais les touristes autonomes ne sont pas si nombreux et cela ne financera pas grand chose.
J'ajouterai que la Birmanie est un pays magnifique, sa population est adorable et quand il y a quelques touristes, il est plus difficile de faire complètement n'importe quoi (même si nous ne sommes pas dupes).



Plaine de Pagan



La plaine de Pagan regroupe des dizaines et des dizaines de temple. 
Les militaires ont évacué la population il y a quelques années pour "faciliter" la gestion du site.







Tout se visite en vélo et il faut un peu d'endurance. 






Les dimanches en photos sont organisés par Lyiah et sont aussi chez EvertkhorusMyaRosaLounimaTiphanieHildeCacahueteLisalorChoupynetteEloraMelisendeFleurUne mamanLiliba100chosesAnjelicaMyrtilleSandrine,HérissonMohamed SemeUnActeAnkyaGrazyelTinusiaKatellChocoLatiteSofynet, Art SouilleursDounzzSeriaLecteur, MinifourmiAziliceScor13Stieg

vendredi 25 février 2011

Et les vacances, alors ?

Ce soir, je suis en semi-vacances pour une semaine. Du coup, le moral est remonté en flèche. :)

Pas question de se reposer sur ses lauriers pour autant, et j'ai du pain sur la planche (des billets en retard, des livres à finir...).
Chez les universitaires (surtout les non-titulaires comme moi), les vacances peuvent aussi souvent rimer avec livres à lire, cours à préparer, articles à terminer...
C'est mon cas, et comme je pars plus tard sans travail dans mon sac à dos, il faut prendre de l'avance.


Tiens, d'ailleurs, où va me conduire mon billet d'avion ? 


Revenons à ce petit jeu lancé hier (c'est ici pour ceux qui n'était pas là) pour gagner un petit livre. 
La question posée était la suivante : quelle est ma destination de vacances au mois d'avril ? 
1er indice : je dois prendre l'avion pour m'y rendre.


Et je ne pars pas au ski, ni en République Dominicaine, ni à New York, ni en Italie (ça, ça me plairait), ni en camping (je déteste ça). 
Vous pouvez faire toutes les propositions qui vous passent par la tête dans les commentaires, et je vous donnerai un deuxième indice demain si personne n'a trouvé :)



jeudi 24 février 2011

Bof !

Non, non, ce blog n'est pas abandonné et je ne vous oublie pas.

J'ai juste un petit passage plein de travail et de soucis qui m'empêchent de me concentrer pour écrire quoi que ce soit.
Ma cheminée va mieux (cf ici) mais c'est l'Education Nationale qui me fait des soucis maintenant.
D'ailleurs, si parmi vous il y a un délégué syndicale de cette belle institution ou quelqu'un qui connait les arcanes du système, qu'il se signale, ça m'arrangera.
Figurez-vous qu'ils veulent m'envoyer à Versailles !!
C'est très bien, Versailles, mais cela ne faisait pas du tout partie des choix que l'on m'avait obligé à faire, et moi je suis très bien en détachement dans ma petite université.
Je crois que l'Education Nationale est raciste envers les familles sans enfant qu'elle éclate sans état d'âme !

Bon, je me dis que les vacances, c'est le mois prochain, et que je vais pouvoir souffler un peu et poser mes ennuis dans un coin de mon sac à dos pendant un mois.

Tiens, et si on faisait un jeu ? 
Le premier qui découvre où je pars en vacances au mois d'avril aura droit à un petit livre comme la Reine des lectrices ou le Portrait de madame Charbuque
ça vous tente ? 


Je bascule les commentaires en validation et je vous donnerai des indices si personne ne trouve...



lundi 21 février 2011

C'est lundi, que lisez-vous ? 10°



Il y a quelques semaines que je n'ai pas fait le bilan de mes lectures hebdomadaires. Il faut dire que je n'ai pas avancé beaucoup depuis trois semaines, et je suis restée sur les mêmes livres.
Par contre, il m'est arrivé quelque chose de singulier.
Alors que j'étais plongée dans la lecture du livre de Susan Fletcher, narrant le récit d'une sorcière promise au bûcher, et qu'il était 1 heure du matin, j'ai entendu un gros bruit dans ma maison, et découvert que mon conduit de cheminée était en train de brûler. Curieuse coïncidence, non ?
Bon, je vous épargne ensuite mes tribulations nocturnes et le nettoyage diurne qui s'en est ensuivit, et je passe à mes lectures du moment.

En ce moment, je lis donc Un bûcher sous la neige, mais comme le feu de cheminée m'a un peu traumatisée, je lis aussi En cas de malheur de Simenon, La vie immortelle d'Henrietta Lacks et Cat's Eye.







La semaine prochaine, je tâcherai de finir ces livres puis je lirai En attendant Robert Cappa et Emma.




Et vous ? Vous lisez quoi ?

Pour voir les billets de tous les participants, c'est chez Malou.

dimanche 20 février 2011

Un dimanche à Alger

En ce dimanche après-midi, je vous emmène en visite à Alger.
J'ai eu l'occasion d'y passer quelques jours il y cinq ans lors d'un colloque, et cette ville m'a enchanté.
Un peu de dépaysement fait toujours du bien par ce temps gris :)




Vue sur la baie d'Alger et sur le port



Le palais du Dey



Le palais d'une princesse algéroise aveugle ou d'une concubine ?







La mosquée de la Casbah



J'ai vu que Liyah organisait des dimanche en photo, alors je m'incruste :)

Les dimanches en photos sont aussi chez  : Evertkhorus, MyaRosa, Lounima, Tiphanie,Hilde, Cacahuete, Lisalor, Choupynette, Elora, Melisende, Fleur, Une maman, Liliba,100choses, Anjelica, Myrtille, Sandrine, Hérisson, Mohamed SemeUnActe, Ankya, Grazyel,Tinusia, Katell, Choco, LatiteSofynet, Art Souilleurs, Dounzz, SeriaLecteur, Minifourmi,Azilice, Scor13, Stieg



samedi 19 février 2011

Aphorismes de Victor Hugo


Je poursuis aujourd’hui sur ma lancée des petits livres atypiques (voir par ici pour le premier).
Lors d’un partenariat organisé chez Blog-O-Book avec le libraire éditeur Ivres de livres, j’ai postulé pour lire Aphorismes de Victor Hugo.
Je dois avouer n’avoir pas lu beaucoup d’ouvrages de Victor Hugo, à part Notre-Dame de Paris, Le Dernier jour d’un condamné et Les Contemplations il y a quelques années. Je garde un excellent souvenir des Contemplations (des deux autres également), lues dans un vieux livre de poche qui appartient à ma mère et date de sa propre jeunesse. Les Aphorismes de Victor Hugo ne pouvaient donc que me plaire.

Là encore, il est difficile de vous résumer ce livre.
Il s’agit d’une suite de mots, organisés par ordre alphabétique, et portant sur des sujets variés. Ces sujets sont liés au travail et à la vie de Victor Hugo, et on comprend assez vite le lien qui existe entre eux. Dès la lettre A, par exemple, j’ai noté la présence du mot « adultère » qui a quand même constitué un style de vie pour Hugo, ou à la lettre B « beau », « beauté » et toutes les recherches théâtrales et artistiques de l’écrivain me sont revenues en mémoire, le romantisme, la bataille d’Hernani…

Mais qu’est-ce qu’un aphorisme ?
Sur le site Études littéraires, un aphorisme est «  une formule brève qui résume l'essentiel d'une pensée ». Victor Hugo propose donc ici, pour chaque terme choisi, l’essentiel de sa pensée en une phrase. J’ai également lu qu’un aphorisme est le contraire d’un lieu commun, et effectivement, les aphorismes qui sont dans ce livre sont tout sauf des lieux communs.
On y sent la pensée d’Hugo, sa façon de concevoir la vie et d’envisager son art. C’est à la fois un recueil de petites phrases et de pensées.
Voici quelques exemples :

Adultère : L’adultère est une curiosité de la volupté d’autrui. [Reliquat de Notre-Dame de Paris]
Romantisme : Romantisme n’a jamais été qu’un mot de guerre. [Critique]
Satan : Dieu est l’auteur de la pièce ; Satan est le directeur du théâtre. [Philosophie prose]

Certains aphorismes font sourire, d’autres font réfléchir, et l’éclectisme apparent de leur réunion dans ce livre crée un ensemble agréable à lire car on alterne les niveaux d’un terme à l’autre. On apprend aussi beaucoup sur le mode de pensée d’Hugo, et sur sa façon de voir la vie.

J’ai toutefois été un peu gênée par l’absence d’introduction. Comme vous pouvez le voir dans les citations, une mention entre crochets semble signaler l’origine de ces phrases. Hugo aurait donc réuni ou  compilé dans ces carnets des petites phrases tirées de ses diverses publications ou les paroles de certains de ses amis. N’étant pas une spécialiste d’Hugo, je ne connais pas sa bibliographie par cœur, et il m’est donc parfois difficile de lier un aphorisme à un texte. Une petite notice aurait donc été la bienvenue, au moins pour savoir sous quelle forme ces aphorismes nous sont parvenus. C’est néanmoins un défaut mineur de cet ouvrage.

A part ce petit bémol, c’est un livre sympathique, original, et destiné autant aux amateurs d’Hugo, qu’à ceux qui veulent le découvrir. Je le range volontiers à coté du dictionnaire des idées reçues de Flaubert, car il m’a semblé qu’il s’agissait du même type de petit livre à consulter de temps en temps pour passer un bon moment.


Merci à Blog-O-Book et au libraire éditeur ivres de livres pour cet envoi bien sympathique. 



mercredi 16 février 2011

A la file indienne de Gilles Guilleron

Lors de la dernière opération Masse Critique chez Babélio, j’ai eu la chance d’être sélectionnée pour recevoir A la file indienne.
En tant que linguiste de formation (bah vi, c’est mon domaine scientifique), ce titre m’avait sérieusement fait de l’œil dans la liste des livres proposés. Il fait suite à A la queue leu leu, titre précédent du même auteur tout aussi instructif.

Il n’est pas possible de réellement résumer ce livre.
Une introduction présente le principe utilisé par l’auteur où il explique qu’il a choisi 300 expressions courantes, non argotiques ou passées dans le langage courant.
Les expressions sont ensuite classées par ordre alphabétique en fonction du mot important dans chacune d’elles. « Être chocolat », par exemple, est classé à la lettre C pour chocolat.
Je vais tout de même vous donner des exemples.
L’expression « faire cavalier seul » provient du domaine du cheval, bien sûr, mais en passant par la danse. Le danseur a été nommé cavalier dès le 16e siècle, puis une figure de danse du quadrille où le cavalier dansait seul devant sa cavalière a amené l’expression du cavalier seul.
La « grenouille de bénitier », elle, réunit deux éléments proches de l’eau : la grenouille et la dévote jamais très loin de l’eau bénite. Toutes deux ont besoin de cette eau pour vivre et la dévote ne manque jamais de se signer quand elle entre dans une église.

Pour moi, ce n’est pas un livre qui se lit en continu, comme un roman par exemple, mais c’est un livre qui se consulte, qui se prête, qui se sort quand on a un doute, quand on a cinq minutes de libre ou qu’on veut sortir sa science ;p
Bourré d’informations diverses, il contient aussi de petits paragraphes qui permettent d’aller plus loin en précisant les auteurs de telle ou telle œuvre littéraire ou en rappelant le nom d’inventeurs ou de créateurs.
Les expressions choisis sont les plus courantes, la première est ainsi « briller par son absence » et la dernière «au vu et au su de », mais on y trouve également « frère Jacques », « être de mèche », « tourner autour du pot », « soupe au lait »… Il n’y a que l’expression « faire son chemin de Damas » qui m’était inconnue.
C’est donc un ouvrage assez exhaustif, qui doit bien compléter le premier volume, mais qui se lit très bien tout seul.

Il est resté trois semaines dans mon cartable (je lis pendant mes pauses), et on me l’a même réclamé pendant une pause déjeuner, moment où traditionnellement, on ne parle pas travail.
C’est pour vous dire à quel point il est intéressant.
D’ailleurs, je le rangerais volontiers dans la catégorie de ces petits livres passionnants et très utiles du type de ceux qu’écrit Henriette Walter.
Je pense que je continuerai également à le consulter de temps en temps, surtout que l’index en fin de volume est très utile.

En bref, un petit livre utile et intéressant quand on s’intéresse à la langue française, mais également quand on veut juste s’amuser un peu. Je le recommande sans hésiter.



Je remercie Babélio pour l’opération Masse critique et les éditions First pour cet envoi instructif et agréable. 





dimanche 13 février 2011

Théâtre d'ombre

Je ne sais pas si certains d'entre vous participent au projet 365, mais cela m'a paru un peu trop contraignant pour que je m'y engage une année entière. Prendre et publier une photo par jour, cela demande du temps si l'on veut que cette photo soit montrable, qu'elle ait un intérêt esthétique, ou narratif ou photographique.
Une photo par semaine, par contre, cela m'a semblé possible, voire même utile pour essayer de m'améliorer et maîtriser un peu mieux les appareils photos dont je dispose à la maison.
Je participe donc au projet photo 52 organisé par Ktycat de bentoblog. Chaque semaine, elle donne un thème et il n'y a "plus qu'à prendre une photo" en indiquant quelques caractéristiques techniques pour qu'on puisse quand même comprendre comment la photo a été prise. Mes photos sont par ici.

Le thème de la semaine dernière était "ombre". 
Comme il faut faire la photo dans la semaine, je n'ai pas pu utiliser celles-ci, mais j'ai tout de suite pensé au théâtre d'ombre.

L'an dernier, au Cambodge, nous sommes allés acheter des marionnettes en cuir découpé dans une association que je vous ai montré dans ce billet. Les enfants de l'école tenue par l'organisation n'ont pas souvent l'occasion de s'entraîner et rien que pour nous, ils se sont regroupés en quelques minutes pour nous montrer ce qu'ils savaient faire. Bon, ils ont visé juste, car on est reparti avec un petit stock (cela fait de magnifiques cadeaux, n'est-ce pas ? ) mais ils n'ont tellement émerveillé qu'ils l'avaient bien mérité !

Ces photos ne sont pas d'une grande qualité, mais l'histoire qu'elles racontent est très drôle...


Ces deux là se sont croisés et ont décidé d'aller boire un coup ensemble. 



La soirée passe, et les esprits s’échauffent. 
L'un provoque l'autre et lui affirme que sa vache est la plus forte. 
Un combat de vache est décidé. 



Les deux hommes parient. 
Celui qui perd donne sa vache à l'autre. 



Celui-ci a perdu, mais il a une hachette...



... il décide donc de tuer sa vache plutôt que de la donner... 



Heureusement, la police arrive, mais l'homme est saoul et va tuer le policier. 
Il va donc en prison et y reste toute sa vie. 
L'autre homme a récupéré la vache ! 






Cette représentation était franchement épique. Les enfants riaient autant que nous et les marionnettes volaient, comme vous pourrez le voir sur cette courte vidéo.



Bonne semaine.

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